Jeudi poésie

Pour ce jeudi poésie ABC ( clic ) nous dit à votre bon coeur en regardant le coucher du soleil .

Je vous propose « Soleils couchants » de Paul Verlaine .

Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.

La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s’oublie
Aux soleils couchants.

Et d’étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.

Défi 259 des Croqueurs de mots

ABC ( clic) à la barre du bateau des croqueurs de mots, pour ce défi 259, nous dit :

Tenues de soirée pour crépuscule, laisser vous guider par ce que vous inspire ces deux photos

Tenue de soirée, défi 258 :

Elle ne pouvait s’empêcher de regarder encore et encore les photos prises avec son portable ce soir – là. Comment aurait – elle pu se douter que ce serait la dernière fois qu’elle contemplerait la luminosité si particulière du soleil léchant de ses derniers rayons ambrés la silhouette des arbres . Peu à peu, les nuages avaient emporté avec eux les braises de ce feu vivifiant , ne laissant à l’horizon que la longue traine cotonneuse de la nuit proche .

Depuis, elle n’avait plus aucun contact avec l’extérieur, aucune fenêtre ne s’ouvrait dans la pièce où elle demeurait prisonnière. Elle essayait de se souvenir de ce qui s’était passé juste après la dernière photo. Un homme était arrivé sans bruit derrière elle alors qu’elle prenait les clichés. Une main sur sa bouche , une pression sur sa gorge et elle sombra immédiatement dans l’inconscience. Elle était bien incapable de raconter la suite. Elle avait mis un certain temps à réaliser ce qui lui arrivait tant le sang cognait à ses tempes avec force. Kidnappée ! Elle devait impérativement prévenir quelqu’un, car elle n’avait pas l’intension de moisir longtemps dans ce trou à rat. Le portable, glissé dans sa poche, lui procura un espoir, mais bien vite abandonné quand elle s’aperçut qu’un brouilleur de réseau empêchait tout contact avec l’extérieur.

Quand enfin, au bout de ce qui lui semblait une éternité, la porte s’ouvrit, elle sut qu’elle ne reverrait jamais plus les pentes boisées des Vosges, les corridors de sapins élancés menant aux cascades rugissantes. Elle n’entendrait plus les sons feutrés propagés par les flocons immaculés.

Elle avait fui l’Afrique où, dans son pays, le conflit se ravivait sans cesse entre deux camps adverses. Elle avait marché, marché, traversant de nombreuses contrées avec les migrants. Puis un jour, elle s’était arrétée en France dans le Nord – Est. Elle pensait que son tortionnaire, ce soldat violeur qui la voulait comme butin, avait abandonné ses recherches. Même s’ il s’était lancé à ses trousses, il n’irait pas la chercher dans cette ferme isolée des crêtes. Elle se trompait.

Il n’avait pas pris la peine de cacher son visage, il était là en face d’elle un sourire narquois aux lèvres. Il n’avait pas digéré l’affront de sa fuite, avait mis tout en œuvre pour suivre sa trace et là, maintenant, il voulait la voir trembler avant de la ramener au pays. Elle serait à jamais le trophée de sa chasse.

Tenue de soirée, défi 258 :

Jeudi poésie

Pour ce premier défi 259, c’est ABC (Jardin des Môts) qui nous propose de prendre la barre.

Pour les jeudis poésie, des 13 et 20 janvier, à votre bon cœur en regardant le coucher du soleil. Je vous propose la rediffusion d’un poème écrit en 2017.

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Quand le crépuscule doucement prend place,

Buvant  le  sang  rosé des brasiers  allumés , 

Le   chant   de  l’onde maintient  sa dédicace

En   notes  légères ,  romances   sublimées .

*

Sous   son    voilage   s’estompe  toute   chose

Gommant les contours de la ville qu’il engloutit 

A    pas    de    loup   l’ombre  s’installe  et  pose

Sa   trace   sur  les  cendres  du  jour endormi .

*

La   lave   des   rêves   glisse  aux  étoiles 

Ses plus doux secrets, histoires sans parole

Que  l’astre  de  la  nuit  brode sur sa toile.

*

Bien loin des soucis et des affres du bruit

Sélène consciencieuse  jamais ne somnole

Elle  garde  en  main  les  rênes  de la nuit.

Gisèle F 30/11/2017

Défi 257 des croqueurs de mots

Pour ce défi 257 des croqueurs de mots Durgalola ( clic) nous demande de regarder cette toile et de nous en inspirer pour écrire un texte. Elle se nomme chassé-croisé. Vous pouvez vous inspirer de la totalité ou de la partie droite ou gauche du tableau. Ce peut être en relation directe avec le tableau ou simplement ce que cela invoque pour vous. 

Je m’appelle Aïko , je suis ce qu’ils appellent un chien loup tchécoslovaque. Nous étions deux, Ambre et moi, à garder des entrepôts dans la zone industrielle de l’agglomération. Notre forte constitution, héritée de notre ancêtre le loup, et notre capacité à donner l’alarme avaient séduit les responsables de la sécurité. Mais que les journées étaient longues derrière les grilles. Un jour, alors que pour briser notre ennui nous jouions tous les deux sans nous soucier des humains, l’un d’ eux a trompé notre vigilance et a fait main basse sur une cargaison. La sanction est tombée immédiatement. Nous nous sommes retrouvés tous les deux dans ce refuge avec de nombreux compagnons d’infortune.

Ambre est partie rapidement la semaine suivante avec un jeune couple, la jeune femme préférant la compagnie d’une femelle réputée plus caressante et sage. La mort dans l’âme, j’ai du dire adieu à ma sœur, persuadé que je ne la reverrai plus jamais. J’ai attendu, attendu, longtemps avant de voir arriver ce jeune garçon avec son père devant ma cage. J’ai su tout de suite à son regard que l’enfant m’avait choisi. Je me suis rué contre les barreaux, roulant à terre pour offrir mon ventre à caresser. Il sut immédiatement que cet accord serait à vie. Depuis nous ne nous quittons plus, pas question de me laisser à quelqu’un quand ils partent en voyage. Je les accompagne partout même en bateau.

Aujourd’hui sur le quai de ce port de la méditerranée , Alban, c’est le prénom de mon jeune maitre, est tout excité . Il tend son bras pour me montrer là, en face, une chienne tranquillement couchée aux pieds de sa maitresse … Non, je rêve, Ambre est là, à quelques dizaines de mètres de nous profitant des premiers rayons de la matinée. Aussitôt je me mets à moduler mon appel, elle ne peut que reconnaitre ces hurlements de joie si caractéristiques. Aussitôt, elle tourne la tête dans ma direction et à l’unisson nous saluons ce jour comme il se doit. Je tourne la tête vers Alban, m’autorisera – t – il à la rejoindre.

 » Mais bien sur que tu peux » répond – il un grand sourire illuminant son visage.

D’un seul bond je m’élance vers elle qui n’a pas attendu pour en faire autant. Nous entamons alors une danse et une course endiablées, manquant même plusieurs fois de finir dans la mer. Pendant que nous profitons pleinement de ces retrouvailles nos maitres lient connaissance. Ils ont l’air ravi de ce qui nous arrive . Ah si seulement , si seulement, ils pouvaient prendre le même bateau.

Les voilà qui viennent nous rejoindre, ils flattent notre pelage en nous caressant longuement . Faut – il de nouveau se dire adieu ? Non, c’est impossible je ne le supporterai pas.

 » Allons Aïko, ne tremble pas , Ambre vient avec nous, nous embarquons sur le même ferry. Elle n’est pas belle la vie ? « 

Jeudi poésie

Pour ce jeudi poésie chez les croqueurs de mots , Colette à la barre nous dit :

Chanson ou poésie sur le choix de votre thème ou libre bien entendu. Poème personnel, choix de poème, haïkus, acrostiche, citations etc..

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Serpent fascinant

Sur la rivière  ondoie

Charme d’automne.

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Phare émergeant

D’un poumon ocre et vert

Lumière du jour 

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C  oulemelle   dans  le  bois   porte  ombrelle

H abillée     d’écailles     brunes    circulaires

A vec    son    port    délicat,  elle  ensorcelle

M aintenant la belle en plusieurs exemplaires

P rofite   de   la   pluie   avant  qu’il  ne   gèle

I mage   d’un   accord   entre   ciel  et  terre

G ardant le souffle du vent dans ses lamelles.

N aturellement   elle  se  dresse  bien  fière 

O ffrant   ses  chapeaux pales  en ribambelle

N ouvelle   ode   à   l’automne   qu’elle  éclaire.

( 31/10/2019)

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A  ujourd’hui  dans  le parc  l’arbre se pare d’or

U ne à une les feuilles sous les perles de pluie 

T ombent  en  virevoltant  sans le moindre bruit

O ffrant à la terre l’  espoir d’un autre accord .

M  ille   paillettes   s’embrasent  loin  de  la  nuit

N  aturellement    quand   les   nuages    ont   fui

E  t se laissent bercer  une dernière fois encor ‘.

(20/10/2019)

Et je ne peux oublier cette citation que j’avais proposée pour imagecitation 8 :

“ L’automne, l’automne merveilleux mêlait son or et sa pourpre aux dernières verdures restées vives , comme si des gouttes de soleil fondu avaient coulé du ciel dans l’épaisseur des bois “ Guy de Maupassant ( contes de la bécasse )

Défi n° 256 des croqueurs de mots

Colette à la barre des croqueurs de mots ( clic sur le logo ) nous dit :

Pour le lundi 15 novembre, à partir de phrases de chansons , n’importe lesquelles, d’un ou de plusieurs chanteurs, sur l’automne ou le thème de votre choix, assemblez ces phrases pour en faire un texte cohérent.

J’aimerais tant que tu te souviennes

Des jours heureux où nous étions amis. ( Montand)

À la faveur de l’automne revient cette douce mélancolie (Tété).

La feuille d’automne, emportée par le vent,
En ronde monotone, tombe en tourbillonnant ( Jacqueline Debatte , reprise par Cabrel)

Tout suffocant et blême, quand sonne l’heure,
Je me souviens, des jours anciens et je pleure ( Verlaine repris par Trenet , )

Je voudrais mourir mille vies, mille trépas
Et naufrager au bout de la nuit qui viendra (Alain Barrière)

Ma ville s’endort en ton absence
Mais dis-moi quand reviendras-tu? ( Isabelle Boulay )

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m’as dit cette fois, c’est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c’est le dernier naufrage, (Barbara)

Et je reste plantée là, déracinée de toi
J’ai froid, j’ai froid
J’ai froid de ne plus me pencher sur ton épaule
Je suis un saule inconsolable. ( Isabelle Boulay)

Tu étais formidable, j’étais fort minable
Nous étions formidables
Formidable
Tu étais formidable, j’étais fort minable
Nous étions formidables ( Stromae )

Hey quand les peines reviennent
De nos amours anciennes
Je connais bien la saison
Oui c’est vrai que l’on se prend tous des beignes
On pleure, on rit, on saigne
On la connaît la chanson ( Christophe Maé )

Espérer, attendre, craindre… les erreurs, le désarroi
Douter, pardonner et croire… ivresse et larmes de joie
Si ces émotions étranges m’étaient toutes inconnues
Que dans tes bras je m’endorme, je dirais « J’ai tout vécu » ( Frédéric Mey )

Jeudi poésie

Pour cette quinzaine c’est Colette qui est à la barre des croqueurs de mots. Elle nous propose une chanson ou une poésie sur le thème de notre choix.

Pour ce jour particulier du 11 novembre où l’armistice a été signée, j’ai choisi d’Alliette Audra

un appel à la paix: la colombe dans la peinture - le blog éclectique de mimi

Pax

Ô souvent je voudrais que la vie éternelle

Fût simplement cela : Quelques-uns réunis

Dans un jardin qu’embaume encor la citronnelle,

Réunis par amour dans l’été qui finit.

*

L’un d’entre eux serait juste arrivé de voyage.

On le ferait asseoir près de la véranda

Où est la lampe, afin de mieux voir son visage,

Son uniforme usé, sa pâleur de soldat .

*

La plus jeune viendrait le tenir par sa manche,

On n’oserait pas dire :  » Tu es pâle… » Et lui,

Devant cette douceur des très anciens dimanches

Souhaite pour pouvoir pleurer, qu’il fasse nuit.

*

Une voix s’élèverait alors, la musique

Même de jadis au milieu d’un grand respect

Et du coeur de chacun, dans le soir balsamique

Disant ces mots simples : Mes enfants, c’est la paix.

Poèmes choisis

Editions Pierre Seghers, 1964

Jeudi poésie

Martine à la barre des croqueurs de mots pour la quinzaine nous dit pour le thème :

Portrait d’un animal ou d’un objet .

Chats blancs : caractéristiques, surdité & plus belles races

A une chatte

Chatte blanche, chatte sans tache,
Je te demande, dans ces vers,
Quel secret dort dans tes yeux verts,
Quel sarcasme sous ta moustache.

Tu nous lorgnes, pensant tout bas
Que nos fronts pâles, que nos lèvres
Déteintes en de folles fièvres,
Que nos yeux creux ne valent pas

Ton museau que ton nez termine,
Rose comme un bouton de sein,
Tes oreilles dont le dessin
Couronne fièrement ta mine.

Pourquoi cette sérénité ?
Aurais-tu la clé des problèmes
Qui nous font, frissonnants et blêmes,
Passer le printemps et l’été ?

Devant la mort qui nous menace,
Chats et gens, ton flair, plus subtil
Que notre savoir, te dit-il
Où va la beauté qui s’efface,

Où va la pensée, où s’en vont
Les défuntes splendeurs charnelles ?
Chatte, détourne tes prunelles ;
J’y trouve trop de noir au fond.

Charles Cros

Et aussi parceque j’aime beaucoup les lapinous d’en face :

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Lapins

Les petits lapins, dans les bois,
Folâtrent sur l’herbe arrosée
Et, comme nous le vin d’Arbois,
Ils boivent la douce rosée.

Gris foncé, gris clair, soupe au lait,
Ces vagabonds, dont se dégage
Comme une odeur de serpolet,
Tiennent à peu près ce langage :

« Nous sommes les petits lapins,
Gens étrangers à l’écriture,
Et chaussés des seuls escarpins
Que nous a donné la nature.

Nous sommes les petits lapins.
C’est le poil qui forme nos bottes,
Et, n’ayant pas de calepins,
Nous ne prenons jamais de notes.

Et dans la bonne odeur des pins
Qu’on voit ombrageant ces clairières
Nous sommes les petits lapins
Assis sur leurs petits derrières. »

Théodore de Banville  

Défi 255 des croqueurs de mots

Martine ( clic ) à la barre des croqueurs de mots pour la quinzaine nous dit :

Décrivez un de vos défauts ou atouts physiques ou de personnalité en utilisant le plus possible d’adjectifs en gras dans l’extrait de la tirade du nez de Cyrano de Bergerac ci-dessous. Vous pouvez aussi utiliser d’autres adjectifs.

Agressif: Moi, Monsieur, si j’avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! 
Amical: Mais il doit tremper dans votre tasse !
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap! 
Descriptif:  C’est un roc ! . .. c’est un pic ! . . . c’est un cap !
Que dis-je, c’est un cap ?. .. C’est une péninsule ! 
Curieux:  De quoi sert cette oblongue capsule ?
D’écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ? 
Gracieux:  Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? 
Truculent:  Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? 
Prévenant:  Gardez-vous, votre tête entrainée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! 
Tendre:  Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! 
Pédant: L’animal seul, Monsieur, qu’Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamelos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! 
Cavalier:  Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau, c’est vraiment très commode! 
Emphatique: Aucun vent ne peut, nez magistral,
T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! 
Dramatique :  C’est la Mer Rouge quand il saigne ! 
Admiratif:  Pour un parfumeur, quelle enseigne ! 
Lyrique:  Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? 
Naïf:  Ce monument, quand le visite-t-on ?
Respectueux: Souffrez, Monsieur, qu’on vous salue,
C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue! 
Campagnard:  He, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !
C’est queuqu’navet géant ou ben queuqu’melon nain ! 
Militaire:  Pointez contre cavalerie !
Pratique:  Voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot !

Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :
« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »

Après l’excellente tirade de Cyrano, je ne me lancerai pas du tout dans ce que je considère comme mon défaut physique le plus évident . Nez en moins, il est un autre défaut dont je vais faire un descriptif : mes baguettes de tambour .

Peut – être est – ce du à ma fascination pour cet instrument dès mon plus jeune âge ( ici un an)

C’est bien curieux quand même ,

Si le cheveu de mes parents ondule

Chez moi, il y a com’ un problème

Quand le coiffeur le manipule .

Noces de palissandre | le bon coté des choses
mes parents

Cavalier agressif, la zizanie il sème,

Dans une toison, sans scrupule .

Epi naïf , partant seul en guerre,

Contre les ciseaux à l’assaut militaire.

Respectueux, l’homme de l’art s’incline,

Devant ce cran, point de combine,

Il en deviendrait presque admiratif,

Cet amical et prévenant dompteur de tifs.

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Jamais en effet ces derniers ne restent sages,

Gracieux sous la brosse après un tendre crêpage.

Cheveux plus que rebelles au pli emphatique

Au toupet truculent et souvent anarchique,

avec maman et mamy

Préférant encore le phanère campagnard

Au pédant bombage provoquant les regards.

Après tout, est – ce vraiment dramatique

S’il fait front et résiste à toute pratique ?

Jeudi poésie

Martine est à la barre du bateau des croqueurs de mots pour la quinzaine elle nous propose pour ce jeudi :

Portrait d’un homme ou d’une femme célèbre ou non ou autoportrait .

J’ai choisi de remanier un de mes poèmes pour ce thème.

Fichier:Venus botticelli detail.jpg

Une déesse,  les flots remontant,

Aujourd’hui charme le paysage,

Sur sa conque, pensive, elle attend,

Offrant sa nudité en partage .

*

Le velours de sa peau s’illumine

Caressé par Phébus le bienfaisant

Qui d’un pinceau habile dessine

Ses lèvres au sourire si plaisant

*

Et dans ses yeux s’éveillent d’infinis

Paysages aux ors resplendissants

Empruntés à l’ étoile, en catimini,

Où l’âme se pose en se réfléchissant.

*

Sa longue chevelure  en cet instant,

Comme  l’oiseau  sorti  de  sa cage,  

Coule  sur son corps en vagues sages,

Cachant ce mont de Vénus ravissant.

La naissance de Vénus.