Le mot mystère

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Le mot à trouver : Pulvérulence , c’est l’état d’une matière friable réduite ou qui peut se réduire en état de poudre.

Les anagrammes sont soulignées dans le texte. (rediffusion d’un texte de 2018).

La lueur de l’incendie  crève la nuit d’encre  s’étendant encore sur le village de Curne . Le  lever du soleil est encore bien loin quand le commissaire Reuven prévenu par les pompiers, arrive sur les lieux du drame. Renée revenue à elle après s’être évanouie , pleure à chaudes larmes la perte de tout ce qui faisait sa vie,  son exploitation qui n’est plus que pulvérulence. Seule Prune la chienne a pu sortir du brasier et se  précipiter dans la ruelle . Perle ,la jeune vache sur le point de vêler ,n’a pas eu cette chance, cernée par les flammes dans son box, elle  a péri comme tout le reste du cheptel en stabulation . Cruelle épreuve pour celle qui a repris la ferme depuis un an, son père, éleveur de highlands, ayant décidé de laisser les rênes à sa fille, certain que le pécule laissé et la vente des veaux lui assureraient un revenu suffisant.

Reuven s’énerve après son équipe qui prélève de multiples échantillons sur les lieux , mais  visiblement ses hommes tardent  à trouver une preuve.  Pourtant,  il est sur que  le feu n’a pas pris tout seul, il sait que Renée ne recule devant aucun investissement pour garantir la sécurité de son installation, un incident électrique est donc tout à fait improbable. L’inspection minutieuse des décombres se révèle quand même payante, puisqu’au bout d’une heure la capsule percée d’un produit inflammable en bouteille est ramenée au commissaire. Celle – ci a miraculeusement été épargnée par la chaleur. Maintenant le travail d’investigation peut commencer, une réelle trituration de cervelle pour chacun de ses collaborateurs,  mais qui aboutira à l’arrestation du responsable , le commissaire n’en doute pas un instant .

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Le mot à trouver est caponnière : logement couvert et creusé dans le fond d’un fossé sec , élevé de terre de deux pieds , couvert au dessus de planche et de terre d’où une vingtaine de soldats tirent par des embrasures .

Les anagrammes sont soulignées.

Je ne renonce jamais à vous parler de ma ville, là pour le mot mystère de cette année 2022, l’occasion est trop belle pour ne pas  vous remontrer la caponnière  Dex des remparts médiévaux de  Metz complètement rénovée .

Si vous avez la curiosité de regarder sur wikipédia vous allez vous pincer pour la reconnaitre( photo ci- dessus) , c’est la rançon certes de sa longévité mais sur cette photo, elle n’est vraiment pas mise en valeur . 

Tel un éperon fiché à la muraille, elle ne se contente pas de copier celle – ci , non elle l’enjolive tout en gardant sa fonction première celle de défendre le fossé .

Ancrée en bordure de Seille  , près de la porte des Allemands, elle  incarne un atout non négligeable dans la protection de la cité messine au Moyen âge .

Pour épicer encore mon propos,  je vous propose un petit zoom sur une de ses faces ,  la pierre de Jaumont qui a été   poncée,  rincée , nous révèle bien mieux un bas – relief  commandé par Philippe III Dex . Maitre échevin, il  occupait dans la ville un certain nombre de postes importants,  maitre des changes, gouverneur de l’artillerie de la cité et enfin gouverneur des Murs,  chargé de l’entretien de la muraille, il  a donc eu à cœur de la rendre singulière.

Aussi ne soyons pas étonnés de voir la tête d’un artilleur messin ( soldats qui tiraient au canon ) sur un boulet,  montrant aussi une paire de fesses bien  menaçantes pour éloigner les ennemis. Un avertissement utile pour tous ceux qui les croiraient capables de caponner. Ce soldat narguant les envahisseurs est censé être à l’origine de la chanson paillarde qui prône les qualités viriles de l’artilleur messin. Je ne vais pas vous énoncer tous les couplets , il me faudrait une encre sympathique pour l’écran mais juste le refrain :

Artilleurs , mes chers frères,

A ta santé buvons un verre

Et répétons ce gai refrain

Vivent les artilleurs ,

les femmes et le bon vin.

Une notoriété pour ces soldats dont  l’école impériale du Génie et de l’Artillerie basée à Metz dans l’ancienne abbaye de St Arnould se serait peut être bien passée .

Je ne saurais que trop vous conseiller le billet de notre regretté ami, “Marc de Metz”, sur cette caponnière, à lire  ici .

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Le mot à trouver : taphéphobie : peur d’être enterré vivant.

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

Sybelle est loin de souffrir de taphéphobie; habitée par un besoin irrépressible de poursuivre les lapins, elle n’hésite pas à glisser sa tête et même parfois plus dans le terrier où ils viennent de disparaitre.

Il faut dire que parfois ces drôles de zigotos n’hésitent pas à danser le hip hop ,à quelques mètres d’elle, quand elle est tapie entre plusieurs rondins de bois. Je comprends que cela puisse l’énerver un tantinet . Ebahie par tant de sans gêne, elle attend longtemps avant de s’élancer. Sa patience m‘épate , happée par l’observation minutieuse des lapins ( l’éclat de l’œil une vraie pépite ) , elle est capable de rester plusieurs minutes sans bouger un seul poil, l’art de l’affut dans toute sa splendeur. Pour la prochaine étape le saut et la course, elle arrive devant le terrier, pas aussi vite qu’elle le voudrait, car je suis loin de courir aussi vite qu’elle. Mais elle n’obéit qu’à son instinct de chasse malgré l’entrave de la laisse.

Pour celles et ceux qui voudraient savoir si, en totale liberté, un chat peut attraper et manger un lapin de garenne adulte, je laisse la parole à « Manouche »( le félin du jardin) :

 » Si l’on me demande quel épitaphe choisir pour Jeannot lapin, je répondrai que je ne suis pas poète mais que mes papilles l’apprécient largement plus que la pâtée et les croquettes, c’est pourquoi je n’hésite jamais à lui changer son habit de poils. Vous ne me croyez pas ? Voici la preuve en photos !

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Affliquet : petit bijou de parure agrafé au vêtement

La tequila, un vrai fléau dans ce ménage où Lufti ne voit pas les nombreuses qualités de son épouse mais plutôt la faute qu’elle pourrait bien commettre. Le doute se faufile insidieusement dans son esprit à chaque fois qu’Eulia quitte la maison . Est – elle vraiment partie chercher des graines de laitue ? Cette course invoquée lui parait de plus en plus futile, n’est -elle pas plutôt dans la futaie en train de courir le guilledou ? Son sang afflue dans ses tempes et son coeur se met à cogner très fort dans sa poitrine.

 » Une taffe me ferait du bien  » se dit – il et joignant le geste à la parole, il saisit son paquet de cigarettes et tire plusieurs bouffées histoire de retrouver un peu de calme .

Mais dès qu’elle pousse la porte d’entrée, à l’affut du moindre de ses gestes, il tique, un affliquet en ivoire est agrafé à sa robe. Elle n’arbore même pas un air fautif , non, elle a l’air de trouver cela tout à fait normal. Aussitôt il s’emporte, un filet de bave lui dégouline des lèvres pendant qu’il vitupère. Eulia évite de justesse la bouteille qu’il lance de toutes ses forces dans sa direction. Il n’est pas utile de chercher à dialoguer, la fuite est la seule issue pour elle . Elle court , court , manque de tomber dans une flaque . Paniquée en l’entendant la poursuivre , elle se retourne, il ne brandit plus de bouteille maintenant mais un couteau. Il ne lui reste plus que quelques mètres avant d’arriver à sa voiture. Aura – t – elle le temps d’ouvrir la portière et d’enclencher la sécurité ?

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le mot à trouver : uxoricide du latin uxor épouse et caedere tuer .

Un décor de rêve, cette petite crique en bord de mer, un lieu de rendez -vous bien connu des amoureux de la région. Une douce brise tempère la chaleur de ce début d’été, mais pour une fois les cieux ne vont pas se montrer favorables à Cupidon. Couchée dans le creux d’un rocher, Corie, à peine la trentaine, semble s’être endormie, mais il n’en est rien, l‘odieux sillon visible sur son cou en est le témoin, et son teint cireux montre que l’ange de la mort est déjà passé. Roide depuis combien de temps, le légiste ne peut encore se prononcer de façon précise. Ayant à coeur de donner au commandant Edric les éléments qu’il maitrise , il lui précise que la corde utilisée pourrait être un bout de bateau si l’on se réfère à la largeur de la trace laissée. D’autre part il note que la croix de la chaine de la victime est posée seule sur le front , une sorte de signature.

« Uxoricide » s’écrit Edric  » le credo du mari , animateur de voile , la fidélité sans aucun doute, puisqu’il en réfère à la foi religieuse. Il s’est cru autorisé comme dans l’antiquité à tuer son épouse pour cause d’adultère afin de laver son honneur . J’ai même ouï – dire que le mari sous Auguste n’ avait le droit de la tuer que si elle était prise en flagrant délit d’adultère dans le domicile conjugal, la femme étant propriété maritale. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à obtenir les aveux du mari. Surtout que personne ne le rudoie, il a signé son crime , il se mettra à table facilement « .

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Le mot à trouver : dyschromatopsie = anomalie congénitale ou accidentelle dans la perception des couleurs .

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

Marise en poussant la porte de la chambre de Mario manqua d’avoir un infarctus du myocarde. Elle tomba sur un véritable dépotoir. Des paquets de gâteau vides gisaient sur le sol , accompagnés de quelques papiers de bonbons aussi. Des cahiers ouverts semblaient attendre leur envol loin du bureau. Les phasmes du terrarium au couvercle passoire , étaient partis en croisade un peu partout dans la pièce , avec le secret espoir désormais de gagner l’extérieur. Ils escaladaient la pile de vêtements posés sur les chaises à leur rythme , escaladaient le mur en direction de la fenêtre bien évidemment fermée.

L’ado amorphe sur sa chaise mâchouillait des pistaches , les yeux presqu’en mydriase devant le gang des pyramides , un jeu vidéo qui monopolisait toute son attention. Marise essaya bien de dompter sa colère, mais là franchement , elle ne pouvait plus chipoter ,il avait dépassé les bornes.

 » Nom d’une pipe Mario , comporte toi en garçon responsable , ce n’est pas permis de vivre dans un tel capharnaüm. Tu commences de suite à ranger , inutile de miser sur ma sympathie pour retarder l’échéance!  »

 » Mais m’an tu sais bien que je suis atteint de dyschromatopsie ! « 

 » La bonne excuse , hypocrite, mélanger les couleurs n’a rien à voir avec cette flémingite aigue qui aspire toute ta volonté. Pas de triche , le repos c’est après l’effort, compris ? ! « 

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Le mot à trouver : librocubiculariste

Les anagrammes sont soulignées .

« Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. (Molière : Le Bourgeois gentilhomme) »

Un remerciement que je retourne illico à Lilou, car comme monsieur Jourdain qui fait de la prose sans le savoir, je suis librocubiculariste sans m’en être doutée une seule seconde. Libro quoi ? Je vous vois lever le sourcil . Mais non, je ne scribouille pas n’importe quoi . Il suffit de bousculer un peu les neurones endormis , de les solliciter un maximum pour retrouver le latin qu’ils ont emmagasiné , il y a bien longtemps maintenant. Bonne pioche, nous voilà sur orbite, je récupère « liber le livre » et « cubilum la chambre ». Après pour le suffixe iste , il définit la personne s’adonnant à cette activité . Donc tout s’explique avec ce genre d‘outils pour décortiquer les mots .

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il m’est impossible de faire la culbute dans les bras de Morphée sans avoir au préalable parcouru les pages d’un livre. La lecture occulte toutes les carabistouilles de la journée, le moindre souci s’efface des la première page comme par magie. Allez savoir pourquoi les scènes de crime d’un polar restent tranquillement à leur place sans obscurcir durablement votre nuit ni vous tirailler hors du lit , un vrai mystère. J’avoue que la même scène parait nettement plus brutale voire atroce sur un écran, vous empêchant de fermer l’œil durablement .

Quant au meilleur endroit pour s’adonner à la lecture, dans l’absolu je répondrais bien tous , le lit n’ayant quand même pas l’exclusivité.

Voilà un moment que je n’ai pas renseigné la rubrique  » j’ai lu », aussi vais – je clôturer cet article avec les romans lus récemment .

Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture.
Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier… Comment se reconstruire dans de telles conditions ?
Mais voilà que soudain, les squelettes des enfants disparus vingt-cinq ans plus tôt, enfermés dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier…

Scotchée dès l’ouverture du livre , on ne peut que se laisser prendre par l’histoire que nous raconte Olivier Norek. Celle de cette policière qui devra apprendre à s’accepter telle qu’elle est . Comme le dit l’auteur  » J’ai voulu dans Surface aborder le thème de l’acceptation. Si vous ne faites pas de lumière, vous n’attirerez pas les papillons, me disait un psychiatre. Si vous ne vous acceptez pas, personne ne le fera …Me voici, comme je suis, avec ce que j’ai de fort et avec ce qu’il me manque. Me voici, cassé, de guingois, mais unique. C’est ainsi que j’ai inventé ma première héroïne, Noémie Chastain. Je voulais parler d’une femme forte, déterminée et ambitieuse… alors pour la rendre encore plus exceptionnelle, je l’ai d’abord détruite. Si vous aimez Noémie, c’est pour ce qu’elle est, pas pour ce qu’elle représente à la surface. »

Dans ce livre pas de temps mort, des fausses pistes, des rebondissements , un polar intense et addictif .

Face au mal qui se propage et qui a tué sa fille.

Pour les millions de victimes passées et les millions de victimes à venir

Virgil Solal entre en guerre, seul, contre des géants.

Un roman qui mêle fiction et réalité avec talent . On peut parler d’un roman policier mais il est loin de n’être que cela , c’est un véritable plaidoyer pour la prise de conscience de l’homme de son impact laissé sur la terre . Un véritable docu fiction que Norek nous donne à lire . J’ai été tres impressionnée par toute la documentation que partage l’auteur. Toutes les données chiffrées sont exactes, toutes les aberrations du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, tout est minutieusement référencé.

« C’est bien l’Homme la victime, et pas la planète. La planète n’a que faire de ses habitants. La Terre a 4 milliards 600 millions d’années et nous, à peine trois millions. Nous existons depuis 0,0002 % de son existence. Nous sommes un mauvais rhume, une intoxication passagère, et nous disparaîtrons pour la laisser tourner encore des milliards d’années. Elle ne craint rien, elle patientera jusqu’à notre mort. »

« Pierre et Claire sont éditeurs en ce début de XXIe siècle. Un grand groupe s’intéresse à leur maison.
La vendront-ils ? Et à qui ?
Ils sortent beaucoup, voient tout le temps Mathieu, leur ami écrivain.
Autour d’eux, Paris est en train de changer.
Leur génération vieillit. Cela meurt. Cela divorce.
Heureusement, les prix d’automne vont toujours à de mauvais livres.
Rentrée littéraire est un roman nostalgique. C’est aussi une histoire d’amour. Il n’y a pas de mal à ça. »

Un roman léger, nostalgique très parisien où les mondanités s’imposent . Pas franchement ma tasse de thé .

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La personne à trouver : Louise Michel .

Connue pour son engagement politique pendant la commune de Paris, condamnée à la déportation à vie en Nouvelle – Calédonie , Louise Michel est aussi une pionnière du féminisme . Elle ne supporte pas que les femmes soient sans cesse humiliées , qu’on les musèle de mille façons et le fait savoir dans ses mémoires .

« La question des femmes est, surtout à l’heure actuelle, inséparable de la question de l’humanité. »
« Les femmes, surtout, sont le bétail humain qu’on écrase et qu’on vend », avant de lancer : « Notre place dans l’humanité ne doit pas être mendiée, mais prise. »

De même elle cloue au pilori ceux qui pensent que la prostitution peut se résoudre par le biais des maisons closes . Tous les hommes pour elle sont mouillés dans cet esclavagisme particulier riches ou pauvres.

« Il y a entre les propriétaires des maisons de prostitution échange de femmes, comme il y a échange de chevaux ou de bœufs entre agriculteurs ; ce sont des troupeaux, le bétail humain est celui qui rapporte le plus. […] Si les grands négociants des marchés de femmes qui parcourent l’Europe pour leur négoce, étaient chacun au bout d’une corde, ce n’est pas moi qui irais la couper. […] Est-ce qu’il n’y a pas des marchés où l’on vend, dans la rue, aux étalages des trottoirs, les belles filles du peuple, tandis que les filles des riches sont vendues pour leur dot ? L’une, la prend qui veut ; l’autre, on la donne à qui on veut. La prostitution est la même […] Esclave est le prolétaire, esclave entre tous est la femme du prolétaire »

Un film retrace une partie de sa vie ,  » Louise Michel la rebelle  » avec Sylvie Testud comme interprète. L’action se déroule pendant sa déportation et son exil. Cette approche a plu à l’actrice car c’était un épisode méconnu de sa vie . « J’avoue que si le film avait porté sur Louise Michel la revendicatrice, je n’aurais sans doute pas accepté. Les idéologies me paraissent souvent complexes à interpréter, et les contestataires jusqu’au-boutistes, ont tendance à m’effrayer. Mais, en déportation, Louise va se révéler une incroyable et courageuse résistante, prenant la tête des autres exilés, veillant sur eux, et, surtout, nouant un lien inédit – invraisemblable pour cette époque ! – avec les kanaks. » Elle continue de vouer à l’école un attachement indéfectible , elle apprend la langue canaque et enseigne à Nouméa .

J’ai vu ce film poignant et émouvant , je vous le conseille même si les critiques presse ne sont pas unanimes . Un très beau portrait de cette femme qui jusqu’à sa mort gardera le pouvoir de dire non , admirablement interprétée par Sylvie Testud.

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Le mot à trouver : rigaudonner : se livrer à une folle joie populaire.

 » Crévindiou ! C’est dingue , ma daronne ne va pas me croire quand je lui dirai que je n’ai vu qu’ une vague rose qui inonde toute la ville  »

Rodrigue , le ragondin, n’en revient pas. Il a l’habitude de rogner tranquillement le bord des berges le dimanche matin sans être dérangé. Là, aujourd’hui, c’est pire que le périph’ aux heures de pointe .

 » Pas moyen de casser la graine tranquillement , et pas une qui daigne nous laisser une rognure de bectance ! » acquiesce Adrien, le colvert

 » Dis donc Adrien , sais tu ce qui se trame aujourd’hui ? C’est – y qu’on rigaudonne ce premier mai ? « 

 » Non mais quel ringard , nul rigaudon sur les quais ! Engourdi de la comprenette, t’es pas au jus mon pote , c’est la Messine !  »

 » La Messine, mais qui que c’est y donc ? Elles sont toutes messines, ces dames et demoiselles en rose qui passent .  »

 » Pff ! Quel balourd, tu aurais du demander à l’ondin du plan d’eau, je suis sur qu’il aurait pu te rencarder. Personne ici n’ignore ce qu’est la Messine .  »

 » Bon alors tu l’éclaires ma lanterne ?  »

 » C’est une course qui draine de nombreuses participantes, adaptée à l’âge et aux capacités de chacune . Un rassemblement festif pas anodin puisque l’argent récolté ira à la lutte contre le cancer du sein. Allez te bile pas , demain matin les berges auront retrouvé leur calme »

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Ultracrepidarianisme : donner son avis sur une question dont les connaissances nous échappent .

Ernest ,attablé au comptoir du café de la lune , ne démentira pas ses propos tenus à la dernière réunion du conseil municipal . Ils peuvent bien parler d’ultracrepidarianisme les initiés de la mairie, il continuera à donner son avis quand ça lui chante, même au risque de se ridiculiser, surtout quand il a un peu trop tutoyé la bouteille. Pour l’heure, il explique à qui veut bien l’entendre que personne ne peut le mettre au placard sous prétexte qu’il n’a pas les mêmes critères que ses détracteurs. Son particularisme , il sait anticiper les réactions du corps humain, voilà tout ! Alors pourquoi ne pas en faire profiter les autres ?

Pour lutter contre le coronavirus par exemple, inutile de suivre tous les conseils des médecins, non, un changement alimentaire radical suffit. Un régime de nature à vous lessiver l’intérieur de la tuyauterie, rien de tel pour se protéger des particules comme il les appelle. Le médical , il se targue de le manipuler sans connaissance approfondie. Il peut vous prescrire aussi bien un verre de schnaps à jeun quotidiennement, qu’un régime de jus de légumes . Incapable de discerner avec lucidité les manipulateurs sur les réseaux sociaux qu’il idéalise , d’une crédulité sans borne, il relaye tous les délires . Il ne recule devant aucune contradiction, et si certains s’en amusent d’autres s’en inquiètent .