Le tableau du samedi

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Lilou nous propose l’autoportrait pour ce samedi et le suivant .

J’ai choisi celui d’un miniaturiste lorrain Jean – Baptiste Isabey

J’aime beaucoup la finesse de représentation dans cet autoportrait, ce contraste entre les cheveux noirs , l’habit noir et le visage tres clair baigné par la lumière. Toute une époque aussi représentée dans cette œuvre.

Pour en savoir un peu plus sur cet artiste je vous propose une partie de la fiche que mon mari lui a consacrée

Jean – Baptiste Isabey

Nancy 1767 – Paris 1855

Peintre en miniature, peintre, décorateur de théâtre et d’intérieur, dessinateur et lithographe.

Fils d’un marchand épicier.

Son père était originaire de Châtenois (39), sa mère de Lunéville.

Dessinateur précoce, il fut encouragé par son père dans sa vocation artistique. Dans sa ville natale, il aurait reçu dès l’âge de onze ans les conseils de Jean GIRARDET (Lunéville 1709 – Nancy 1778) puis fut l’élève de Jean-Baptiste CLAUDOT (Badonviller 1733 – Nancy 1805). Il se rendit à Paris en 1785 avec une lettre de recommandation pour François DUMONT* mais il fut éconduit car le miniaturiste de la reine ne prenait pas d’élèves. L’année suivante, il s’inscrivit à l’école de l’Académie alors qu’il travaillait pour vivre chez un tabletier pour qui il peignait des couvercles de tabatières et des boutons d’habits. Grâce à un camarade d’atelier, il obtint en 1787 la commande d’un médaillon représentant le duc d’Angoulême et le duc de Berry, fils du comte d’Artois. Cette commande l’introduisit à Versailles et attira sur lui l’attention de la reine Marie-Antoinette qui lui confia la copie rectifiée d’un de ses portraits par SICARDI.

Il fréquenta à cette époque l’atelier de DAVID, de retour d’Italie en 1788, et fut tenté par la peinture d’histoire avant de s’orienter vers le portrait en miniature. Grâce à la protection de son maître, il ne fut pas inquiété pendant la Révolution. En 1790, ayant arrêté ses études et renoncé à concourir pour le prix de Rome, il fut engagé par l’éditeur Déjabin qui avait entrepris la publication des portraits des députés de l’Assemblée constituante. Il en réalisa une trentaine et sa réputation grandissante lui permit d’épouser l’année suivante Jeanne Justine LAURISSE de SALIENNE, originaire de Meudon. Il s’impliqua alors dans la Commune générale des arts dont il fut nommé secrétaire puis censeur aux côtés du sculpteur Augustin PAJOU. Il fit ensuite partie de la Société populaire et républicaine des arts où il fréquenta d’autres artistes dont le sculpteur HOUDON et le peintre François GÉRARD qui devint son ami.

En 1795, il se vit confier les cours de dessin au pensionnat pour jeunes filles fondé à Saint-Germain-en-Laye par Mme CAMPAN, ancienne femme de chambre de Marie-Antoinette. Il y eut pour élève Hortense de BEAUHARNAIS grâce à qui il fit la connaissance de Joséphine et du général BONAPARTE, et devint un familier de la Malmaison où il participa comme acteur à des représentations théâtrales. Sous le Directoire, il fréquenta les salons de Mmes TALLIEN, de STAËL et RÉCAMIER. Son destin est désormais lié à celui de Bonaparte dont il dessina un portrait en pied devant la Malmaison qui fut popularisé par la gravure. Après la proclamation de l’Empire, il fut nommé « peintre dessinateur du Cabinet de l’Empereur, des cérémonies et des relations extérieures ». A l’occasion du sacre, il dessina les costumes et les décorations des participants et Napoléon lui commanda des dessins explicatifs des cérémonies. A sa demande, ISABEY regroupa cet ensemble dans le Livre du sacre, terminé en 1815, aujourd’hui conservé au Musée du château de Fontainebleau. En 1805, il fut nommé « premier peintre de la Chambre de l’Impératrice pour les présents » et, deux ans plus tard, « chef décorateur des théâtres impériaux » en remplacement d’Ignazio DEGOTTI. A ce titre, il fournit les décors de scène et dessins de costumes d’une trentaine de spectacles. Chargé de la décoration du théâtre des Tuileries et de celui de Saint-Cloud, il était aussi « ordonnateur des réjouissances publiques et des fêtes particulières aux Tuileries » et « dessinateur du sceau des titres », ce qui lui valut de faire des dessins, malheureusement disparus pendant la Commune, pour les blasons de la nouvelle noblesse et pour l’ordre de la Légion d’honneur. En 1808, un atelier lui fut attribué dans les Galeries du Louvre. Poursuivant son activité de portraitiste, il représenta Napoléon et Marie-Louise d’Autriche en costume de mariage et, en 1812, se rendit deux fois à Vienne à la demande de l’impératrice – dont il était le professeur de dessin – pour réaliser les portraits de membres de sa famille.

Il reçut la croix de la Légion d’honneur en janvier 1815 et, lors des Cent-Jours, revint en France et alla saluer l’empereur aux Tuileries.

Lors de la seconde restauration, il visita plusieurs fois le maréchal NEY dans sa prison, ce qui lui valut l’inimité des royalistes et l’incita à se réfugier en Angleterre en 1816. De retour en France l’année suivante, il rentra en grâce auprès de la cour, fut introduit chez la duchesse de Berry et Louis XVIII le nomma « inspecteur dessinateur ordonnateur des fêtes et des spectacles ». En 1820, il retourna en Angleterre pour une exposition de ses œuvres et voyagea en Italie deux ans plus tard. A la mort du roi en 1824, il s’occupa du décor de la chapelle ardente aux Tuileries et du sacre de Charles X qui le nomma officier de la Légion d’honneur l’année suivante puis « dessinateur du Cabinet du Roi » en 1828. Devenu veuf en 1829, il se remaria la même année avec une de ses élèves, Eugénie Rose MAISTRE, qui lui donna deux enfants. Malgré une certaine défaveur sous la monarchie de Juillet, il se vit attribuer un logement à l’Institut (bien qu’il ait tenté en vain d’être admis à cette prestigieuse institution en 1836, 1838 et 1843) et fut nommé en 1837 conservateur-adjoint des Musées royaux. Napoléon III lui attribua une pension de 6000 francs, le nomma conservateur honoraire des Musées impériaux et commandeur de la Légion d’honneur en 1853. Sous le Second Empire, il était convié aux fêtes de la Cour et fréquentait le salon de la princesse Mathilde. Il mourut des suites d’une fluxion de poitrine et fut inhumé au Père Lachaise.

Sa remarquable ascension sociale s’explique certes par son talent et sa capacité de travail mais aussi par son caractère enjoué et un sens relationnel hors du commun qui lui permit de rester à la mode sous tous les régimes politiques pendant plus de soixante ans. Franc-maçon, il adhéra dès 1788 à la loge « Les Amis réunis » puis fut sous l’Empire membre de la loge écossaise « Saint-Napoléon ».

Avant tout miniaturiste, il est pour cette technique le représentant le plus brillant de l’école française. Ses portraits peints sur ivoire, exceptionnellement en émail, se détachent généralement sur un fond sombre (uni ou avec effet de frottis) ; il fut en France l’un des premiers à introduire des portraits sur fond de ciel. A partir de 1810, il abandonna progressivement l’ivoire pour peindre à l’aquarelle sur papier vélin ou sur carton des portraits en miniature de dimensions plus importantes (15 x 10 cm en moyenne). Cette nouvelle manière, un peu répétitive mais tellement appréciée pour son élégance, atteint son apogée dans les figures féminines aux visages encadrés de voiles de gaze vaporeux.

Excellent dessinateur, il donna ses lettres de noblesse au dessin à la manière noire où il obtient de remarquables effets de contraste. L’exemple le plus connu est La barque d’Isabey (Salon de 1798) où il se représente avec sa femme et ses trois enfants. Il pratiquait les techniques les plus diverses, du crayon au lavis d’encre ou de sépia, en passant par l’aquarelle. Il aurait dessiné en 1802 ou1803 l’étoile à cinq rayons de l’ordre de la Légion d’honneur. Il avait rencontré Hubert ROBERT dès 1787 et était un paysagiste délicat comme le révèlent un certain nombre de dessins et d’aquarelles. Un aspect moins connu de son talent est sa verve de caricaturiste qui s’exerça pendant le Directoire, comme en témoignent des dessins, dont Le Petit Coblence (musée Carnavalet), et la série de lithographies publiée sous le titre Caricatures. Il fut un des pionniers du portrait-charge au XIXe siècle mais, prudence oblige, ses « cibles » appartenaient plus souvent au milieu artistique qu’au monde politique.

ISABEY fut l’un des premiers peintres français à s’intéresser à la lithographie, réalisant environ 90 estampes estimées pour leur finesse

Le tableau du samedi

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Comme Covix la semaine dernière, j’ai choisi de vous proposer ce samedi des œuvres d’une école se situant dans ma ville, à savoir donc l’école de Metz.

Tout d’abord une vue de Metz de Laurent – Charles Maréchal

Même si les paysagistes sont rares au sein de ce mouvement lorrain on sent l’intérêt pour l’environnement chez certains d’entre eux . L Maréchal n’a pas méprisé le paysage, même s’il était fort préoccupé par la figure . Sur ce pastel l’artiste nous livre une vision de sa ville vue depuis St Julien les Metz. Malgré la présence sur ce tableau des bateaux et des chevaux traversant à gué la rivière , l’ensemble est plutôt épuré. Ville lointaine hérissée de clochers, Metz n’est plus la cité militaire et bourgeoise à l’animation commerçante importante. Lointaine, elle est baignée d’une lumière douce et grise qui nous renvoie au poème de Verlaine .

Metz aux campagnes magnifiques,
Rivière aux ondes prolifiques.
Coteaux boisés, vignes de feu.
Cathédrale toute en volute.
Où le vent chante sur la flûte.
Et qui lui répond par la
Mute,
Cette grosse voix du bon
Dieu !

Ci – dessous un autoportrait de Maréchal sur vitrail qui a bien failli ne jamais entrer au au musée de la cour d’or de Metz , voir son histoire ici

Un autre artiste de l’école de Metz mérite aussi qu’on s’intéresse à lui , il s’agit d’Auguste Rolland , le peintre de Rémilly qui a consacré l’essentiel de sa production aux paysages lorrains. Il y a chez cet artiste qui choisit de vivre à l’écart de la ville, comme les peintres de l’école de Barbizon, un authentique amour de la nature comme en témoignent les pastels ci – dessous .

Cavalier et amazone (1850) pastel

Sangliers courant dans la neige (1857) pastel

Chien épagneul et perdreaux pastel

Une petite partie de la fiche que lui a consacrée mon mari .

ROLLAND   Auguste

Metz 1797 – Rémilly (57) 1859

Pastelliste, peintre, architecte et sculpteur  

Fils d’un notaire et propriétaire terrien issu d’une longue lignée de notaires et de tabellions ; oncle par alliance d’Emile MICHEL* qui épousa en 1855 une de ses nièces ; oncle de Claire GANDAR*.

Aîné de six enfants, il passa ses premières années dans la propriété familiale de Rémilly, il fréquenta à partir de 1810 le collège de Sarreguemines avant de se rendre en 1813 dans la capitale pour y préparer au lycée Napoléon l’Ecole polytechnique. Les événements de 1814 l’ayant fait renoncer à la carrière militaire, il poursuivit ses études à Heidelberg, où il réalisa des dessins sur les bords du Neckar tout en suivant des cours d’allemand et de perspective, puis à Strasbourg où il devint bachelier ès lettres en 1818 et bachelier en droit l’année suivante. Il se retourna ensuite à Paris où il obtint sa licence de droit en 1821, année où il prêta serment comme avocat devant la cour de Metz, avant de faire des stages à Metz et à Nancy. En 1826, il renonça au barreau et, pour satisfaire sa passion pour le dessin, s’installa dans la capitale où il étudia pendant deux ans l’architecture auprès de Jean-François Ménager, ancien prix de Rome qui devint en 1830 architecte de la ville de Paris

Auguste ROLLAND peignait occasionnellement à l’huile, plus rarement à l’aquarelle, mais, avant tout attiré par le dessin, il trouva la synthèse de la ligne et de la couleur dans le pastel qui convenait mieux à son tempérament spontané. C’est dans cette technique qu’il fut remarqué par les critiques parisiens : « M. Rolland a donné au pastel les dimensions les plus grandes ; il l’a presque élevé à la dignité du tableau à l’huile. Plusieurs de ses paysages sont d’une vérité frappante. Vous sentez les Alpes, vous retrouvez la Suisse. Ses personnages, ses animaux, sont représentés au naturel. On n’aurait jamais cru que le pastel pût arriver à un pareil résultat ».  Jules JANIN (1839)

A ses débuts, il céda à la tentation romantique des paysages montagnards et des scènes de genre d’inspiration historique. Il se cantonna ensuite à la représentation de la nature mosellane, en particulier les forêts et les étangs de la vallée de la Nied dont il sut si bien rendre la poésie et le charme discret. Nul n’exprime mieux que lui l’atmosphère de la campagne lorraine qu’il anime de rares personnages et de nombreux animaux, qu’il s’agisse du bétail ou des bêtes sauvages que le chasseur passionné qu’il était connaissait mieux que personne. « En possesseur heureux des bords de la Nied, en architecte et en planteur, il voulut ajouter l’élégance à la naïveté traditionnelle des scènes rustiques, et rencontra dans la poursuite de cet idéal de remarquables effets décoratifs ; en explorateur ardent des marais et des bois, il saisit les habitudes de nos gibiers et créa de toutes pièces le paysage des chasseurs lorrains. »  Eugène GANDAR (1863)

Il dessina aussi au pastel quelques portraits et de remarquables natures mortes de gibier.

Sa plus jeune sœur ayant épousé en 1826 Joseph Désiré Bernard, propriétaire de la faïencerie des Islettes, en Argonne, A. Rolland y séjourna en 1838 et dessina, dans la lignée des caricatures de GRANDVILLE, le décor d’une série de huit assiettes de faïence intitulée Les tribulations du pêcheur à la ligne.

Il n’oublia pas sa formation d’architecte et mit ce talent au service de sa commune, réalisant en particulier les plans d’un nouveau clocher (détruit en 1944) et d’une mairie-école de style Renaissance que l’on peut encore admirer aujourd’hui. Il signa aussi en 1859 ceux de la mairie de Herny.

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Lilou nous dit : Pour cette rentrée des classes, je prends mon tour et Fardoise récupérera le mois d’octobre. je vous propose donc un thème qui parle d’école. Chez les peintres l’école de Honfleur, de Barbizon ou de  même de Pont- Aven ; vous avez le choix de votre école. Pensez à précisez à laquelle vous vous êtes inscrits.

J’ai choisi l’école de Honfleur avec l’inondation de St Cloud de Paul Huet. L‘Inondation de Saint-Cloud est une peinture à l’huile de l’artiste français Paul Huet, qui a été exposée pour la première fois en 1855 à l’Exposition universelle de 1855. L’œuvre est aujourd’hui conservée au musée du Louvre.

Je crois que mon choix a été un peu influencé par l’orage que nous venons d’avoir et les trombes d’eau qui se sont déversées.

J’aime beaucoup le ciel tourmenté du tableau, ces arbres qui ploient sous les bourrasques et malgré tout cette lueur qui apparait. Les hommes s’escriment à sauver ce qui peut encore l’être sur une barque

L’eau envahit le paysage de Saint-Cloud jusqu’à l’horizon, et on peut à peine voir le Pont de Sèvres sur la droite ; la scène dans son ensemble évoque un espace dramatique d’une grande beauté, détaché des limites imposées par la réalité.

Cette eau reflète la couleur des arbres et du ciel, et les fond l’une dans l’autre. Calme et puissante, l’eau surgit vers le spectateur ; la peinture saisit ses courants par la lumière qui s’accroche aux petites vagues en formation alors qu’ils se précipitent autour du bateau et au travers des roues de la voiture piégée par la crue.

Les arbres sont traités comme des objets de grande beauté, leur feuillage délicat
comme des plumes, leurs couleurs exprimant les variations et changements des saisons qui se poursuivent malgré les transformations induites par la crue.

Un clic ici pour la biographie de Paul Huet

Vue du col de Tende

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Fardoise nous propose :  » Un tableau que j’aimerais voir chez moi »

J’ai choisi :

Le cheval pie de Paulus Potter .

Vous n’êtes pas sans savoir que je suis une fan des chevaux, que j’ai côtoyés régulièrement pendant un certain nombre d’années. Vous ne serez donc pas étonnés par ce choix.

J’aime beaucoup la façon dont le peintre a inséré ce cheval dans le paysage, jouant avec un ciel tourmenté, son attitude fière et calme contrastant avec l’agitation céleste. Sa pose nous permet de remarquer son chanfrein courbé.

Nous pouvons apercevoir aussi un peu plus loin un équipage composé d’un cavalier et d’un homme à pied, accompagnés d’ une meute de chiens, se dirigeant vers le petit bois jouxtant une habitation. Mais ici, le portrait du cheval est pris pour lui – même, sans cavalier, nous incitant à nous intéresser à cette race particulière.

J’ai aussi un faible pour cet autre cheval pie que Paulus Potter a représenté. Cette fois ci, il s’agit d’un étalon moucheté de type espagnol avec du sang arabe. Sa robe et son allure se laissent admirer par le contraste avec le fond sombre du tableau. On peut apercevoir, en contrebas, à droite, un cerf et deux biches.

Si vous voulez en savoir plus sur Paulus Potter peintre animalier néerlandais, un clic ici

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Je vais m’éloigner du tableau traditionnel ce samedi, mais nous restons toujours au Centre Pompidou Metz avec l’exposition  » mimésis un design vivant « .

Cette exposition va retracer l’évolution de la notion de nature dans le design, du biomorphisme du design moderne au biomimétisme, de la biofabrication à la recréation du vivant à travers le design numérique.

Chrysalis III d‘Andrew Kudless

Cette œuvre se compose de mille pièces conçues et fabriquées numériquement. L’architecte designer a reproduit ici l’auto – organisation des cellules qui s’agrègent entre elles pour former une structure complexe, telles les bernacles sur un rocher, sans qu’il n’y ait jamais de répétition. Chaque cellule est unique, tant dans ses formes que dans son orientation. Chaque élément est constitué d’une forme conique en placage de cerisier et d’une structure interne ajourée en placage de peuplier.

« Vena Cuprum » de Gjertrud Hals

Gjertrud Hals, figure pionnière de l’art textile scandinave, travaille à partir de fibres naturelles, de fils de cuivre ou de fer, qu’elle transforme grâce à des techniques comme le tissage pour en faire des structures hybrides tridimensionnelles. « Vena Cuprum » en latin signifie « veines de cuivre » , cette grande toile recompose une partie du réseau vasculaire sanguin.

Wild Fiber Duchess d’Aurélie Hoegy

L’artiste utilise la moëlle de rotin, issue d’une variété de liane des forets d’Indonésie réputée pour sa résistance et sa malléabilité. Cette chaise longue épouse les formes du corps et répond à une démarche éco – responsable respectueuse du cycle naturel de croissance du rotin.

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Cette fois – ci encore je vais m’éloigner du tableau traditionnel mais en vous emmenant quand même dans la grande nef du Centre Pompidou Metz et non sur un parcours numérique .

Vous y découvrirez jusqu’au 29 aout « Machine hallucinations . Rêves de nature » de Refik Anadol , une installation immersive phénoménale .

La Grande Nef du musée est ainsi confiée pour la première fois depuis l’ouverture du Centre à un seul artiste, qui l’investit par une spectaculaire sculpture/peinture numérique, à l’échelle démesurée du lieu.

Artiste fasciné par la mémoire et le potentiel créatif des machines, Refik Anadol fait de la data son matériau de prédilection, et de l’intelligence artificielle sa principale collaboratrice. Dans sa pratique artistique, il s’entoure d’une équipe pluridisciplinaire et de chercheurs pour créer des installations protéiformes – sculptures 3D, fresques de données mouvantes et abstraites, performances audiovisuelles.

Cette œuvre spectaculaire est une sculpture de données qui s’appuie sur plus de deux cents millions d’images liées à la nature disponibles publiquement et qui seront affichées sur une toile numérique de 10m x 10m, soit 100m 2 d’image en mouvement permanent. L’œuvre visuelle en 3D est accompagnée d’une expérience sonore également basée sur des données générées par des bruits quantiques.

Le tableau du samedi

Pour une fois, je vais tricher un peu et vous présenter une œuvre numérique vue dans le cadre du parcours de Constellations. Nous avons choisi de privilégier pour cette première approche de  » Nouvelles utopies  » plusieurs installations et non le mapping de la cathédrale .

La première,  » ibant oscuri » se trouve dans le cloitre de l’hôtel de région. Je ne savais pas que nous avions rendez vous avec Virgile en nous rendant dans ces lieux .

«ibant obscuri sola sub nocte per umbram » ils avançaient obscurs dans la nuit solitaire à travers l’ombre. Des silhouettes se dessinent dans l’ombre et progressivement des touches sonores et lumineuses animent le cloitre. Une belle façon de jouer avec le son et la lumière dans un cadre qui s’y prête particulièrement bien .

PAOLO MORVAN

FRANCE

Formé au design, Paolo Morvan poursuit son parcours en tant que scénographe, multipliant les collaborations avec des artistes de différents domaines : danse, musique, théâtre. S’enracinant dans l’univers nocturne des clubs et de la musique électronique, il développe des environnements sombres et subtils, s’interrogeant sur les liens entre espace, corps, lumière et musique.

ROMAIN MULLER

GRAND EST

Romain Muller tient le pari de conjuguer au présent ses influences synthé-pop et son amour pour la chanson française, alliant ses ritournelles électroniques à des textes où la mélancolie affleure. Murmurés d’une voix blanche, ils convoquent des images contrastées et évoquent tantôt ses nuits d’ivresse et vertiges intérieurs, tantôt des souvenirs plus solaires. Il dessine une pop en clair-obscur, intime et entêtante, profondément sensible et pourtant prête à faire danser.

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Je vous propose pour ce samedi  » Job raillé par sa femme  » de Georges de la Tour vers 1630.

À l’origine apparenté à l’école italienne du XVIIème  siècle, il entre dans les collections du Musée départemental d’art ancien et contemporain  d’Epinal  en 1829. Attribué à Georges de La Tour en 1922, l’attribution est confirmée lors de la restauration du tableau en 1972, qui révèle la signature du peintre « De La Tour fecit ».

Mais peut être préférerez – vous jouer avec le tricheur à l’as de carreau et le tricheur à l’as de trèfle un clic sur le tableau pour trouver l’article .

Le tableau du samedi

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Même si le tableau du samedi est en pause pour l’été, je ne résiste pas à vous montrer deux aquarelles de Nicole Daubenfeld lors de l’exposition vue à St Valéry sur Somme.

J’aime beaucoup cette œuvre qui met si bien en scène les reflets. Le vélo se dédouble sous l’asphalte mouillé et le couple apparait à la faveur d’une grande flaque. Bon le verre du cadre rajoute des reflets, mais je trouve qu’ils se fondent bien dans l’ensemble .

Une très belle façon aussi de saisir le mime Marceau toujours en aquarelle . Attitudes , couleurs tout attire l’oeil .

Si vous voulez en savoir plus sur cette artiste que nous avons rencontrée, et voir d’autres œuvres un clic ici

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Avec ce thème des oiseaux je vous propose ce magnifique cygne trompette de Jean – Jacques Audubon .

Le mouvement , la transparence de l’eau et l’attitude de ce cygne sont remarquablement saisis. Un papillon aux couleurs vives est en train de se noyer . Quel sort l’oiseau va – t -il lui réserver ? D’ordinaire son régime alimentaire se compose de végétation aquatique mais à l’occasion il ne déteste pas les invertébrés. Alors je crois qu’il ne lui fera pas de cadeau .

Une très belle œuvre aussi avec ces faucons pèlerins et les proies saisies. On peut remarquer que le peintre a particulièrement bien observé l’attitude de ces rapaces veillant jalousement sur leur butin.

Bien que son amour de la nature et des espèces animales soit indiscutable, John James Audubon utilise des méthodes très particulières afin de réaliser ses imposantes planches représentant les spécimens d’oiseaux d’Amérique.

D’abord, il abat les oiseaux qu’il souhaite représenter à l’aide d’un plomb, afin de ne pas les abîmer. Par la suite, il met en scène les cadavres avec du fil de fer, ce qui lui permet de les peindre dans différentes positions.

Faucons pèlerins

Jean-Jacques Audubon (ou John James Audubon aux Etats Unis ), né le 26 avril 1785 aux Cayes (Saint Domingue) et mort le 27 janvier 1851 à New-York, est un ornithologue, naturaliste et peintre américain  d’origine française, naturalisé en 1812, considéré comme le premier ornithologue du Nouveau Monde. Pour mieux le connaitre un clic ici