Clic-clac

Le Clic Clac  chez Tortue ( clic)  , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.

Je vous propose ce rassemblement aperçu mardi lors de ma promenade . Ont ils l’intention de manifester ces oiseaux pour se plaindre de la grippe aviaire ? En tout cas, mouettes et cormorans avaient pris la pose ou la pause .

J’ai pu m’avancer assez pour les photographier avec mon portable, comme vous pouvez le constater elles sont tout au bout de cette digue

Jeudi poésie

Pour ce jeudi poésie ABC ( clic ) nous dit à votre bon coeur en regardant le coucher du soleil .

Je vous propose « Soleils couchants » de Paul Verlaine .

Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.

La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s’oublie
Aux soleils couchants.

Et d’étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants, sur les grèves,
Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
A de grands soleils
Couchants sur les grèves.

Serena

Pour les prénoms du mercredi à la cour de récré de Jill Bill un clic sur le logo.

S ereine dans ses habits d’apparat

E lle sait que son peuple l’admire

R eine de la mare d’abracadabra

E lle trône sur ce modeste empire

N égociant pour tout embarras

A vec le crapaud sans rien dire.

*

S erena aime jouer au pach A

E nfin tranquille, loin du héro N

R êver d’un charmant princ E

E namouré, venant la cherche R.

N aturellement au pays du cont E

A ussi, tout se résout par les baiser S

Défi 259 des Croqueurs de mots

ABC ( clic) à la barre du bateau des croqueurs de mots, pour ce défi 259, nous dit :

Tenues de soirée pour crépuscule, laisser vous guider par ce que vous inspire ces deux photos

Tenue de soirée, défi 258 :

Elle ne pouvait s’empêcher de regarder encore et encore les photos prises avec son portable ce soir – là. Comment aurait – elle pu se douter que ce serait la dernière fois qu’elle contemplerait la luminosité si particulière du soleil léchant de ses derniers rayons ambrés la silhouette des arbres . Peu à peu, les nuages avaient emporté avec eux les braises de ce feu vivifiant , ne laissant à l’horizon que la longue traine cotonneuse de la nuit proche .

Depuis, elle n’avait plus aucun contact avec l’extérieur, aucune fenêtre ne s’ouvrait dans la pièce où elle demeurait prisonnière. Elle essayait de se souvenir de ce qui s’était passé juste après la dernière photo. Un homme était arrivé sans bruit derrière elle alors qu’elle prenait les clichés. Une main sur sa bouche , une pression sur sa gorge et elle sombra immédiatement dans l’inconscience. Elle était bien incapable de raconter la suite. Elle avait mis un certain temps à réaliser ce qui lui arrivait tant le sang cognait à ses tempes avec force. Kidnappée ! Elle devait impérativement prévenir quelqu’un, car elle n’avait pas l’intension de moisir longtemps dans ce trou à rat. Le portable, glissé dans sa poche, lui procura un espoir, mais bien vite abandonné quand elle s’aperçut qu’un brouilleur de réseau empêchait tout contact avec l’extérieur.

Quand enfin, au bout de ce qui lui semblait une éternité, la porte s’ouvrit, elle sut qu’elle ne reverrait jamais plus les pentes boisées des Vosges, les corridors de sapins élancés menant aux cascades rugissantes. Elle n’entendrait plus les sons feutrés propagés par les flocons immaculés.

Elle avait fui l’Afrique où, dans son pays, le conflit se ravivait sans cesse entre deux camps adverses. Elle avait marché, marché, traversant de nombreuses contrées avec les migrants. Puis un jour, elle s’était arrétée en France dans le Nord – Est. Elle pensait que son tortionnaire, ce soldat violeur qui la voulait comme butin, avait abandonné ses recherches. Même s’ il s’était lancé à ses trousses, il n’irait pas la chercher dans cette ferme isolée des crêtes. Elle se trompait.

Il n’avait pas pris la peine de cacher son visage, il était là en face d’elle un sourire narquois aux lèvres. Il n’avait pas digéré l’affront de sa fuite, avait mis tout en œuvre pour suivre sa trace et là, maintenant, il voulait la voir trembler avant de la ramener au pays. Elle serait à jamais le trophée de sa chasse.

Tenue de soirée, défi 258 :

Le mot mystère

Pour le mot mystère chez Lilou un clic sur le logo .

Le mot à trouver : haguignètes . petits présents, étrennes .

Les anagrammes sont soulignées dans le texte déjà édité en 2017 .

Au village des Genets les nuits sont souvent agitées , c’est que l’Agnès et le Tanis s’y entendent pour mettre de l’ambiance . Tiens , qu’est ce que vous disais ,  les voilà  qui recommencent, c’est signé avec ces deux zouaves pas d’asthénie, y a pas d’heure pour les braves .

“ Nom d’un sac à vin , gagne petit,  où qu’ c’est y que t’as encore trainé tes guêtres, je parie que t’as éclusé tout l’étang en bibine anisée , le guinguet te suffit plus maintenant , si te veux de la gigue je vas t’en donner moi “

“ Quelle teigne tu fais l’Agnès, t’as donc rien d’autre à faire que d’être aguets pour me sauter dessus . Ouh vingt diou , qu’est que tu tangues , tu pourrais pas un peu stopper le roulis , je crois que j’ai la nausée . “

“ Ramassis de chiures d’iguane , si tu crois que je vas te faire une tisane, tu te fourres le doigt dans l’œil, t’as qu’à demander à ta  roulure à la peau satinée “

“ De qui que ça ?  qu’est que tu jactes là , j’ai  sauté personne “

“ Dis moi pas que t’es blanc comme neige , je te croirai pas ,  je t’ai ben  vu l’autre jour lui faire tes yeux de merlan frits à ta gitane de la haute  , même qu’ il t’aurait fallu une saignée tellement t’était rouge ! C’est pas  tes haguignètes  qui m’empêchent de voir clair ! Ah ça t’en bouche un coin que j’sois pas complètement gâteuse , quelle guigne hein !   “

« ………….. »

“Te dis plus rien , t’es aux anges nem donc , pignolo de bas étage , vla t – y pas que t’ m’as encore cassé une chaise , t’as vraiment du génie pour m’escagasser   ! “

Surprise

Atelier 152 et Récapitulatif du 151

Pour l’atelier 174 de Ghislaine un clic sur le logo

Mots : Oubli, soir, surprise, silence, faire, élan, encore, clarté. Autre choix de 8 mots : Défi, fête, esprit, riche, penser, souffler, trouver, sage.

Un texte avec des mots commençants par G.

****

Le soleil devait encore avoir eu la riche idée de faire la fête ailleurs. Oubli ou défi délibéré de sa part, je ne sais, mais la clarté n’était pas à son zénith ce samedi après – midi. Les courses matinales bouclées pour nourrir le corps , il me restait l’après – midi celles de l’esprit avec une sortie à la médiathèque avant le soir . Mes livres choisis, je rentrais tranquillement en voiture quand, surprise garantie , je dus stopper le véhicule devant un bipède bien particulier.

Je pensais qu’ une fois de l’autre côté de la rue le héron prendrait son élan pour s’envoler et trouver un point de pêche sur les berges de la rivière. Je lui soufflais même qu’il était plus sage de ne pas s’attarder dans ce secteur où la circulation pouvait devenir intense, surtout s’il montait les escaliers menant au pont.

Mais non, pas le moins du monde gêné par ma présence , il se mit à arpenter le bitume devant moi en silence. Je garai de suite la voiture sur le bas côté pour vérifier qu’il n’était pas blessé. Je tenais vraiment à vérifier qu’aucune aile était touchée. Il me laissa approcher à pratiquement un mètre, mes photos étant réalisées avec mon portable vous constaterez que je suis très près. Puis sans se presser, bien à son aise, il gagna les airs quelques temps pour se poser dans un parc proche. Réflexion faite, je crois qu’il s’agit du même spécimen aperçu près de nos garages. Je ne sais pas ce qu’il trouve dans le secteur mais visiblement il est à son goût et il ne semble pas le moins du monde effrayé par l’homme.

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo.

Toujours pour le thème de l’art naïf, je vous propose plusieurs œuvres d’Adolf Dietrich

Le jardin du voisin en automne 1931

J’aime beaucoup l’extrême précision avec laquelle l’artiste nous décrit ce jardin et le choix judicieux des couleurs qu’il emploie . L’automne et sa flamboyance se marie tres bien avec ce vert des parterres bien ordonnés . La cabane tonnelle ouverte est comme une invitation à venir arpenter les allées de ce jardin avant que le ciel ne s’obscurcisse plus durablement.

J’aime aussi beaucoup ce tableau de la martre ( 1954). Perchée sur un arbre mort, elle semble nous narguer en se rapprochant des habitations en hiver. On sent que l’artiste a pu bien l’observer pour transcrire fidèlement ses attitudes. Tout comme d’ailleurs dans ce tableau représentant un troglodyte mignon ( 1952).

Adolf Dietrich ( 9 novembre 1877 – 4 juin 1957) est né dans une famille de paysans pauvres du canton de Thurgovie( Suisse orientale) , il est le plus jeune des sept enfants. En découvrant ses talents graphiques exceptionnels, son instituteur lui propose de devenir lithographe. Mais ses parents refusent : leur fils est nécessaire comme ouvrier agricole. 

Dietrich reste dans la maison de ses parents pour le reste de sa vie. Parce que la petite ferme fournit peu de revenus, il doit travailler comme journalier dans une usine textile locale ainsi que dans les bois. Ce n’est que le dimanche qu’il est libre de s’adonner au dessin et à la peinture. Son premier carnet de croquis date de 1896, ses premières toiles de 1900. Il réalise ses œuvres sans aucune formation ni exemple ; mais il suit les conseils des peintres paysagistes de passage .

Pendant des années, Dietrich essaye sans succès de montrer ses œuvres au public.  Pour la première fois à  Constance en 1913, il obtient une certaine reconnaissance en Allemagne  , où il est associé au mouvement  Neue Sachlichkeitet et appelé le « Rousseau allemand ». En 1924, Dietrich peut cesser son travail à domicile grâce aux revenus encore maigres procurés par la vente de ses œuvres en Allemagne.

Avec le régime nazi et la fuite de son marchand d’art juif , les revenus cessent .  Cependant, les musées et galeries suisses s’intéressent peu à peu à Dietrich et sa percée internationale se produit en 1937-1938, lorsque l’exposition Les maîtres populaires de la réalité à Paris, Zürich, New York City, le présente comme principal représentant de l’art naïf.

Goldregen im Eugensberg, 1928 - Adolf Dietrich

Dietrich a conservé son style de vie modeste face à une renommée et à une demande soudaines pour ses œuvres. Il s’est cependant appliqué à commercialiser la production du « maître peintre de Berlingen », comme il s’appelait désormais lui-même. Parfois, il utilise (au gré de ses clients) des gabarits en carton pour la reproduction en série de motifs particulièrement appréciés. Seules les quelques œuvres tardives de Dietrich avant sa mort en 1957 ont indiqué un développement stylistique.

Les motifs des œuvres de Dietrich se limitent à son environnement immédiat à Berlingen et incluent des paysages ruraux, des animaux, des personnes et des natures mortes . Il crée toutes ses œuvres à la maison dans sa chambre, en utilisant des croquis au crayon, des photographies faites par lui-même, des animaux en peluche et des livres comme modèles. Fort de son sens de l’observation, Dietrich imprègne ses natures mortes et ses peintures animalières d’un sens aigu du détail.