Le tableau du samedi

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Lilou nous propose pour deux semaines  » les petits métiers »

J’ai choisi  » Au lavoir  » d’Antoine Vierling

Quatre lavandières en pleine action dans ce lavoir , une jeune fille est présente, la bassine remplie de linge prêt à être séché. Chaque lavandière s’affaire sur sa planche , les manches sont retroussées, le battoir et le savon sont à portée de main. Mais en général le linge était préalablement lavé à la cendre et à l’eau chaude, au lavoir les lavandières le rinçaient et l’essoraient. Elles le tapaient pour l’essorer , un travail répétitif tres fatiguant mais qui pouvait se faire à plusieurs et qui permettait les discussions. Attention à ne pas oublier la hiérarchie dans cette présence au lavoir, la plus ancienne blanchisseuse avait sa place réservée près de la fontaine , là où l’eau était la plus claire .

Pour en savoir plus sur ce peintre lorrain , je vous propose la fiche de mon mari

Antoine Vierling

Nancy 1842 – Nancy 1917

Peintre, pastelliste, dessinateur et professeur de dessin et de peinture

Fils d’un charcutier originaire de Saverne et d’une Nancéienne ; père de Georgette VIERLING*.

Il perdit sa mère à quatre ans et son père deux ans plus tard. Il fréquenta à Nancy l’Ecole municipale de dessin et de peinture sous la direction de Louis LEBORNE* puis de Charles SELLIER*. Selon Théodore VÉRON, il sortit du collège à seize ans « pour entrer dans les affaires jusqu’à vingt ». Reçu à l’Ecole nationale des beaux-arts en 1866, il fut l’élève du graveur en médailles Jean Baptiste Eugène FAROCHON et compléta sa formation dans l’atelier privé de Léon BONNAT. Après des débuts à l’exposition de la SLAA en 1866, il présenta ses œuvres au Salon parisien à partir de 1869. De retour à Nancy après la guerre de 1870, il s’installa définitivement rue de la Visitation et épousa en 1872 Barbe MOURQUIN, une employée de commerce fille d’un ancien couvreur. L’année suivante, il figurait au Salon des Artistes français et à celui des Refusés, ce qui semble surprenant. Il ouvrit en 1882 un cours de dessin, peinture et aquarelle et s’adjoignit en 1895 Pierre BARBIER (ex-contremaître chez Emile GALLÉ) qui y enseigna la marqueterie. Il dirigeait aussi un cours de dessin à la Malgrange et fut nommé officier d’Académie en 1902. Il perdit successivement sa fille unique en 1899 puis son épouse en 1902 et se remaria en 1905 avec Marguerite ANDRÉ, de dix-huit ans sa cadette.

VIERLING cessa ses envois au Salon parisien en 1880 mais participa très régulièrement au Salon de Nancy pendant près d’un demi-siècle. Il figurait en 1891 à la première exposition de l’Association des Artistes lorrains dont il fut longtemps président. Il prit aussi part aux expositions d’Epinal en 1881 et 1888 (médaille de bronze), de Saint-Dié en 1894, de Gérardmer en 1896 (il faisait partie du comité), de Remiremont en 1902 et 1913 ainsi qu’à celles de l’Union des artistes de Lorraine à Metz en 1903 et de Longwy en 1914. Il participa avec une aquarelle au Livre d’or offert par la Lorraine à la Russie en 1893. C’est lui qui dessina la couverture du Bulletin des sociétés artistiques de l’Est pour l’année 1898. 

Il avait reçu la médaille de 1870 et fut président de l’Association des anciens élèves de l’Ecole nationale des beaux-arts.

Artiste polyvalent, il pratiquait l’huile, le pastel, l’aquarelle et même la peinture décorative et sur faïence. Il était membre de la Société lorraine de photographie.

S’il céda parfois à la tentation de la « grande peinture » avec quelques toiles inspirées de l’histoire, d’œuvres littéraires romantiques ou de la Bible, il puisa l’essentiel de ses sujets dans la réalité. Il se consacra essentiellement au portrait et au paysage, peignant inlassablement la vallée de la Meurthe dans les environs de Bouxières-aux-Dames où il possédait une maison de campagne. Au tournant du siècle, il s’inspira aussi de la région de Nice. Il se consacra parallèlement de genre : scènes d’intérieur et travaux des champs. On lui doit même quelques natures mortes de fleurs. Un aspect de son œuvre pose problème : à partir de 1872, il exposa des portraits de jeunes mauresques, des scènes de harem et de bain oriental qui laissent supposer un voyage en Afrique du Nord dont nous n’avons pas trouvé de trace.

Ses débuts furent diversement appréciés par la critique. Marius CHAUDELIN ne goûta guère sa Judith et Holopherne refusée par le jury du Salon de 1873 mais loua le portrait de femme qui y figurait : « Cet artiste possède de sérieuses qualités d’exécution : sa touche st ferme et sa couleur ne manque pas d’une certaine puissance. […] M. Vierling est un peintre avec lequel il faudra sans doute compter lorsqu’il aura appris à composer avec goût ».

 « M. Vierling doit étudier Géricault et Delacroix, et je lui prédis un grand avenir, car il est doué pour le grand art. » Théodore VÉRON (1877).

VIERLING devint un coloriste subtil à la touche délicate. Injustement oublié, il était viscéralement attaché à sa région natale. « Il savait traduire avec beaucoup de délicatesse les aspects laiteux de notre atmosphère lorraine qui enveloppe les êtres et les choses d’un voile léger, même dans les jours les plus radieux. » L’Etoile de l’Est (1917).

Un autre tableau de cet artiste « les vendanges »

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Lilou nous propose pour deux semaines  » les petits métiers »

J’ai choisi :

La modiste sur les champs Elysées Jean Beraud

J’aime beaucoup l’allure joyeuse de cette jeune femme à la taille de guêpe . Je n’ose imaginer le corset qu’il faut endurer pour arriver à un tel résultat. Même si les habits de la dame sont sombres, le jupon et la le blanc d’un des cartons à chapeaux viennent éclairer l’ensemble. On peut remarquer que la jolie silhouette de la modiste ne laisse pas indifférents ce monsieur à gauche du tableau, la pause s’impose .

L’artiste s’attache aussi à rendre l’ambiance de ce Paris de la Belle Epoque avec beaucoup de précision. Un tableau qui nous montre que Jean Béraud est maître dans l’art de montrer la vie des Parisiens, de toutes les classes sociales : les bourgeois sont dépeints dans leurs calèches sur les Grands Boulevards, le peuple est mis en avant à travers ses  » petits métiers ».

Un autre tableau nous montre une modiste traversant le boulevard , il faut être bien courageux pour se jouer de la circulation quand on est piéton à cette heure ! Les calèches se croisent à un rythme soutenu.

« 16 heures au carrefour Drouot et au grand boulevard. »

Né à Saint-Pétersbourg en 1849, Jean Béraud est un peintre français mort le 4 octobre 1935 à Paris .

Cet artiste indépendant, très apprécié de son vivant, décoré de la légion d’honneur, n’est pas un novateur à l’ époque de l’impressionnisme, du symbolisme, du fauvisme et du cubisme. Le public bourgeois appréciait surtout qu’on représente sur la toile ses activités quotidiennes. La scène de genre urbaine, rejetée cinquante ans auparavant, séduit désormais une bourgeoisie qui voit dans la peinture une forme de représentation jugée plus noble que la photographie, devenue courante au début du 20e siècle.

Pour en savoir plus sur Jean Beraud un clic ici

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Pour ce thème des fleurs je vous emmène dans mon salon avec une nature morte de Siegfried Berndt

J’aime beaucoup cette œuvre mêlant fleurs , feuilles dans le même vase. L’artiste a choisi de privilégier l’éclat du soleil sur les feuilles et fleurs jaunes ainsi que sur les fruits. Paradoxalement le fond est plus foncé sur la droite de la toile, là où se trouve la source lumineuse, et s’éclaircit au fur et à mesure qu’on atteint le côté ombre du vase et des fleurs. Un contraste voulu qui fait ressortir encore plus la luminosité de cette brassée de fleurs et de feuilles .

Siegfried Berndt : Né le 19 avril 1880 à Görlitz mort le 30 juin 1946 à Dresde.

Berndt a étudié à l’ Académie des Arts de Dresde de 1899 à 1906 , où il est devenu l’élève maître d’ Eugen Bracht . En 1901/02, il étudie pendant deux semestres à Leipzig. Il s’est distingué très tôt avec d’excellentes performances. En 1904, il reçoit la Médaille d’argent et, à la fin de ses études, le Grand Prix de l’Académie de Dresde, qui est lié à une importante bourse de voyage qui le conduit à Paris, Bruxelles, Anvers, Londres et en Écosse. À partir de 1908, il travaille comme assistant dans l’atelier d’Eugen Bracht. En 1909, il est membre fondateur de l’ Association des artistes de Dresde . Il t’a pris. ont participé à leur première exposition en 1910. [1]

Pendant la Première Guerre mondiale , Berndt était principalement actif en tant que peintre de guerre ; à partir de 1918, il travaille comme chargé de cours dans la classe d’architecture de l’académie des beaux-arts. De 1932 à 1941, il a travaillé comme professeur d’art et d’artisanat à l’école libre Waldorf de Dresde. L’école a été fermée en 1941 et Berndt a été licencié. Après la fin de la guerre, Berndt a de nouveau vécu et travaillé à Dresde. [2]

Le parcours artistique de Berndt a conduit de l’ impressionnisme , qu’il a connu à Paris, à travers l’expressionnisme jusqu’à la nouvelle objectivité. Ses œuvres impressionnistes attirent déjà l’attention nationale, comme en témoigne sa participation à plusieurs expositions à Berlin. Sa préoccupation intense pour la technique des gravures sur bois en couleur a commencé dès 1903. Grâce à eux, il est finalement arrivé à l’expressionnisme. Il a constamment élargi et affiné les possibilités de la technologie d’impression et a même parfois donné des cours de gravure sur bois aux professeurs de l’Académie des beaux-arts de Dresde. Ses œuvres se retrouvent désormais dans des expositions presque chaque année. Une évolution stylistique vers la Nouvelle Objectivité s’observe à partir des années 1930 chez Berndt.

En 1937, dans le cadre de la campagne nazie « Art dégénéré », trois tableaux de Berndt sont confisqués à la Galerie nationale de photos de Dresde et au Musée de la ville de Dresde , puis détruits. [3] . Néanmoins, il a pu participer à des expositions individuelles. Mais Berndt souffrait personnellement du manque d’esprit du fascisme. Vers la fin de sa vie, il a détruit plusieurs de ses peintures avec résignation. Renseignements pris sur wikipedia.

Une autre brassée de fleurs dans mon salon avec cette toile d’Edmond Sanders

Edmond Sanders est un peintre belge né en 1899 mort en 1961 connu pour ses bouquets de fleurs . Je n’ai pas d’autre renseignement sur cet artiste mais j’apprécie aussi beaucoup cette explosion de couleurs .

Le tableau du samedi

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Pour ce thème des fleurs j’ai tout de suite pensé à un tableau vu dans le cadre d’une exposition consacrée à « Suzanne Valadon et ses contemporaines » à Bourg en Bresse

Les arums de Tamara de Lempicka (1935)

À partir de 1931, les arums constituent un sujet de prédilection pour Tamara de Lempicka, principale femme artiste liée à l’Art déco. Marquée par le cubisme d’André Lhote, elle trouve dans les candides circonvolutions de ces fleurs un objet convenant à ses recherches formelles sur la ligne et le volume. Les arums incarnent aussi pour elle l’idée de la féminité. Le miroir, attribut traditionnel de la femme à sa toilette, le souligne, en même temps qu’il confère à la toile une dimension réflexive.

Particulièrement marquée par un autre tableau présent à cette exposition « la fuite » que vous avez pu voir ici .

Pour en savoir plus sur cette artiste figure majeure de l’art déco et des années folles née en Pologne en 1898 un clic ici .

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Fardoise nous propose comme thème  » repas de fêtes »

J’ai choisi : « Un repas de noces à Yport » d’ Albert Fourié 1886

On a accusé à l’époque le peintre, Albert Fourié, d’avoir travaillé en atelier à partir d’une photographie. Mais il existe justement une photographie en plein air de l’artiste à côté de son tableau inachevé. Cette anecdote illustre bien la place qu’occupe la photographie comme concurrente de la peinture à l’époque. Une autre indication en est la suggestion que l’on a faite que Fourié aurait mis sa toile sous les arbres — comme sur la photographie retrouvée — afin de mieux reproduire sur le tableau les effets de lumière traversant le feuillage pour tomber en tâches sur la table du repas. En tout cas le peintre se rapproche certainement de la photographie par son souci de croquer les visages et les attitudes dans un instantané qui rappelle directement cette technique (Source : Musée des Beaux-Arts de Rouen).

Ce témoignage charmant de la vie normande dans la seconde moitié du XIXe siècle conserve aujourd’hui encore toute sa fraîcheur. Une tranche de vie tres vivante où le peintre tient à croquer toutes les attitudes des personnages comme le ferait un cliché .

Face à la concurrence de la photographie nombreux sont les peintres qui adoptent l’impressionnisme. Mais Albert Fourié ne fera pas partie de ceux-là. Elève de Jean-Paul Laurens à l’Académie Julian, il restera fidèle à la tradition, mais il s’inspirera de la photographie, en se détachant de l’image mécanique par le rendu plus doux de sa peinture .

Je vous propose aussi cette

« le chant de la mariée » de Gunnar Berndtson 1881

Avec ce tableau nous avons vraiment l’impression de faire partie de la noce et d’être assis à cette table, juste à côté de ce monsieur qui se mouche. D’ailleurs notre assiette est bien remplie et notre verre aussi . Est – ce l’émotion en entendant le chant de la mariée qui fait sortir le mouchoir ? Je ne sais, mais l’homme ferme les yeux et semble bien ému. En tous cas il sera bien difficile de ne pas lever son verre à la demande de la mariée. J’aime beaucoup la façon dont l’artiste a croqué les attitudes des convives et des jeunes mariés , on s’attendrait presqu’à les entendre parler.

Gunnar Fredrik Berndtson est un artiste peintre finlandais.
En 1872, il entre à l’école polytechnique d’Helsinki. Mais dès 1869, encore lycéen il a étudié à École de dessin de l’association des arts et de 1872 à 1875 il suit des cours au département de dessin de l’université d’Helsinki (fi).En 1876, il décide de devenir artiste et il s’installe à Paris où il étudie à l’École des beaux-arts avec Jean-Léon Gérôme et Ernest Meissonier jusqu’en 1882 .Pendant ce séjour, il fait partie du groupe d’Albert Edelfelt et est influencé par le style du Salon.
En 1882 et 1883, il vit en Égypte à l’invitation du Baron Alphonse Delort de Gléon .Il peint des portraits et des illustrations pour Le Monde illustré. En 1886, il retourne en Finlande et se marie.En 1889, il reçoit le prix de l’état pour ses peintures de portraits.Il retourne fréquemment à Paris pour exposer au Salon de Paris, où il a toujours grand succès.De 1890 à 1892, il est professeur à l’Académie des beaux-arts d’Helsinki où ses étudiants sont entre-autres Magnus Enckell et Ellen Thesleff .
Ses œuvres sont exposées dans les musées suivants: Ateneum, Musée d’art d’Hämeenlinna, Musée d’art de Turku, Musée d’art de Tampere, Musée d’art d’Imatra (fi), Musée d’art Gyllenberg, Musée d’art Gösta Serlachius.

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Fardoise nous propose comme thème  » repas de fêtes »

J’ai choisi un tableau de Jean Baptiste Greuze « le gâteau des rois »

Greuze peint un intérieur paysan, le décor est simple, sans être indigent. Grâce à un jeu subtil de clair-obscur, le mur sombre contraste avec la grande table familiale revêtue d’une nappe blanche. Le décor comprend différents récipients, un panier renversé, de la vaisselle d’étain et un chat assis sur le banc. L’artiste insiste sur les expressions et les regards des personnages dont les visages sont tous baignés de lumière, ce qui permet d’animer la scène en autant de portraits. Ici, la famille de paysans régulièrement mise en scène dans les œuvres de genre de Greuze, est rassemblée autour de la table. Les personnages sont vêtus de beaux costumes qui confirment qu’il s’agit d’une journée importante. Debout, une jeune fille apporte une soupière fumante, alors que les autres personnages sont tournés vers la scène qui se déroule au premier plan.

La galette, ou gâteau des rois, est placée sur la table, au centre de la composition et des lignes directrices. Il s’agit d’une galette à pâte feuilletée, comme le veut la tradition répandue dans la moitié nord de la France. Une part de galette est volontairement laissée de côté dans le plat, sûrement pour illustrer la part laissée au pauvre. Au premier plan, un jeune garçon, le benjamin de la famille, a encore du mal à tenir debout. Il est soutenu par une jeune fille, afin de « tirer les rois » parmi les parts de galette rassemblées par le père dans un morceau de linge blanc.

Derrière le père qui est assis dans son fauteuil avec un visage sombre et figé, une jeune fille ne peut pas voir la scène. Elle est probablement affectée à la désignation de la personne à qui s’adresse la part qui vient d’être tirée au sort. Cette situation est suggérée par son air interrogatif renforcé par une mimique, celle du doigt porté sur ses lèvres. L’artiste décide de la représenter sur le tableau, plutôt qu’elle se retrouve sous la table, afin qu’elle participe pleinement à la scène. Ce rituel permet au détenteur de la fève, un petit morceau de porcelaine qui représente l’enfant Jésus, de devenir le roi ou la reine d’un jour.

Le tableau du samedi

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Fardoise nous propose : douceurs et pâtisseries dans la peinture .

J’ai choisi de m’intéresser à la brioche

Tout d’abord celle d’Edouard Manet (1870)

N’est – elle pas appétissante cette brioche reposant sur ce napperon blanc . Gonflée et dorée à souhait elle rivalise avec le velouté des pêches présentes à ses côtés . Le couteau tout proche nous incite vraiment à la découper pour la déguster . J’aime beaucoup la façon dont Manet rend la matière vivante , qu’il s’agisse du napperon avec ses plis bien marqués, de la texture des fruits ou de la brioche. Je ne sais ce que contient la boite rouge mais je suis à peu près sure qu’il s’agit de quelques douceurs à déguster , le couvercle non refermé incitant à laisser parler sa gourmandise.

Cette toile a été réalisée par Edouard Manet d’après une autre œuvre, celle de Jean Siméon Chardin donnée au musée du Louvre à Paris , ce don a incité Manet à produire sa propre version en 1870.

Je continue sur le thème de la brioche avec cette nature morte de Jules Larcher , un peintre lorrain qui devait apprécier les douceurs et les pâtisseries. Là aussi les effets de matière sont saisissants, tout comme les jeux d’ombre et de lumière incitant l’œil à s’attarder sur le doré de la brioche , l’éclat d’un verre ou d’une bouteille ou le glacé d’une mignardise .

Comme vous pouvez le constater tout confère dans cette toile à rendre la table attractive , la boisson, les pâtisseries , le choix des verres, la coupe de fleurs .

Pour en savoir un peu plus sur le peintre , je partage la fiche de mon mari .

LARCHER  Jules François Marie Joseph

Choloy (54) 1849 – Nancy 1920

Peintre, peintre-décorateur, professeur de dessin et de peinture, conservateur du musé de Nancy

Fils d’un aubergiste ; époux de Maria LARCHER*.

Son père était né à Saint-Joire (55), sa mère à Ecrouves (54).

Il fut à Nancy élève de l’Ecole professionnelle Loritz à partir de 1861 et fréquenta l’Ecole municipale de dessin dirigée par Claude Emile THIÉRY*. En 1868, sa famille se rendit à Noisy-le-Sec (93) où son père devint charretier avant de mourir à Paris l’année suivante. Le jeune Jules fréquenta dans la capitale les ateliers de son compatriote Charles SELLIER* et de Léon BONNAT. Il participa au Salon parisien entre 1876 et 1883, obtenant en 1880 une médaille de 3e classe. En 1883, il épousa à Paris (15e) Marie Joséphine CLÉMENT, fille d’un ancien cantonnier née à Crévic (54) dont il avait un fils né en 1879. Parmi les témoins figuraient trois artistes ayant fréquenté les Beaux-Arts : les peintres Frédéric LEBRUN et Lionel ROYER ainsi que Jean Antoine IDRAC, 1er grand prix de Rome de sculpture en 1873. De retour à Nancy en 1884, LARCHER entra chez l’ébéniste Louis MAJORELLE où il fut employé à la décoration de meubles au vernis Martin. Il cessa alors ses envois au Salon. En 1887, il succéda à Théodore DEVILLY* comme conservateur du musée de Nancy et directeur de l’Ecole municipale et régionale des beaux-arts où il était déjà professeur titulaire de dessin et de peinture. Il exerça ces fonctions pendant plus de trente ans, renonçant presque entièrement à sa propre carrière de peintre et exposant peu. Lui qui avait régulièrement pris part au Salon de Nancy entre 1872 et 1878, il n’y figura plus qu’en 1898. Il fit partie dès 1892 du comité de l’Association des Artistes lorrains dont il assura la présidence en 1901, année où il fut élu au comité directeur de l’Alliance provinciale des industries d’art (Ecole de Nancy) dont il démissionna peu après, GALLÉ ayant choisi l’Ecole professionnelle de l’Est et non l’Ecole des beaux-arts pour accueillir les cours d’art appliqué à l’industrie. Devenu veuf en 1887, il épousa sept ans plus tard Maria ROY, une de ses élèves. Un de ses témoins était le peintre Stéphane RISQUET*.

Pendant la Grande Guerre, il dut organiser le transfert à Troyes des œuvres du musée. L’Ecole des beaux- arts ayant été transformée en ambulance, les cours reprirent dans les locaux d’une usine pour les rares élèves non mobilisés. Reconduit dans ses fonctions en 1919, il devint en octobre de cette année directeur honoraire de l’Ecole des beaux-arts et mourut d’une rupture artérielle l’année suivante. Il fut inhumé au cimetière de Préville.

J. LARCHER se révéla un administrateur avisé et érudit : il rédigea un catalogue du musée dont il restaura des tableaux vérifier et donna un nouvel essor à l’Ecole des beaux-arts. D’abord installée dans les combles d’un bâtiment, elle put, grâce à ses démarches, s’installer en 1910 dans de nouveaux locaux, avenue Boffrand. C’est à la suite de sa demande au maire de Nancy fin 1887 que l’école s’ouvrit aux jeunes filles deux ans plus tard. Enseignant exigeant et vénéré, il fut nommé officier d’Académie en 1889, officier de l’Instruction publique dix ans plus tard et membre correspondant de l’Institut (section peinture) en 1909. Il était membre du comité de Meurthe-et-Moselle pour l’Exposition universelle de 1900 et faisait partie du Comité régional des arts appliqués créé en 1916. Il accordait dans son enseignement une importance particulière à l’étude de la plante et à ses applications décoratives, jouant ainsi un rôle important dans la gestation de l’Ecole de Nancy. « Dans son esprit, le rôle du professeur ne devait pas se borner à l’enseignement du métier, son devoir était d’éveiller, de stimuler les sentiments qui, seuls, sont capables de former l’artiste, à le suivre, à la guider dans ses manifestations ; et ce rôle, il le remplit admirablement. » Commandant LALANCE (1922)

Son influence fut déterminante sur la formation de nombreux artistes parmi lesquels A. RENAUDIN*, J.M. SCHIFF*, A. LARTEAU*, J. GRUBER*, H. BERGÉ*, JACQUOT-DEFRANCE*, R. WILD*, F. MALESPINA*, A. SORKAU*, F. et J. WIELORWKI*, E. WITTMANN*, A. DESCH*, H. MARCHAL*, R. TONNELIER*, J. MAJORELLE*, et le jeune Etienne COURNAULT (1891-1948).

En tant que peintre, il se consacra au portrait et à la nature morte. C’est dans ce dernier genre que son talent s’exprime avec le plus d’éclat. Par leur réalisme précis et par la subtilité du coloris, ses compositions exaltant les plaisirs de la table, où se côtoient mets raffinés et accessoires luxueux, s’inscrivent dans la tradition des meilleurs spécialistes flamands et hollandais du XVIIe siècle.

Le tableau du samedi

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Fardoise nous dit : Quand l’Histoire s’invite dans la peinture , un genre à part entière.

J’ai choisi de m’intéresser à la retraite de Russie en vous proposant trois tableaux .

Tout d’abord un autre tableau d’Adolphe Yvon (le Lorrain de la semaine dernière)  »  » le maréchal Ney soutenant l’arrière garde de la grande armée pendant la retraite de Russie  » .

Le 14 septembre 1812, Moscou  est enfin atteinte. Face à l’obstination du tsar à ne pas demander la paix, la plupart des maréchaux préconisent la retraite à Napoléon qui l’accepte. C’est sans compter sur la détermination de Koutousov à poursuivre les Français dans leur  repli.

Au cours de cette retraite de Russie, Ney peut s’illustrer et montrer qu’il excelle en pareil cas, malgré le harcèlement continu  des Russes. Pour encourager ses soldats, il combat parmi eux et montre l’exemple. Il réussit la traversée du Dniepr, insuffisamment gelé pour garder le matériel. Napoléon le croyant perdu est heureux de le retrouver à  Orcha en novembre 1812.

La retraite doit se poursuivre et son épisode le plus dramatique est le passage de la Bérézina fin novembre. Ce qu’il reste de la Grande Armée parvient à traverser les eaux glacées du fleuve grâce aux pontonniers du général Eblé. Ney fait reculer ses hommes par des marches nocturnes, afin qu’ils ne succombent au froid pendant leur sommeil, ce qui permet aussi d’éviter le combat avec les Russes. Il rentre ensuite à Paris.

Retraite de Russie de Bernard – Edouard Swebach

Un tableau qui reflète bien l’atmosphère de ce désastre, de cette Berezina, aussi bien pour le nombre de morts humains que de chevaux. Nettement différent du premier tableau , l’abattement de ce cavalier est poignant .

« La retraite des Français en 1812 » par Illarion Prianichnikov

Le tableau du samedi

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Fardoise nous dit : Quand l’Histoire s’invite dans la peinture , un genre à part entière

Je vous propose , la bataille de Solferino (1861) par Adolphe Yvon

Présent sur le théâtre des opérations militaires le peintre nous montre un instant précis de la bataille . La lumière est dirigée sur Napoléon III à cheval, entouré de son état major au mont Fenile . Il montre du doigt au général Camou les hauteurs de Solférino . Ce dernier reçoit l’ordre d’envoyer la garde impériale afin de s’emparer de ces hauteurs .

“ Quoique la journée soit très peu avancée, l’Empereur comprend tellement que sur les hauteurs de Solférino est le gain de la bataille, qu’il n’hésite pas à engager dès à présent sa Garde, son unique réserve ”, remarque le baron de Bazancourt, qui souligne ainsi les qualités de stratège de Napoléon III. Le témoignage du général comte de Fleury est sensiblement différent : il fait de Napoléon un spectateur quelque peu passif et revendique l’honneur d’avoir incité le souverain à faire donner sa Garde au moment voulu

J’aime particulièrement ce tableau plein de contrastes, tant au niveau de la lumière, concentrée sur l’empereur en opposition aux fumées sombres des hauteurs de Solférino que dans le mouvement . Si la majorité de l’état major semble plutôt figé dans une pause autour de l’empereur , le général Camou et ses hommes sont dans l’action sabres et baïonnettes en avant .

Pour en savoir plus sur ce peintre de l’Histoire voici la fiche que lui a consacrée mon mari .

YVON  Henry Frédéric Adolphe

Eschviller (commune de Volmunster, 57) 1817 – Paris (16e) 1893

Peintre et dessinateur, professeur de peinture et de dessin

Fils d’un receveur des douanes qui fut ensuite contrôleur de cette administration.

Son père était né à Dourdan ((91). Sa mère, née à Neuhausen (actuelle Rhénanie-Palatinat), était la sœur du futur général NEUMAYER. Ils s’étaient mariés en 1812 à Worms (alors département français du Mont-Tonnerre).

Son père ayant été nommé au Havre, YVON ne passa que sa prime enfance en Moselle. Il étudia au collège de Bourbon, à Paris (actuel lycée Condorcet), puis à celui du Havre. Déjà attiré par le dessin, il prit quelques leçons de peinture auprès de Jacques François HOCHARD. Ancien élève du baron GROS, ce peintre enseignait au collège du Havre où il fut plus tard le premier maître de Claude MONET. Pour satisfaire sa famille, YVON travailla à partir de 1835 comme surnuméraire de l’administration des forêts à Breteuil (27), tout en peignant pendant son temps libre. Nommé en 1838 secrétaire de l’inspecteur de la forêt de Dreux en résidence à Anet (28), il démissionna huit mois plus tard pour s’installer dans la capitale et se consacrer à l’art. En 1839, il s’inscrivit à l’atelier de Paul DELAROCHE et fut admis à l’Ecole nationale des beaux-arts. Il débuta deux ans plus tard au Salon auquel il envoya d’abord des portraits et des tableaux religieux. Il fréquentait alors Toussaint CHARLET et Horace VERNET qui ne sont pas étrangers à sa vocation de peintre militaire. Attiré par les contrées orientales, il fit en 1846 un voyage de six mois en Russie avec le projet de peindre la bataille de Koulikovo qui avait vu la victoire des Russes sur les Mongols au XIVe siècle. Outre la recherche de documentation et la visite des lieux des combats, ce séjour fut l’occasion de représenter la vie quotidienne russe. Son statut de peintre d’histoire s’affirma avec Le maréchal Ney à la retraite de Russie présenté à l’Exposition universelle de 1855. En avril 1856, il épousa à Paris (ancien 11e) Caroline RAMBAUD, fille d’un ancien pharmacien né à Vittel. Cette même année, il partit pour la Crimée en passant par Athènes et Constantinople, afin de glorifier les récentes victoires de l’armée française. Désormais peintre officiel des campagnes du Second Empire, Yvon se rendit en 1859 en Lombardie où il fut pour la première fois en contact direct avec les réalités de la guerre. Les commandes dont il bénéficiait depuis près de vingt ans lui permirent de faire construire rue de la Tour un hôtel particulier somptueusement décoré. Fuyant les troubles de la Commune, il se réfugia à Londres en 1871 et trouva à son retour sa maison et son atelier saccagés. Il opta bien évidemment pour la France en mai 1872. Bien que sa renommée fût moins grande que sous l’Empire, il conserva ses fonctions sous la IIIe République et peignit les portraits de personnalités politiques, militaires et artistiques. Professeur de peinture des cours du soir à l’Ecole des beaux-arts depuis 1864, il devint en 1883 professeur de dessin de l’enseignement simultané des « trois arts ». Il enseigna aussi le dessin à l’Ecole polytechnique de 1881 à 1887. Il fut inhumé au cimetière d’Auteuil.

Sa carrière officielle lui valut récompenses et honneurs. Il obtint une médaille de 1ère classe au Salon de 1848, une de 2e classe et la croix de la Légion d’honneur à la suite de l’Exposition universelle de 1855. La grande médaille d’honneur lui fut attribuée au Salon de 1857 et, dix ans plus tard, il reçut une médaille de 2e classe à l’Exposition universelle et fut promu officier de la Légion d’honneur en 1868. Il participa aussi aux Expositions universelles de Vienne en 1873 (dans le cadre des envois de la Ville de Paris), de Paris en 1889 et de Chicago en 1893. Apprécié aux Etats-Unis, il s’était vu commander en 1870 par le richissime marchand Alexander T. STEWART une toile monumentale représentant de façon allégorique la réconciliation du Nord et du Sud. Selon David KAREL, il séjourna outre-Atlantique et participa à quelques expositions de la Royal Academy de Londres entre 1851 et 1874. Vers 1880, il peignit un panorama célébrant la victoire des Anglais sur les Zoulous à Ulundi. Il était membre des Académies de Saint-Pétersbourg (1859) et d’Amsterdam.

S’il n’avait de lien avec la Lorraine que par le lieu de sa naissance, il prit cependant part au Salon de Nancy en 1878.

YVON abandonna assez vite les sujets religieux de ses débuts et c’est dans la peinture militaire qu’il conquit sa renommée. Ses vastes compositions (parfois plus de 50 m2) reposent sur une solide documentation réalisée sur le terrain et sur de nombreuses études préparatoires dessinées ou peintes. Jules VERNE fut impressionné par la Prise de la tour de Malakoff : « Le tableau de M. Yvon est exécuté dans des proportions colossales ; sa distribution en est simple, ingénieuse, intelligente ». (1857). Par contre, Maxime DU CAMP critiqua vivement sa Bataille de Solférino du Salon de 1861 : « M. Yvon n’y va pas de main morte, il casse les vitres à coups de poing, et à force de vouloir être réel, il arrive à l’invraisemblable. Ça me serait à peu près indifférent si le tableau était bon, mais il est mauvais, mollement peint, d’un pinceau grossier malgré la composition qu’on a voulu rendre épique ». S’il faut leur reconnaître un inévitable caractère de propagande politique, ces scènes militaires allient cependant intérêt documentaire et qualités artistiques, notamment une sobriété du coloris qui lui fut parfois reprochée. Il fut aussi un portraitiste apprécié comme le confirme ce jugement à propos du portrait de M. Bertin : « Cette peinture ferme et crâne, avec cette expression vivante, est une des plus magistrales du Salon ». Théodore VÉRON (1881). Il ne faut pas oublier les scènes de genre inspirées de ses voyages qui font de lui un peintre orientaliste non négligeable. Signalons enfin César, tableau allégorique présenté au Salon de 1875 où la figure équestre de l’empereur romainescortée de la misère et de la mort représente de toute évidence dernier empereur des Français. Réelle rancœur à l’égard d’un protecteur face auquel l’artiste avait dû faire des concessions ou simple désir de s’attirer les faveurs du nouveau régime ?

Il réalisa aussi des peintures décoratives pour la salle du conseil municipal de l’Hôtel de Ville de Paris. Terminées vers 1867, elles furent détruites dans l’incendie de 1871 :

  • Clovis porté sur le pavois fait de Paris sa capitale
  • Philippe-Auguste partant pour la Terre Sainte confie la tutelle de ses enfants et son trésor aux bourgeois de Paris
  • François 1er pose la première pierre de l’Hôtel de Ville
  • Napoléon III remet au baron Haussmann le décret d’annexion à Paris des communes limitrophes

Le Musée du Château de Compiègne conserve des œuvres réalisées par l’artiste pour la décoration de son hôtel particulier (oiseaux d’ornement, angelots sur fond de ciel).

Sa connaissance de la Russie lui valut de réaliser avec Louis BOULANGER et Théodore CHASSÉRIAU les décors de Schramyl, drame de Paul MEURICE créé en 1854 au Théâtre de la Porte-Saint-Martin.

Certains de ses dessins sont des œuvres à part entière jugées dignes d’être présentés au Salon, qu’il s’agisse de souvenirs de voyage ou de créations plus personnelles comme Les sept péchés capitaux qui firent l’admiration de DELACROIX. Mais la grande majorité de sa production dessinée consiste en études pour ses tableaux. Le Département des arts graphiques du Louvre et le Musée du Château de Versailles en conservent un grand nombre. Il utilisait occasionnellement le pastel pour des portraits ou des scènes de genre.

 YVON est l’auteur d’un ouvrage pédagogique :

  • Méthode de dessin à l’usage des écoles et des lycées, Paris, L. Hachette et Cie, 1867

Auguste FEYEN-PERRIN* fut un de ses nombreux élèves.

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo. Lilou nous dit :

Pour la prochaine quinzaine, je vous propose d’explorer les toiles d’une artiste (c’est ma préférée) BERTHE MORISOT.

J’ai choisi « Petite fille avec un oiseau » 1891

La jeune fille assise nous fait face, mais son regard est tourné vers l’oiseau posé sur la branche non loin d’elle. Une complicité semble s’être établie entre eux. Sa chevelure, retenue par un flot assorti à sa robe, se détache sur le fond de végétation. Les courbes dessinées par celle – ci font écho à celles du corps de la jeune fille, soulignées par les plis de la robe. La main droite posée sur le bras gauche, pas un geste ne vient troubler cet instant de partage serein. Une souplesse de toutes les lignes du tableau fait ressortir encore plus la douceur de leur échange. Les couleurs de l’oiseau sont en parfaite harmonie avec les tons de la végétation, quelques touches de blanc venant rappeler aussi la robe de la jeune fille.

J’aime beaucoup aussi ce pastel  » Fille portant un panier  » 1891

Ce pastel est un cadeau de Berthe Morisot à Claude Monet . Tout est délicatesse et subtilité dans ce portrait, les couleurs, le voile du chapeau, le regard , le visage.