L’ancienne gare de Metz

À l’occasion des journées du patrimoine , nous avons eu l’occasion, Mireille du Sablon et moi, de découvrir ce bâtiment qui abritera bientôt le centre statistique de Metz de l’INSEE. Une fois sorties nous avons pu remarquer que nous n’étions pas les seules à avoir eu cette idée, la file était impressionnante et gagnait même la rue Henry Maret

C’est en effet la toute première fois depuis le début des travaux que le bâtiment est accessible au public . Le cachet néo- classique de l’époque a été bien conservé et remarquablement remis en état, avec cette pierre de Jaumont si chère aux messins .

De nombreux tableaux permettent de connaitre l’histoire de cette gare inaugurée en 1878.

Désaffectée en 1908 en raison de la mise en service de la gare actuelle. Jusqu’en 2014 elle a été occupée par la délégation régionale de la SNCF.

Des carrelages fabriqués par Villeroy et Boch provenant du hall de départ ont été conservés .

Les plaques KPEV ( Königlich Preussische Eisenbahn Verwaltung = Administration Royale des chemins de fer Prussiens) étaient installées sur chaque locomotive et voiture voyageurs.

Un petit aperçu de ce que nous avons pu voir une fois entrées dans cette ancienne gare .

Pour voir les photos en grand dans ce mix , un clic sur chacune d’entre elles .

Bon dimanche à tous

Atelier Ghislaine 163

Pour l’atelier 163 de Ghislaine un clic sur le logo

Les mots : Futur, raison, attente, complice, quand, lorsque, maintenant, pourquoi.

Un texte contenant , » Soudain j’ai su  » et se terminant par  » Hélas, on ne peut rien y changer »

En voyant de l’extérieur le monastère royal de Brou, soudain j’ai su que la visite allait être passionnante. Vous aurez raison de me demander pourquoi . Déjà parceque ce monument exceptionnel est né de la volonté d’une princesse européenne : Marguerite d’Autriche (1480 – 1530) fille d’empereur , duchesse de Savoie et régente des Pays Bas . Puis parcequ’il abrite un musée riche d’un certain nombre de tableaux.

Maintenant, je ne vous parlerai pas tout de suite de l’exposition « Suzanne Valadon et ses contemporaines » par laquelle nous avons commencé quand nous avons franchi la billetterie. Je sais, en ce moment je prévois beaucoup d’articles dans le futur mais il faut songer quand même à ne pas surcharger celui – ci, qui comme vous le remarquerez, est dense.

Donc lorsque nous nous sommes retrouvés dans le premier cloitre, celui des hôtes nous avons appris que le bâtiment côté porche était destiné à loger Marguerite d’Autriche et sa suite . Il est entouré au rez – de – chaussée de galeries voutées d’ogives et à l’étage de galeries plafonnées.

En liaison avec l’extérieur et la communauté des moines il accueillait des hôtes de passage.

L’église édifiée en hommage au mari défunt de la princesse , Philibert le Beau, vous laissera sans voix. La profusion de son décor, les élégants tombeaux sculptés de marbre , la toiture aux tuiles vernissées multicolores tout confère à en faire un joyau du gothique flamboyant.

Vous ne pourrez qu’échanger des clins d’œil complices en voyant les magnifiques sculptures des stalles de chêne,

le monumental baldaquin de pierre du tombeau de Marguerite, peuplé de statuettes de saints et saintes,

le tombeau de Philibert où le défunt est représenté deux fois ( une fois vivant les yeux ouverts, l’autre mort dans l’attente de la résurrection ).

Le jubé est un des rares conservé en France, il sépare le chœur de la nef et supporte un passage reliant la chapelle de la princesse à ses appartements.

Après avoir traversé les appartements de Marguerite d’Autriche nous voici au niveau du dortoir et des cellules des moines. Ces espaces abritent l’essentiel des collections de peintures mais une cellule est restée intacte

Le contraste est saisissant par rapport aux appartements du Prieur qui possèdent de grandes fenêtres , cheminées, parquets et lambris.

La hiérarchie prime, même en ce qui concerne les moines à cette époque, hélas on ne peut rien y changer ( la révolution française un peu plus tard verra les choses autrement )

Pour vous donner une idée de l’ensemble du monastère voici une maquette de la construction .

Le château de Lutzelbourg

Pierre, fils du comte Frédéric de Montbéliard, devient à la mort de sa grand mère l’héritier du magraviat de Suse. Mais le titre est revendiqué par l’Empereur Henri IV. Par obligation, Pierre doit alors s’établir sur ses terres ancestrales entre Philippsbourg et la vallée de la Zorn. Peu de sources mentionnent le nom de « Lutzelbourg », qui vient de Lutzel Burg signifiant Petit Château, avant le XIIe siècle. Il n’apparait qu’en 1126 dans la notice de fondation du couvent de Saint Jean Saverne par le Comte Pierre de Lutzelbourg. Pierre prit ce nom en entrant en possession du site.

Vers 1100, Pierre négocie l’échange du prieuré de Saint Quirin   avec castel de Lutzelbourg à l’abbaye de Marmoutier  en Alsace. Réginald sera le seul fils de l’union de Pierre et Ita, sa mort quelques jours après Noël 1142 laisse le comté sans descendance. C’est le cousin de Pierre, l’évêque de Metz Étienne de Bar , qui en reçoit la souveraineté vers 1150 et en donne la garde aux premiers Seigneurs de Lutzelbourg.

Deux familles ont eu un rôle important dans l’histoire du château entre le XIIIe et le XIVe siècle : les seigneurs de Fénétrange et les Lutzelstein se partagent la possession du domaine et y imposent successivement leurs lois (droit de péage à Lutzelbourg par exemple). Ils sont évincés vers 1450 par les comtes Palatins lors de la conquête du château.

En 1523, Louis le Pacifique ordonne la destruction du château de Lutzelbourg pour stopper les convoitises de Franz de Sickingen .

En 1840, les ruines du château de Lutzelbourg ont été sauvées de la démolition par Adolf Germain, notaire à Phalsbourg, car les propriétaires souhaitaient vendre les matériaux de la ruine aux entreprises qui construisaient la ligne de chemin de fer.

Classées aux monuments historiques depuis 1930, les ruines du château sont à la commune depuis 1977. Si vous voulez en savoir plus un clic ici