Qu’il est doux …

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1 Heure, bleu, souci, cesser, côtoyer, vivre, éternité, oubli.

2 Evader, aube, nocturne, silence, humble, embellie, jouvence, ouverture.

3 un texte avec au moins 5 mots commençants par B

1 Qu’il est doux de côtoyer l’heure bleue , celle du sans souci où l’instant devient éternité. Sans cesser d’être à l’écoute du murmure constant de la nature, vivre chaque seconde pleinement, une occupation à plein temps qui jamais ne sombre dans l’oubli.

2 Dans le silence des premières heures de l’aube s’estompent avec les voiles de la nuit les peurs nocturnes . Elle arrive enfin l’embellie pour l’âme tourmentée , une vraie cure de jouvence . Loin de parader , l’esprit reste humble mais saisit cette nouvelle ouverture pour s’évader sur les chemins du coeur .

3 Sans bavure le soleil brille . Bravo Barnabé, belle leçon de boxe, tu l’as bien baladé ce bougre de Médard qui n’aime que les cieux blafards et les bruines en boucle . Beau bluffeur, brandissant billevesées et balivernes, c’est les bras ballants que maintenant il boit sa défaite.

Comme le dit le dicton :

 » Pleurs de Saint-Médard, quarante jours bousards » mais  » Le soleil de Saint Barnabé , à Saint-Médard casse le nez. »

Au fil des années .

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Les mots :

Clamer, ennemi, gare, nuit, mémoire, bougie, vaciller, année.

et tableau, exhiber, signe, incruster, encre, exposer, femme , œuvre

Au fil des années l’ennemi s’est incrusté sans crier gare. Il n’ exhibe pas de suite son œuvre , les signes avant coureur sont plus que discrets . Il ne clame jamais ses faits d’armes, non, il se contente de faire vaciller une à une la flemme des bougies de la mémoire et plonge progressivement ses victimes dans une nuit d’oubli. Femme , homme, peu lui importe , noir d’encre est le tableau qu’il expose sans que personne ne puisse l’en empêcher.

à l’assaut des vagues

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Les mots :

Pourfendre, estourbir, forteresse, assaut, lance, envahir, trêve, défendre.

Ange cerbère, dragon, farfadet, innocent, volonté, subir, feu

et un texte avec au moins 5 mots commençants par V.

Viviane, pompier volontaire dans le massif vosgien est l’ange gardien des forêts de résineux, une vraie vocation pour cette adepte de la varappe . Elle se transforme en véritable cerbère quand il s’agit de protéger « ses arbres » du dragon à la langue de feu qui dévore tout sur son passage. Les innocents farfadets n’ont rien à voir avec ces incendies d’été qu’elle traque inlassablement. La volonté de nuire de certains ou l’inconscience des promeneurs sont à incriminer. Mais pour l’instant, elle a troqué les pentes boisées des Vosges contre d’autres crêtes et elle compte bien les parcourir à sa guise.

En vacances pas question pour elle de lézarder sur la plage. Non, elle ne vient pas pour le farniente. C’est une guerrière qui ne vacille pas le moins du monde en partant à l’assaut des vagues du vaste océan avec sa planche de surf. Avec cette lance particulière, elle aime pourfendre la forteresse qui sans trêve dresse ses murs devant elle. Jamais elle ne laisse la peur l’envahir . Maintes fois, elle livre le combat se défendant comme un preux chevalier contre ces rouleaux qui peuvent l’estourbir . Vedette incontestée de la plage des vanesses, elle virevolte sans cesse, se lovant dans le curl et prenant le virage à toute vitesse pour revenir vers l’écume.

Anniversaire blog Ghislaine 18 ans

Tout d’abord un joyeux anniversaire à ton blog Ghislaine , je suis remontée jusqu’à cette 49 ème édition du 28 juillet 2010, je pense que c’est ma première participation.

Dans le cadre de l’atelier 49 de  Ghislaine

Le jour n’en finissait pas de mourir, les dernières lueurs faiblissaient
 plongeant la ville dans une atmosphère troublante. D’un coup sec le
clap déclencha la première prise de la caméra.

Zoom avant :

La silhouette dans la cuisine du petit pavillon de l’impasse des chats perdus n’était pas fictive, Angela se força à maitriser sa peur, l’homme qui se trouvait à l’intérieur avait forcé la porte.

Elle s’avança sur la pointe des pieds prenant soin de ne pas faire crisser les petits gravillons de l’allée. Elle stoppa  net quand elle aperçut l’homme à l’extérieur qui s’apprêtait à descendre les marches de la cave.

« Mon Dieu qu’a – t il fait ? » se surprit elle à penser. Plus curieuse qu’affolée, elle se glissa derrière le lilas et s’approcha du soupirail.

Ce qu’elle vit la sidéra …..

L’homme était en train de lire méticuleusement toutes les étiquettes des pots de confiture rangés sur l’étagère quand soudain il s’arrêta devant une gelée de groseilles et framboises de l’année. Il s’en saisit, l’ouvrit  et commença à
déguster frénétiquement  la confiture donnant  à son sourire béat une allure de vampire assouvi.

Angela se retint non sans mal d’éclater de rire et se décida enfin à appeler la police.

******

Je me suis basée sur mon écrit du 26 aout 2010 pour l’anniversaire de ton atelier de l’époque.

’ai  découvert un beau jour de juillet ton atelier  

O eil rivé sur l’ordi le jeudi c’est la lecture

Y in ou yang, les deux faces de l’écriture.

E n riant  tu nous offres dans cet univers si particulier

U n passeport pour la découverte expérimentale,

ou Y peu importe le genre, peu importe la finale

****

vec toi les mots s’écrivent en lettres capitales.

e change rien, ni la lumière, ni les dédales.

octurne ou pas je serai au rendez vous,

I l est difficile de résister à l’attrait de tes défis

V erbes et noms alors sur l’écran se bousculent

E pousant l’article, endossant la majuscule .

ien n’est aussi beau que la langue qui se confie

S a mélodie  partagée avec les fidèles ami(e)s

h le plaisir de trouver sous leur plume réunie

Il était une fois au pays …des histoires à l’infini

ires et commentaires sans hiérarchie

nfin en somme tout ce qui nous enrichit.

Glissent les heures ….

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Les mots : Glisser, plisser, délice, caprice, malice, tisser, complice, aimer.

et

Un texte avec au moins 5 mots commençant par T.

Glissent les heures complices

Loin de l’ennui des caprices

Aimer, dans sa toile tisse

L’écume des jours délices

Plissant la vague en coulisse

Tic tac tic tac, ta tension tiraille ta tête,

Trompeur, ce tantra tranché te taraude.

Timidité triomphant sur tous les tableaux

Taratata , ton teint tomate te trahit.

Troque ton trop plein,

Tu ne trembleras plus.

Et saute et saute.

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Cabotine, colline, badine, copine, domine, combine, chemine, butine.

Sybelle , la cabotine

Trouve toujours la combine

Pour être celle qui domine ,

En guettant celle qui butine,

Loin des ruches de la colline.

Mais si la bête se débine,

Lentement elle chemine

Dans sa cour de citadine,

Et joue avec les badines

Que lui offre sa copine

J’aurais du me douter en la voyant attirée par tous les sommets de l’appartement qu’elle n’en resterait pas là. Le saut semble en effet son sport favori. Comme à son habitude, elle était en train d’effectuer sa sortie jardinières sur le balcon ( pas de fleurs cette année ! ) , toujours sous surveillance, quand je surpris son regard vers le rebord de fenêtre de la chambre. Elle ne soupesa pas longtemps le pour et le contre et malgré mon « non » énergique, elle s’élança en direction de ce nouveau lieu à investir. Inutile de vous préciser que mon sang n’a fait qu’un tour. Par chance, la fenêtre de la chambre était ouverte et, sans attendre, je pus la récupérer avant qu’elle n’entame un scabreux retour sur la grille du balcon.

Même si j’admire son savoir – faire, sa souplesse, je ne lui laisse plus maintenant le loisir de recommencer, elle retourne sur le balcon mais avec laisse et collier. D’ailleurs depuis qu’ elle a gouté à l’ extérieur, elle sait se manifester devant la porte d’entrée, un signal des plus évident pour une promenade dans la cour. Encore un peu sauvage, elle cherche souvent à se cacher derrière les hortensias, mais peut être n’est ce qu’une stratégie pour guetter les pigeons. Par mesure de sécurité , je ne peux la lâcher complètement, car habitant une rue très passante, sa vie serait suspendue au bon vouloir des automobilistes.

Ralentir, observer, rêver

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Un texte avec au moins 5 mots commençant par R.

Inutile de résister quand le soleil se montre généreux , il n’existe rien de plus agréable que de se retrouver au parc de la cavalerie . Le roucoulement des ramiers, le cancan des canards, vous rappellent que vous entrez dans un univers différent loin de l’agitation urbaine. Les saules pleureurs plongent leurs branches dans la rivière, pieds dans l’eau ils ne peuvent trouver meilleure place.

Il n’est pas rare non plus de trouver des cerisiers sauvages. Inutile de préciser que quand l’été arrive, ils sont soumis à une rafle en règle , autant par les oiseaux que par les bipèdes .

Ralentir, observer, rêver, un panneau nous incite à retrouver le bon rythme dans cet endroit à la tonte et l’entretien raisonnés . Tout est conçu pour laisser à la faune et à la flore, une place privilégiée. C’est un lieu de rendez – vous pour les hérons, les ouettes ( et non les couettes comme m’avait mis le correcteur d’orthographe ! ) d’ Egypte, les colverts, j’y ai même aperçu une fois un faisan . Vous en oubliez la réalité , car oui, vous êtes à dix minutes à pied de la cathédrale. Pour recharger vos batteries personnelles, cette promenade est vraiment recommandée .

Quand le soleil ….

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Armoire , livre, linge, changer, soleil, plafond, nuage, bijou

Un texte avec au moins 5 mots commençant par P.

Quand le soleil dans l’armoire du jour

Choisit le linge de chaque nuage

Il livre des bijoux en partage

Changeant le plafond du ciel alentours .

Pourpre pénétrant pas à pas

Prête à peindre sans peine

Peupliers, platanes, paulownias.

Parcours d’artistes

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Fidèles à ce rendez – vous depuis quelques années, nous nous sommes tirés sans mal ce dimanche de notre canapé pour aller à la découverte des artistes exposant en ville. Passés le pont des morts nous avons obliqués à gauche direction la basilique St Vincent . Là nous avons découvert le travail de Laurent Brunel, une forme baptisée Mc Guffin . Comme une symphonie mise en boite , elle se décline à l’intérieur de la nef, donnant lieu à de multiples interprétations . Je vous montrerai prochainement la situation insolite de celle ci dessous .

Au bout de l’allée centrale l’installation « les Héritiers » nous a interpellés . Elle provoque à elle seule un choc, la honte de voir condamnée toute une partie de l’humanité à cause du nucléaire. Elle ne peut qu’entrer en résonnance avec tout ce qui se passe en ce moment dans l’actualité . Quand la voix d’Yves Thouvenel retentit pour ce témoignage oral post Tchernobyl tiré du texte de Svetlana Alexievitch, nous ne perdons pas une seule de ses paroles,

tout comme les notes qui s’échappent de la trompette de François Drapier qui donnent à ce moment une portée particulièrement poignante dans ce cadre d’exception.

Si vous êtes dans la région , n’hésitez pas à venir les écouter à la basilique St Vincent , le parcours d’artistes de Metz se poursuit jusqu’au dimanche 27 mars et c’est à 17 heures tous les jours à partir de demain.

Naturellement surprise …

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Rêve, doute, demain, passé, charme, village, calme, coton

et Amour, vie, temps, couper, montrer, mérite, bien, enlace.

un texte avec des mots commençants par N.

Nul coton soyeux dans ce ciel de mars, point de doute , les nuages ont gagné d’autres villages et le calme est revenu après les dernières tempêtes de février . Naturellement surprise par ces arbres ayant conservé leur parure, charme d’un passé automnal, je me demande si la feuille rêve d’un demain encore ambré où elle mènerait sa vie comme elle l’entend, en dehors du temps qui passe. N’aurait elle pas coupé les ponts avec sa destinée, bien décidée à enlacer la branche avec amour, montrant ainsi qu’elle a du mérite à résister à la nécessité des saisons. Négligeant l’appel normal de la terre, elle se mire dans l’onde, tel Narcisse naïvement persuadé que son apparence est figée pour l’éternité .