Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo.

Je vous propose pour ce thème des émotions une œuvre d’Eva Aeppli vue récemment au Centre Pompidou Metz

Sur chaque panneau son personnage fait transparaitre une émotion différente , tantôt joyeux , tantôt inquiet, tantôt mécontent . L’artiste dans une lettre adressée à une amie lui dit :  » J’ai commencé à exprimer les sentiments et pensées que m’inspirait le monde humain extérieur à moi avec les tableaux à l’huile. Les personnages en trois dimensions sont un prolongement des tableaux à l’huile. »

Eva Aeppli née le 2 mai 1925 à Zofingue ( Suisse ) Son père est l’un des fondateurs de l’école Steineer à Bâle et elle en suit les cours . 1939-1945 Pendant la guerre la famille d’Eva s’engage en accueillant des enfants juifs . 1948 – 1951 L’expérience traumatique de la guerre et la naissance de son premier enfant, Félix Leu, plongent Eva dans un profond désarroi. Elle intègrera une clinique psychiatrique à Nyon .

Pour en savoir plus sur cette artiste et son œuvre un clic ici .

Après le clic – clac d’hier où je vous présentais ses personnages tout habillés de noir voici un autre aspect de ses sculptures en tissu à taille humaine.

Le tableau du samedi

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Fardoise nous dit pour le thème : représentation des émotions .

Je vous propose l’étonnement avec le tableau de Joseph Ducreux « la surprise »

Je trouve ce tableau saisissant, l’artiste a remarquablement saisi cet étonnement mêlé de terreur, dans cette ouverture maximale de la bouche et ce geste de la main doigts complètement écartés , sans oublier le haussement des sourcils et les yeux presqu’exorbités .

Joseph Ducreux est un peintre Lorrain né à Nancy le 26 juin 1735 et mort le 24 juillet 1802 sur la route de Paris à St Denis d’une crise d’apoplexie. Portraitiste , pastelliste, miniaturiste et graveur, son intérêt pour la physiognomonie est évident . Il n’hésite pas à observer ses propres traits en réalisant des autoportraits et à se représenter hilare ou grimaçant comme le faisaient les caricaturistes anglais , Durieux éploré, Ducreux rieur , Ducreux demandant le silence un doigt sur la bouche .

Un clic ici pour en savoir plus sur cet artiste

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Autoportrait en moqueur

Le tableau du samedi

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Je vous propose de revenir sur le thème de la musique avec Juan Gris

La mandoline

Juan Gris a particulièrement inséré les instruments de musique dans ses toiles que ce soit dans des natures mortes , il en existe vraiment beaucoup , ou dans les mains d’une jeune femme.

Dans la première toile , l’instrument , la mandoline, a sa réplique en une corbeille de fruits mise en parallèle , les deux s’enchâssant autour d’une bouteille .Livre ou partition , le jeu de lignes vient faire écho à celui des cordes . Les veines du bois contrastent avec l’aspect rectiligne des cordes .

J’apprécie beaucoup le cubisme de Juan Gris qui ne se contente pas de monochromes. Il harmonise avec beaucoup de talent les couleurs entre elles. Son cubisme synthétique qui tend vers une simplification de la structure géométrique me plait particulièrement .

Femme à la mandoline d’après Corot

Pour d’autres œuvres et infos un clic ici

Le tableau du samedi

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Le jeu ou les jouets pour cette semaine aussi .

Je vous propose les bulles vu par François – Louis Lanfant

La météo a l’air agréable , chaque enfant a pris soin de quitter sa veste . Le premier a réussi à former une superbe bulle dans laquelle il semble complètement parti. Pieds nus, appuyé contre le mur, son air rêveur capte le regard.. Le deuxième garçon essaie consciencieusement de former la sienne, il est tres concentré sur l’assiette contenant le liquide savonneux . Il n’a pas pris la peine de se chausser ou déchausser complètement, une chaussure traine sur les marches.

LANFANT  DE  METZ   François Louis LANFANT, dit

Sierck (57) 1814 – Le Havre 1892

Peintre

Fils d’un batelier originaire de Rouen devenu commis des forges de Hayange et d’une mère née à Rustroff (57).

Ayant passé son enfance à Sierck, il arriva à quinze ans à Paris où il travailla comme dessinateur chez des marchands de papier peint avant d’entrer dans l’atelier d’Ary SCHEFFER. Il fit ensuite son service militaire (sept ans à l’époque) et servit en Algérie dans l’armée de Bugeaud.  En 1842, il épousa à Paris Valentine DESMARES dont il eut au moins une fille née à Champigny (94) en 1847. Cette même année 1842, il fut engagé comme dessinateur par le naturaliste suisse Louis Agassiz qu’il accompagna en Suisse et en Italie. L’expérience tourna court : LANFANT quitta Naples à pied et s’engagea dans une troupe de comédiens ambulants. De retour à Paris en 1843, il débuta cette année-là au Salon avec un dessin : Romulus attaque et bat les Sabins. Il obtint une médaille d’or à celui de 1847 et y présenta jusqu’en 1868 des scènes de genre, parfois d’inspiration historique ou littéraire. Il fréquenta alors COURBET, Jean-François MILLET et des membres de la bohème parisienne comme le caricaturiste et photographe NADAR ou les écrivains Gérard de NERVAL et Henri MURGER. En 1868, à la suite d’un voyage à Trouville avec COURBET, il retrouva au Havre d’anciens amis comédiens et rencontra le musicien Louis TESSIER (1846 -1902) dont il devint l’ami. Il s’établit dans cette cité portuaire et aménagea un atelier rue aux Dames (actuelle rue Ernest Renan). Une rue de la ville porte son nom.

Il participa à de nombreuses expositions de province : Marseille, Saint-Etienne, Carcassonne (médaille de bronze en 1876), Bordeaux, Lyon, Avignon, Saint-Quentin, Pau, Bourg-en-Bresse, Montpellier et bien sûr Le Havre.

En Lorraine, il prit part aux expositions de la SLAA de Nancy en 1862 puis de 1874 à 1882 ainsi qu’à celle d’Epinal en 1881. Dans les différents catalogues de ces expositions lorraines, il donne comme adresse : « Chez M. Eliot, 16 avenue Trudaine. Paris ».

Son nom est parfois orthographié « Lenfant », notamment dans le catalogue du Salon de 1868 qui le dit né à Metz et domicilié « chez Mlle Brunet, boulevard de Italiens, 34 ». Ce désir de brouiller les pistes est à l’image d’un artiste original à l’existence romanesque marquée par une instabilité géographique (voyages, déménagements) et un exceptionnel élan vital : entre 1873 et 1881, il eut cinq enfants de deux compagnes différentes dont l’une aurait pu être sa fille et l’autre sa petite-fille. Le peintre Alexandre Louis FEULARD (1813-1889) était présent à la déclaration de naissance au Havre de son dernier fils en 1881.

Ses tableautins (ils dépassent rarement cinquante centimètres) connurent et connaissent encore un grand succès.

Deux de ses œuvres présentées à Marseille attirèrent l’attention de Maurice CHAUVELIN : « M Lanfant (de Metz) a adopté pour les tableaux de genre une manière libre et forte ; il ne lèche pas la toile et n’accorde pas aux détails plus d’importance qu’ils n’en méritent. De cette façon, il évite d’être froid et parvient à donner à ses moindres compositions tout le relief et toute la largeur de la grande peinture. Son Ciseleur et son Sculpteur se détachent parfaitement de leurs cadres ; vous jureriez que ces deux personnages lilliputiens sont de chair et d’os. » (1858)

« Lanfant, nom prédestiné, se fait une spécialité de scènes qui représentent les jeux, les querelles, les espiègleries et les défauts de l’enfance, sorties bruyantes d’école, batailles rangées, farces jouées aux voisins de la rue, maraudes dans la campagne, scènes aussi où l’enfant singe les attitudes, les gestes ou les passions des grandes personnes, œuvres inégales, mais toujours spirituelles, débordantes de verve et peintes souvent avec de belles qualités de pâte. »  Gaston VARENNE (1926)

Artiste doué et productif (il peignait indifféremment de l’une ou l’autre main), il réalisa aussi des portraits, quelques scènes de chasse et des paysages où l’on décèle l’influence des peintres de Barbizon, qu’il a fréquentés.

Il collabora avec Joseph GUICHARD et Emile LEMMENS à la décoration d’un piano à queue présenté par ÉRARD à l’Exposition universelle de 1855.

Il donnait des leçons de peinture pour compléter ses revenus. Parmi ses élèves citons le Nancéien Michel HENRY*.

A partir des années 1850, ses œuvres furent vulgarisées par la chromolithographie à travers des estampes réalisées par divers artistes dont les Lorrains Joseph BETTANIER* et Claude RÉGNIER*. Les plus nombreuses furent imprimées par LEMERCIER et éditées par GOUPIL qui était son marchand attitré. Au début de la décennie suivante, certains de ses tableaux furent reproduits par la gravure et par la photographie.

En 1926, le musée du Havre lui a consacré une exposition.

Et un autre clin d’œil au thème de la musique par le même artiste .

Le tableau du samedi

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Les joueurs de cartes de Theodoor Rombouts

Deux hommes richement vêtus, disputent une partie de cartes. La tension est palpable entre les deux joueurs, la partie vient de commencer. Sur la table se trouvent un verre haut, un bourre-pipe, et une pipe longue accompagnée de sa tabatière ouverte. L’as de cœur en main s’apprête à être joué , l’adversaire, les mains sur ses cartes, semble déjà avoir préparé sa riposte et observe l’autre joueur avec beaucoup d’attention .

Les deux joueurs portent un chapeau , celui de gauche imposant à la mousquetaire surmonté d’une plume d’autruche bleue , celui de droite plus petit d’un rouge éclatant avec plume d’autruche également .

La scène est resserrée sur ces deux personnages, à mi-corps, isolés sur un fond neutre et uni. La lumière éclaire visages et gestes mais on ne sait d’où elle vient .

Ce tableau relève du caravagisme caractérisé par des clairs-obscurs , un cadrage des figures à mi-corps, un éclairage latéral façonnant les reliefs, une certaine intensité dans le jeu des regards, des objets en raccourci accentuant la profondeur, un fond neutre, l’emploi de couleurs qui par leur vivacité viennent raviver la scène, et enfin une touche très nette.

Du même peintre , un petit clin d’œil au thème passé avec ce musicien en bonne compagnie .

Compagnie musicale avec Bacchus

Pour en savoir plus sur Théodoor Rombouts un clic ici

Le tableau du samedi

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Pour cette quinzaine Lilou nous propose la musique .

J’ai choisi  » Compagnie musicale  » de Jacob van Velsen

Dans ce repas de fête, l’accent est mis, grâce à la lumière, sur le violoneux, le chanteur et la chanteuse. Ces derniers suivent les paroles sur un livret. On peut noter qu’un enfant tend son verre à table , la chanson incite – t – elle à boire ? on peut se le demander. Les autres personnages sont dans l’ombre comme ce fumeur de pipe sur la gauche du tableau.

Les instruments sont entachés de connotations diverses. Dans certaines vanités, la présence d’une flûte ou d’un luth, symboles d’un art par nature éphémère, renvoie à la brièveté de l’existence. La musique peut aussi incarner la vertu de modération, de tempérance, comme dans ce repas de fête peint par Jacob van Velsen où, entre la fumée d’une pipe et le parfum d’une carafe de vin, une chanteuse bat prudemment la mesure…

Jacob Van Velsen : Delft 1597 – Amsterdam 1656

On sait peu de choses sur la vie de l’artiste . Il était le fils de Jan Jacobsz van Velsen et Janntegen Jansdr van der Hooch. D’origine modeste, sa mère a dû payer son droit d’entrée à la Guilde se saint Lucques  de Delft  en trois versements. Il en est devenu membre 18 avril 1625.

Il a épousé en 1626 Joost Hesemansz, une veuve très riche. Il possédait plusieurs maisons à l’intérieur et à l’extérieur de Delft, une collection d’environ 150 peintures et un important ensemble de porcelaine et de naturalia . Il a vécu toute sa vie à Delft et est mort à Amsterdam. Il a été enterré à Delft en grande pompe.

Son style est proche de celui d’Antonie Palamedesz , mais on ne sait pas s’il a été apprenti chez lui.

Ci dessous « Une joyeuse compagnie » d’Antonie Palamedesz

Cette jambe portée en avant par le joueur de luth nous montre qu’ici la musique ne veut pas rester statique, l’assemblée est vraiment incitée à la danse .

Le tableau du samedi

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Pour cette quinzaine Lilou nous incite à partir en musique .

Je vous propose « Bal dans une grange à Rupt sur Moselle » du peintre vosgien Charles Pinot .

À la nuit tombé la grange vosgienne s’anime. Son vaste espace est habilement mis en perspective, lignes obliques de la charpente et celles que constituent les spectateurs Une grande lanterne rayonne comme un soleil , éclairant les danseurs et les danseuses et allongeant leurs ombres . Les musiciens sont juchés sur une estrade de fortune. Le joueur de clarinette se ménage une pause boisson tandis que le violoneux donne le tempo de la danse . La danse de couple favorise le rapprochement, à droite, un amoureux se fait enlever sa bien-aimée par un danseur ; derrière ce groupe, un couple semble échanger timidement ses premiers serments. Enfant rêveur aux pieds des musiciens, jeunes intimidés pipe au bec, vieux roublards en sabots profitent du spectacle . 

Un petit peu de zoom pour mieux entrer dans la danse et pour en savoir plus sur cet artiste la fiche de mon mari.

Charles – François Pinot (Epinal 1817 – Epinal 1874)

Dessinateur, dessinateur-lithographe, peintre, imprimeur et éditeur d’images

Fils d’un maître bottier militaire né à Epinal ; beau-frère de Jean-Charles OLIVIER*.

Son père, marié une première fois à Epinal en 1812, perdit son épouse trois ans plus tard alors qu’ils avaient deux enfants. Il se remaria avec Marie Claire LAGACHE, née à Haubourdin (59), dont il eut quatre enfants avant de décéder en 1823.

Orphelin de père, le jeune Charles fréquenta le collège d’Epinal, manifesta très tôt des dispositions pour le dessin et s’initia à la lithographie, probablement dans l’atelier de Jean-Baptiste PONTON*. Dans le registre de recensement militaire de la classe 1837, il est répertorié comme « lithographe ». Le tirage au sort l’ayant exempté de service, il entra en 1838 à l’Ecole nationale des beaux-arts grâce à une bourse de sa ville natale et du département des Vosges. Il y fut l’élève de Paul DELAROCHE auprès de qui il se consacra passionnément à la peinture et où il rencontra son futur beau-frère Jean-Charles OLIVIER*. Contraint de dessiner pour vivre, il collabora à divers journaux dont L’Illustration. Il fréquenta alors DAUMIER, GAVARNI et CHAM, et commença à fournir des modèles pour l’imagerie spinalienne, en particulier une série sur les événements de 1848. En 1850, des problèmes de santé l’obligèrent à quitter la capitale pour Epinal où il devint le dessinateur attitré de l’imagerie PELLERIN*, fournissant des modèles aux graveurs François GEORGIN* et Jean-Baptiste VANSON* tout en envoyant à L’Illustration quelques dessins consacrés à la vie de sa région natale. C’est lui qui, à la fin des années 1840, insista sur la nécessité de recourir à la lithographie. En 1860, un différend avec ses employeurs l’incita à demander les brevets d’imprimeur typographe et lithographe. Cette requête ayant abouti, il s’associa l’année suivante avec Simon Nicolas SAGAIRE, riche négociant spinalien né à Taintrux (88) en 1807, pour fonder la société « Pinot & Sagaire ». Il fit construire quai de Juillet (actuel quai Colonel Sérot) » une nouvelle usine où GEORGIN, cousin du père de PINOT, vint finir sa carrière. Il recruta aussi des dessinateurs-lithographes dont Louis BOJOLY* venu de Pont-à-Mousson et Emile MATHIS de Wissembourg qui quitta l’entreprise pour Paris en 1863. L’année précédente, PINOT avait obtenu un brevet de libraire lui permettant d’écouler directement sa production. La maison « Pinot & Sagaire » obtint en 1865 le titre de « fournisseur imagiste de S. M. l’Empereur ». En 1870, le tribunal de commerce limita les droits de SAGAIRE et, deux ans plus tard, PINOT devint le seul propriétaire de l’imagerie. Resté célibataire et se souvenant des difficultés de sa jeunesse, il légua à la ville d’Epinal une rente annuelle pour aider les jeunes artistes. Après sa mort, J. C. OLIVIER puis le fils de celui-ci lui succédèrent sous l’appellation « Olivier-Pinot ». En 1888, l’imprimerie et tous ses dessins furent repris par Georges PELLERIN* qui réédita ses images.

PINOT délaissa rapidement la gravure sur bois pour adopter la litho-typographie, procédé que René PERROUT résume ainsi : « Le dessin étant lithographié, on tirait une épreuve sur papier de report. L’épreuve était envoyée à Paris à un clicheur qui, par des moyens chimiques, la décalquait sur zinc. Ces clichés sur zinc étaient montés sur bois et c’est sur ces moules ainsi composés que l’on tirait à bras » (1906). Cette technique longue et coûteuse fut vite abandonnée pour la lithographie et le tirage direct.

Sa production se caractérise par une exigence de qualité qui entraîna un fléchissement de l’activité de son ancien employeur avec qui s’engagea une concurrence sans merci. Quand PELLERIN se lança fin 1862 dans la production de constructions à découper sous le nom « Le petit architecte », PINOT répliqua deux mois plus tard avec « Le petit constructeur parisien ». Par contre, il le devança en 1864 avec les personnages grandeur nature nécessitant plusieurs pierres lithographiques. Le ministère de l’Instruction publique lui commanda en 1866 six planches d’histoire naturelle que le jeune Arsène BOREL* mit trois ans à lithographier. Soucieux de diversité, PINOT produisit en 1867 et 1868 neuf planches à sujets religieux reproduisant par la lithographie des œuvres de RAPHAËL, LE TITIEN, CARRACHE, RUBENS.

Les images religieuses qui dominaient la production des débuts furent vite supplantés par des planches de soldats, des évocations du passé historique et d’événements politiques nationaux ou internationaux, y compris des caricatures antiprussiennes. Une volonté éducative s’affirma dans des images consacrées aux animaux et à l’histoire naturelle, sans oublier les sujets divertissants destinés à la jeunesse : contes de fées, légendes et contes moraux, planches à découper.

A côté des « images communes », son atelier produisit des planches d’une finesse et d’une qualité artistique exceptionnelles, en particulier les lithographies aquarellées et gommées.

Dessinateur prolixe, PINOT mit son talent au service de l’imagerie pendant plus d’un quart de siècle. Il acquit une facilité d’exécution et une originalité qui font que l’on reconnaît ses images parmi le reste de la production spinalienne : la composition est exubérante, les personnages ont une élégance un peu conventionnelle, un côté « artiste » qui contraste avec la simplicité naïve de l’imagerie populaire. Crayonnant sans cesse, il représenta de nombreux types et scènes populaires des Vosges qui rappellent Henri VALENTIN*, à ceci près que les contemporains pouvaient parfois y reconnaître des personnalités d’Epinal traitées de façon caricaturale. Certains de ses dessins vosgiens furent gravés et publiés dans L’Illustration durant la décennie 1850.

Bien que très occupé par ses fonctions de dessinateur et de fabricant d’images, il n’abandonna jamais la peinture et participa au Salon parisien en 1848 et 1859 ainsi qu’à l’exposition de la SLAA de Nancy en 1860. Il peignit surtout des scènes de genre mais également des portraits et une série de petits paysages habilement brossés. Sa toile la plus remarquable, Bal dans une grange à Rupt-sur-Moselle, révèle un indéniable sens de la lumière et du mouvement.

Son frère Pierre Claude, né à Epinal en 1823, devint directeur de tissage à Rupt-sur-Moselle où sa fille aînée épousa en 1872 Ernest WITTMANN*. Charles PINOT était l’un des témoins de la mariée.

Le tableau du samedi

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Fardoise nous propose les beaux bijoux .

Pour cette deuxième semaine je vous propose une femme à la perle , celle de Charles Sellier . ( 1875) musée des beaux arts de Nancy .

Un tres beau jeu d’ombre et de lumière dans ce tableau . Saisissant ce regard, qui n’en est pas un , les yeux sont là, on les devine mais ils ne voient pas . seul le dedans semble les intéresser comme s’ ils étaient les vecteurs du fantasme et du rêve. Garde – t-elle ses yeux pour son amant ? Mystère , mais chaque spectateur espère secrètement que son regard se libère enfin et qu’elle puisse le voir enfin .

SELLIER   Charles François, dit Charles Auguste

Nancy 1830 – Nancy 1882

Peintre, peintre sur faïence, dessinateur, professeur de dessin et de peinture, directeur du musée de Nancy

Fils d’un jardinier maraicher.

Son père était né à Insming (57), sa mère à Flavigny-sur-Moselle (54).

Dernier de quatre enfants, il passa sa jeunesse dans le faubourg Saint-Pierre, au sud de Nancy. A l’âge de douze ans, il entra en apprentissage chez un peintre en bâtiment nommé SCHMITT puis, en 1845, à l’Ecole municipale de dessin et de peinture dirigée par Louis LEBORNE*. A partir de 1849, il fréquenta également les cours d’anatomie de l’Ecole préparatoire de médecine où il se consacra à l’étude du corps humain. Bénéficiant déjà d’une bourse municipale, il reçut une allocation du conseil général qui lui permit en 1852 de se rendre à Paris où il s’inscrivit dans l’atelier de Léon COGNIET et intégra l’Ecole nationale des beaux-arts. Il concourut sans succès pour le Prix de Rome en 1854. Trois ans plus tard, il débuta au Salon et fut successivement lauréat du concours Adolphe Moreau pour L’enfant prodigue gardant les pourceaux et du Grand Prix de Rome avec La résurrection de Lazare. Cette distinction suprême récompensait une œuvre en avance sur son temps qui s’opposait aux canons de l’art académique de l’époque par son « synthétisme », par la vigueur des contrastes lumineux et colorés. De janvier 1858 à décembre 1862, il séjourna à la Villa Médicis où il fréquenta Edgar DEGAS, Jean-Jacques HENNER, le compositeur Georges BIZET, et se lia avec le sculpteur Jean-Baptiste CARPEAUX et le graveur Ferdinand GAILLARD, deux artistes avec lesquels il continua à entretenir des liens étroits. Durant son séjour italien, il visita Naples et Capri. Dans les années qui suivirent son retour à Paris début 1863, il peignit essentiellement des portraits qui lui permirent de vivre assez confortablement, sans toutefois renoncer aux sujets historiques, allégoriques ou religieux qui correspondaient à sa nature profonde. Revenant régulièrement à Nancy où il avait racheté en 1864 la maison de ses parents, il accepta l’année suivante de remplacer LEBORNE à la tête de l’Ecole de dessin et de peinture, poste dont il démissionna en 1870. Bien qu’installé dans la capitale, il partagea la direction du musée de Nancy avec Claude Emile THIÉRY* de 1865 à 1871. Sa production se ralentit nettement dans les années suivantes. En 1872, il épousa à Paris (17e) Henriette Eulalie CUDRAT qui lui avait donné une fille six ans plus tôt. Curieusement, son acte de mariage le dit « horticulteur ». Ses témoins étaient ses amis les sculpteurs Joseph TOURNOIS et Louis Auguste ROUBAUD qui avaient concouru pour le prix de Rome la même année que lui, le premier ayant obtenu le Grand Prix, le second le 2e.

SELLIER participa aux Expositions universelles de 1855, 1867 et 1878, et figurait à l’exposition centennale de 1900. Il exposa au Salon de 1857 à 1882, y obtenant une médaille de 3e classe en 1865 et une de 2e classe en 1872. Plusieurs de ses œuvres furent achetées par l’Etat.

En 1883-1884, une importante exposition (plus de 300 œuvres) lui fut consacrée à L’Ecole nationale des beaux-arts et son atelier fut mis en vente à l’hôtel Drouot en février 1884.

A partir de 1851 et jusqu’à sa mort, il participa épisodiquement aux expositions de la SLAA de Nancy, obtenant la médaille d’or en 1862. Il fut admis cette année-là à l’Académie de Stanislas en tant que membre-correspondant.

En 1903, un monument en son honneur fut inauguré à Nancy, dans le parc de la Pépinière ; il est l’œuvre du sculpteur Albert FINOT qui en avait présenté un projet au Salon de Nancy en 1899. Ce monument fut érigé grâce à une souscription dont les lots étaient des œuvres offertes par une centaine d’artistes, lorrains pour la plupart.

Plusieurs expositions lui furent consacrées en Lorraine :

  • 1921 : au Cercle artistique de l’Est, salle Poirel à Nancy (conjointement à une rétrospective consacrée à Ernest WITTMANN*)
  • 1982-83 : « C.A. Sellier, 1830-1882 » au Musée de l’Ecole de Nancy
  • 2007 : « L’univers singulier de Charles Sellier. Un peintre nancéien du XIXe siècle » au Musée départemental Georges de La Tour à Vic-sur-Seille
  • 2007 : « Les dessins de Charles Sellier » à la Galerie Troncin-Denis à Nancy (dessins de l’ancienne coll. Eugène Corbin)

Il était représenté dans des expositions collectives thématiques :

  • 2000 : « Les peintres de l’âme. Le symbolisme idéaliste » au Pavillon des Arts, rue Rambuteau à Paris
  • 2012 : « L’Ange du Bizarre, le romantisme noir de Goya à Max Ernst » au Städel Museum à Francfort

En marge de l’académisme et du réalisme, SELLIER, qui détestait les mondanités, mena une carrière discrète. Artiste mystique et tourmenté, il se situe entre le romantisme et le symbolisme, « privilégiant l’ombre dans la quête des rapports de la lumière et de la forme, s’efforçant de faire affleurer l’invisible ».  Christian DEBIZE (1989)

Outre des dizaines de portraits, on lui doit essentiellement des œuvres inspirées par la mythologie, l’histoire antique et la Bible. Il peignit aussi des scènes d’intérieur, des paysages parfois oniriques et quelques nus dont certains sont noyés dans un savant clair-obscur. Souvent considéré comme l’héritier des caravagesques (dès 1851, il exposa à Nancy un Christ au tombeau d’après CARAVAGE) et de REMBRANDT, il fait parfois preuve d’une indéniable originalité comme dans la surprenante Femme à la perle, « un portrait allégorique dans lequel l’absence des yeux exprime de façon très personnelle son idée de la méditation ». René ARMELLINO (2007)

En 1869, Louis AUVRAY regrettait qu’il ait renoncé à la peinture d’histoire : « La peinture de M. Sellier est un peu dans la manière de faire de M. Hébert. Comme lui il cherche les effets qui poussent à la rêverie ; il obtient souvent aussi la même harmonie de coloris, même dans ses portraits. Son Souvenir d’Italie et son Portrait de M. E.B. sont une preuve de ce que nous avançons, et les qualités de ces deux toiles nous font regretter que, depuis son retour de Rome, cet artiste n’ait pas produit quelque grande composition dramatique, comme son Lévite d’Ephraïm, resté jusqu’à présent son œuvre capitale ».

Peu de ses œuvres sont présentées sur les cimaises des musées car les huiles de ses débuts sont aujourd’hui presque invisibles à cause de l’emploi abusif du bitume que dénonçait le peintre meusien Adrien RECOUVREUR. Cette tendance à l’obscurité lui était déjà reprochée à propos de ses travaux à la Villa Médicis. Théodore VÉRON souligne42 lui aussi cette fragilité à propos de la Tête de nègre du Salon de 1882, « obtenue par un dessin serré et un modelé à frottis si léger que la toilette donne la lumière. Effet heureux pour le moment ; mais si la toile se détériore, les restaurateurs seront bien embarrassés ».

SELLIER reçut quelques commandes d’œuvres décoratives – que des circonstances malheureuses ne nous permettent pas d’apprécier – pour :

  • La chapelle Saint-Joseph de l’église Saint-Bernard-de-la-Chapelle, à Paris, 18e ar. (2 grands tableaux commandés en 1865, aujourd’hui disparus) :
    • La fuite en Egypte
    • Saint Joseph protégeant l’enfant Jésus
  • Le plafond de la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Nancy (commandé en 1865 mais les travaux tardèrent et la commande fut finalement confiée à A. MOROT* en 1881) :
  • Le char du soleil chassant les ombres de la nuit (projet à l’huile au M. des BA de Nancy)

Inlassable dessinateur, il est largement représenté dans les musées de sa ville natale (musée des beaux-arts et musée lorrain).

Il s’intéressa aussi au renouvellement du décor céramique et, vers 1878, lors d’un séjour à Monaco, il peignit une série de médaillons en faïence (portraits et paysages).

Son frère Hyacinthe (né vers 1834) fut maire de Jarville-la-Malgrange (54) de 1900 à 1905, année de son décès.

Le tableau du samedi

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J’ai choisi « le portrait de la baronne Gourgaud à la mantille noire » 1923 de Marie Laurencin .

Les couleurs pastels des fleurs , le blanc laiteux de la peau du modèle, le grand châle bleu font un contraste saisissant avec la robe noire de la baronne . Sa mantille est ornée de perles qui sont mises en parallèle avec cet oiseau blanc . Un collier blanc se confondrait presque avec le cou de la baronne s’il ne débordait sur le noir de la robe .Deux pendentifs noirs font ressortir le teint clair de son visage et son ovale délicat. Une certaine mélancolie semble plonger le modèle dans un ailleurs que l’artiste a voulu souligner. Ce qui m’a frappé, la première fois que j’ai vu ce tableau lors de notre passage à Bourg en Bresse, c’est ce regard quasi hypnotique .

Marie Laurencin (31 octobre 1883 – 8 juin 1956)

Peintre française , portraitiste, graveuse et poétesse .

Née en 1883, Marie Laurencin est vouée au métier d’institutrice. Toutefois, désireuse de devenir peintre sur porcelaine, elle s’inscrit à l’école de Sèvres et à l’académie Humbert où elle suit des cours de dessin et de gravure avec talent, notamment aux côtés de Francis Picabia et de Georges Braque ce dernier lui faisant rencontrer en 1906 Pierre Roché qui devient alors son amant et mécène. Elle écrit aussi à cette époque ses premiers poèmes.

En 1907, Marie Laurencin réalise sa première exposition et participe au salon des Indépendants. Elle rencontre Picasso qui lui présente Guillaume Apollinaire  avec qui elle mène un amour passionné jusqu’en 1912. Elle vit alors en femme libre pour l’époque, entretient de nombreuses relations, et réalise « Groupe d’artistes », « Apollinaire et ses amis », « Les jeunes filles » et de nombreux portraits. Certains de ses poèmes sont aussi publiés dont « Le présent » en 1909.

Alors qu’en 1913 ses tableaux se vendent hors de France et qu’elle expose aux côtés de Marcel Duchamp  à l’Armory Show de New York, Marie Laurencin se marie en 1914 au baron allemand Otto von Wätjen, mais la Première Guerre mondiale les pousse à s’exiler en Espagne jusqu’en 1919. En 1921, Marie Laurencin revient à Paris et divorce la même année. Malgré un cancer de l’estomac en 1923, elle mène une carrière très prolifique et devient une artiste reconnue, réalisant de nombreuses illustrations pour Gide et Lewis Caroll par exemple, mais aussi des décors pour des ballets comme « Les biches ».

Alors que Marie Laurencin est consacrée en recevant la Légion d’honneur en 1935 et en présentant 16 de ses œuvres lors de l’exposition universelle de 1937, la Seconde Guerre mondiale éclate. Elle continue toutefois ses portraits durant cette dure période et publie en 1942 « Le carnet des nuits ». Sa santé se fait alors plus fragile et elle reste marquée par son arrestation à la fin de la guerre même si elle est relâchée par la suite.

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Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo.

Fardoise nous propose la thématique du petit verre.

Je vous propose pour ce samedi : « les habitués du café du Globe » d’Edmond Rinckenbach

Une atmosphère très animée dans ce café de la rue des Clercs de Metz . Les verres sont bien remplis et chacun s’adonne à son occupation favorite, lecture , discussion, commande au serveur qui doit se frayer un passage non sans risque pour les verres qu’il transporte. Que de chapeaux différents, sur la tête des personnes ou tenus à la main ! La barbe ou la moustache est presqu’une constante chez les hommes. L’œil est attiré par le grand châle posé sur une chaise, la jeune femme semble être tres concentrée sur sa lecture, son voisin serait plutôt assoupi .

RINCKENBACH  Eugène Edmond

Barr (67) 1862 – Metz 1902

Peintre, dessinateur et professeur de dessin et de peinture

Fils d’un huissier originaire de Sélestat.

Son père était né à Sélestat, sa mère à Beaucourt (68, aujourd’hui 90).

Sa famille s’installa à Metz où son père mourut en 1880.

De 1881 à 1883, Edmond fut l’élève d’Alexandre CABANEL à l’Ecole nationale des beaux-arts tout en travaillant comme dessinateur architecte dans la capitale où il épousa en 1882 (dans le 17e) Catherine DRISCH, une couturière fille d’un charpentier de Boust (57). Trois des témoins étaient de jeunes architectes. Il compléta sa formation à Munich en 1886-87 et y fut l’élève de Johann Caspar HERTERICH. Il s’installa ensuite à Strasbourg où il vécut de leçons de dessin et de peinture. En 1889, il entreprit un voyage d’étude de près de deux ans en France et en Italie. Fixé à Metz en 1891, il fut recruté trois ans plus tard sur concours comme professeur de peinture à l’école supérieure de la ville. Après le décès de Catherine MILLER en 1896, il reprit l’ancien atelier d’Auguste HUSSENOT*, 20 rue aux Ours, et y ouvrit un cours de dessin et de peinture. Il succéda la même année à Eugène BORIUS* comme professeur de dessin à l’école de formation continue des ouvriers. Divorcé, il se remaria en 1898 avec une Strasbourgeoise, Augustine SCHELL, dont il avait déjà un fils né en 1894. Il fut admis en 1899 comme membre agrégé-artiste à l’Académie de Metz. Début 1902, il fonda avec plusieurs artistes, dont Alfred PELLON* la revue La Lorraine moderne (Jung Lothringen) qui ne parut que pendant trois mois (sept numéros) et pour laquelle il réalisa une trentaine de dessins. Il mourut peu après des suites d’une intervention chirurgicale et son décès enterra définitivement cette publication éphémère dont il était le gérant. Ses amis confièrent au sculpteur messin Otto HILDEBRAND la réalisation d’un monument funéraire qui fut inauguré au cimetière de l’Est à la Toussaint 1903.

Alsacien d’origine, il fut pendant une décennie une figure de la vie artistique messine. Il exposa à plusieurs reprises chez BAUDINET* et participa en 1892 à l’exposition des Arts et Métiers dont il faisait partie du comité et y obtint une médaille d’argent. Il était représenté à titre posthume aux expositions de l’Union des Artistes de Lorraine en 1902 et 1903. Il prit aussi part au Salon de Nancy en 1893 et à l’exposition de Strasbourg en 1901.

Incompris et parfois critiqué, cet artiste sensible et idéaliste vécut, selon Edgar REYLE, dans une relative pauvreté.

S’il se consacra au paysage pendant son périple à la fin des années 1890, RINCKENBACH peignit surtout des portraits, des scènes de genre et des fleurs. Alliant puissance du coloris et vigueur du modelé, ses portraits révèlent un réalisme sans complaisance. Peint après la mort du modèle, son portrait du compositeur messin Ambroise THOMAS lui valut les éloges de la presse parisienne. François Edouard SITZMAN souligne un autre aspect de son talent aujourd’hui méconnu : « Comme peintre de fleurs, le tendre artiste a su se gagner de nombreuses sympathies et c’est par là qu’incontestablement son souvenir survivra ».  (1910)

Parmi ses élèves figurent Jules PASCALY*, Alfred PELLON*, Victor MECHLING*, Fernand COUSTANS* et Paul HÄSSLER*.

Il écrivait aussi des poèmes dont certains furent mis en musique par son ami l’organiste Clément WEBER.