Souveraine

Pour les prénoms du mercredi à la cour de récré de Jill Bill un clic sur le logo .

Un grand merci à Patrick qui me permet de partager  ses superbes créations . Un clic sur l’image pour découvrir son blog.

S i tu cherches le pouvoir à tout prix

O ubliant ton humanité au passage

U n jour ton ambition dans un cri

V iendra ternir ton vrai message

E lle s’imposera en mesquinerie

R évélant à tous ses dommages

A lors tu subiras les moqueries

I l te faudra changer d’ image

N e plus compter être à l’abri

E t consulter enfin les sages

Le mot mystère

Pour le mot mystère chez Lilou un clic sur le logo.

Le mot à trouver : kakemphaton: une phrase que l’on peut entendre de plusieurs façons homophones pouvant être synonyme de calembour.

Les anagrammes sont soulignées dans le texte.

Fichier:Kakapo (Striops habroptila)-6.jpg

Hélios, le jour où il retrouva son fils, élevé seul par sa mère Clymène, lui fit une promesse bien imprudente.

 » Tu peux me demander ce que tu voudras je te l’accorderai. En attendant je t’ai ramené ce kakapo pour te tenir compagnie, tu verras il est tres rigolo, c’est le meilleur en kakemphaton  »

Phaéton remercia son père non sans s’être renseigné sur la signification de ce nom barbare et s’en alla avec ce drôle de perroquet. Les jours suivants l’oiseau l’épata par sa manière de jouer avec les mots en chantant à tue – tête.

Pour faire un tube de toilette
En chantant sur cet air bête
Avec des jeux de mots laids
Il faut pondre des couplets
Permets que je te réponde
C’est sûr, faut que tu les pondes
Bon, mais que dois-je pondre
Que ponds-je, que ponds-je?
Pot podet pot pot
Le dernier mot qui t’a servi était « ponds-je »
Serviette, éponge! Parfait!

Allez vas-y, je vais t’aider
J’apprécie quand de toi l’aide
Gant de toilette
Me soutient, cela va beau
Ce lavabo
Coup plus vite c’est bien la vé-
C’est bien lavé
-Rité, ça nous le savons
À nous l’savon
De toilette *

Mais il enviait de plus en plus son père quand il l’emmenait avec lui sur son chariot . Il ne désirait qu’une chose c’était de pouvoir le conduire lui – même. Un jour, n’y tenant plus, il rappela à son père sa promesse en lui faisant part de sa décision. Hélios tenta bien de lui dire que nul mortel ne pouvait prendre les rênes sans danger, qu’il n’y avait pas de honte à renoncer à son projet, mais il n’en démordit pas. Il voulait pour lui aussi les belles dames qui se pâment sur son passage, l’amante subjuguée par cette aura magique.

Alors, quand il s’installa aux commandes et entama sa course , il ne put que constater que son père avait raison, il n’avait vraiment pas le bon tempo. Il monta , monta , beaucoup trop haut et perdit complètement le contrôle des magnifiques chevaux de l’attelage. Il faillit plusieurs fois mettre le feu à la terre et perturba la course des astres. La terrible sanction ne tarda pas à arriver, Zeus en courroux, le foudroya pour sauver l’univers et le précipita dans le Pô.

Phaéton foudroyé par ZeusJan Carel van Eyck (1636-1638).

Défi 257 des croqueurs de mots

Pour ce défi 257 des croqueurs de mots Durgalola ( clic) nous demande de regarder cette toile et de nous en inspirer pour écrire un texte. Elle se nomme chassé-croisé. Vous pouvez vous inspirer de la totalité ou de la partie droite ou gauche du tableau. Ce peut être en relation directe avec le tableau ou simplement ce que cela invoque pour vous. 

Je m’appelle Aïko , je suis ce qu’ils appellent un chien loup tchécoslovaque. Nous étions deux, Ambre et moi, à garder des entrepôts dans la zone industrielle de l’agglomération. Notre forte constitution, héritée de notre ancêtre le loup, et notre capacité à donner l’alarme avaient séduit les responsables de la sécurité. Mais que les journées étaient longues derrière les grilles. Un jour, alors que pour briser notre ennui nous jouions tous les deux sans nous soucier des humains, l’un d’ eux a trompé notre vigilance et a fait main basse sur une cargaison. La sanction est tombée immédiatement. Nous nous sommes retrouvés tous les deux dans ce refuge avec de nombreux compagnons d’infortune.

Ambre est partie rapidement la semaine suivante avec un jeune couple, la jeune femme préférant la compagnie d’une femelle réputée plus caressante et sage. La mort dans l’âme, j’ai du dire adieu à ma sœur, persuadé que je ne la reverrai plus jamais. J’ai attendu, attendu, longtemps avant de voir arriver ce jeune garçon avec son père devant ma cage. J’ai su tout de suite à son regard que l’enfant m’avait choisi. Je me suis rué contre les barreaux, roulant à terre pour offrir mon ventre à caresser. Il sut immédiatement que cet accord serait à vie. Depuis nous ne nous quittons plus, pas question de me laisser à quelqu’un quand ils partent en voyage. Je les accompagne partout même en bateau.

Aujourd’hui sur le quai de ce port de la méditerranée , Alban, c’est le prénom de mon jeune maitre, est tout excité . Il tend son bras pour me montrer là, en face, une chienne tranquillement couchée aux pieds de sa maitresse … Non, je rêve, Ambre est là, à quelques dizaines de mètres de nous profitant des premiers rayons de la matinée. Aussitôt je me mets à moduler mon appel, elle ne peut que reconnaitre ces hurlements de joie si caractéristiques. Aussitôt, elle tourne la tête dans ma direction et à l’unisson nous saluons ce jour comme il se doit. Je tourne la tête vers Alban, m’autorisera – t – il à la rejoindre.

 » Mais bien sur que tu peux » répond – il un grand sourire illuminant son visage.

D’un seul bond je m’élance vers elle qui n’a pas attendu pour en faire autant. Nous entamons alors une danse et une course endiablées, manquant même plusieurs fois de finir dans la mer. Pendant que nous profitons pleinement de ces retrouvailles nos maitres lient connaissance. Ils ont l’air ravi de ce qui nous arrive . Ah si seulement , si seulement, ils pouvaient prendre le même bateau.

Les voilà qui viennent nous rejoindre, ils flattent notre pelage en nous caressant longuement . Faut – il de nouveau se dire adieu ? Non, c’est impossible je ne le supporterai pas.

 » Allons Aïko, ne tremble pas , Ambre vient avec nous, nous embarquons sur le même ferry. Elle n’est pas belle la vie ? « 

Le petit jeu de Cricket

Pour le petit jeu de cricket un clic sur le logo.

1 – Des homonymes (au moins 3) à utiliser dans un texte de votre cru !

Ce mois-ci :

are /arrhe/art

ou/et

2 – Un mot pour lequel vous donnerez d’autres mots (au moins 4) auxquels ce mot  vous fera penser,  dans un texte également !

Ce mois-ci : CANARD

ou/et

3 – Vous pourrez aussi, si le cœur vous en dit, mettre ce mot – ici CANARD –  en acrostiche si vous préférez  (ou en plus !).

1 Au pays des lanternes, pas question de verser des arrhes pour profiter de la magie de Noël. Non, sur un terrain de quelques ares vous serez accueillis par toute une ribambelle de lutins qui ont l’art et la manière de vous ensorceler.

2 La nouvelle de la venue des lutins se répand sur la rivière et les étangs de proche en proche . Cancanant à qui mieux mieux, colverts et cygnes s‘envolent pour eux aussi profiter de cet univers merveilleux. Si vous les voyez passer au crépuscule dans le ciel au dessus de vos têtes ne soyez pas étonnés, quand vous aurez quitté les lieux, ils rejoindront tout ce petit monde. Ils ont hâte de retrouver tous leurs amis, comme la famille Shoopi des neiges qui leur prépare un festin de graines pour affronter sans danger le froid .

3

C ours y vite chercher ton lot de rêve

A pprends à voir partout autrement

N ‘attends pas que la lune se lève

A u risque de perdre le nord subitement

R etiens la joie avant qu’elle ne s’achève

D ans ton coeur renait l’enfant vraiment.

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Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo.

Fardoise pour cette quinzaine de décembre nous demande de nous intéresser aux animaux fantastiques et autres créatures improbables.

Je vous propose la tentation de St Antoine de Jacques Callot

Fichier:Callot La tentation de Saint Antoine.jpg

Pour tourmenter Saint Antoine retiré dans le désert apparaissent de nombreux animaux diaboliques.

Ces figures paraissent avoir été vomies par l’esprit malin, enchaîné au haut de l’estampe, et qui en vomit encore.

A droite, vers le bas, on voit saint Antoine entouré de bêtes démoniaques qui cherchent à l’entraîner vers une partie de la composition où de nouveaux tourments attendent le Saint ermite.  

Une invention aussi phénoménale dans cette drôle de bête dont le nez transformé en arquebuse, se dirige menaçant vers le Saint ermite. On peut voir aussi un joyeux diable artificier la mettre en marche.

Jacques Callot conçoit le combat du bien et du mal non pas comme une vision mystique mais comme une œuvre dramatique. Saint Antoine est en effet relegué dans un coin alors que toute la scène est occupée par ces créatures hideuses crachant montres et flammes.

On peut aussi apercevoir d’autres bêtes fantastiques en observant les détails .

La Tentation de saint Antoine a été illustrée deux fois par Jacques Callot (1592-1635). La première fois, ce fut à Florence, vers 1616. Les épreuves en sont rarissimes, l’artiste ayant accidentellement détruit sa planche avant de l’avoir vraiment terminée. Le Musée lorrain en possède une épreuve exceptionnelle, retouchée de la main même de Callot. À la fin de sa vie, en 1635, le graveur a donné une deuxième version du sujet, plus élaborée, plus rigoureuse techniquement. 

Jacques Callot ( né à Nancy en 159 mort à Nancy le 24 mars 1635) est un dessinateur et graveur lorrain . Pour en savoir plus sur cet artiste un clic ici

Clic – clac

Le Clic Clac  chez Tortue ( clic)  , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.

C’est bien la première fois que je vois un héron devant les garages. Il semblait poursuivi par des corneilles aussi s’est- il posé . Visiblement il a apprécié l’endroit car il s’est promené un moment sur la pelouse bordant l’ immeuble.

Sur le sentier des lanternes

Pour l’atelier 172 chez Ghislaine un clic sur le logo.

Les mots : Parfait , cadence trace, chemin, facile, jour, froid, songe.

et simple, court, vite, bien, passage, message, virage, courage

et des mots commençant par la lettre e.

Lundi dernier, prenant mon courage à deux mains pour m’extirper de la douce chaleur du foyer, je jette vite un coup d’œil à la météo agricole avant de partir pour le square Boufflers. Bon parfait, point de précipitation annoncée, c’est vraiment l’occasion où jamais cette semaine de voir cette nouvelle version du sentier des lanternes, car les jours suivants seront on ne peut plus arrosés. Je note quand même que le froid est annoncé, les fameuses températures ressenties sont négatives. Je prends donc toutes mes précautions, manteau ad hoc et casque pour les oreilles. Mais non, pas pour écouter la musique, ni un message de mon portable, non, une protection bien chaude, facile à porter qui évite bien des désagréments quand la bise est de rigueur. Et elle est bien là cette bise glaciale sur le chemin menant aux lanternes. J’accélère la cadence de la marche pour me réchauffer, mais bientôt il faut se faire à l’évidence, la file stagne.

Heureusement l’attente sera relativement courte . Le contrôle à l’entrée est double, pass sanitaire et vigipirate à l’aide d’un détecteur de métaux. J’ouvre mon sac et écarte les bras. Comme dans un songe j’entends l’engin sonner. Pas de trace d’une quelconque arme, voilà bien longtemps que j’ai renoncé à prendre mon petit couteau suisse multi fonctions qui avant ne quittait pas mon sac. Evidemment, j’ai complètement oublié de sortir l’appareil photo de la poche droite de mon manteau ! L’agent de la sécurité sourit, ouf !

C’est alors que commence le passage dans un autre univers, celui du merveilleux avec ces mille et un cœurs lumineux suspendus aux arbres. Emerveillée comme les nombreux enfants présents, je stoppe devant chaque lanterne.

Vite, j‘essuie mes lunettes qui s’embuent à la vitesse de l’éclair avec le masque pour prendre la photo. Pas simple de se priver d’elles pour la mise au point. En tout cas je trouve que cette dixième édition est superbe. Le parcours comprenant de nombreux virages nous plonge dans divers univers, nous oublions complètement que nous nous trouvons à deux pas du tribunal.

Voici le village de Casse – Noisette , le pays des glaces avec ses animaux polaires , le monde des lutins et leurs ateliers. Nous entamons aussi un voyage au coeur des traditions de Noël avec les souffleurs de verre de Meisenthal,

les confectionneurs de Mannele, St Nicolas et le père fouettard sans oublier l’attelage du Père Noël.

Une promenade vraiment féérique qui vous fait oublier, pour un moment, les nouvelles anxiogènes dont nous abreuvent les médias.

Un mois émoi

Pour ce défi   du mois écoulé, initié par Renée repris par Martine quai des rimes, un clic sur la photo logo.

Un mois de novembre bien rempli. Déjà par la présence de notre nouvelle compagne, arrivée depuis fin octobre chez nous. Je veux parler bien sur de Sybelle qui rythme à sa façon les journées. Quelques ennuis digestifs m’ont amenée à rendre visite au vétérinaire. Elle m’a clairement fait savoir dans la voiture que le voyage n’était pas du tout à son gout . Par contre une fois en présence du soignant, elle s’est montrée tres coopérante, tout comme pour prendre ces médicaments dans la pâtée. Franchement elle m’a étonnée. Je me souviens encore des séances infernales pour les comprimés avec Babouche. Là il a suffi de les mélanger à la nourriture et c’était bon.

J’ai eu la chance ce mois de réunir toute ma petite tribu pour le week – end du 11 novembre. Notre fille a soufflé sa quarante cinquième bougie avec un peu en retard puisqu’elle est née le premier novembre mais peu importe, la joie d’être tous réunis était bien là .

J’ai profité de quelques belles journées pour me promener, notamment en empruntant les sentiers de mon enfance. Là, l’automne jouait encore la carte de l’ambre et c’était vraiment très agréable.

Les jours où la météo était moins sereine, j’ai privilégié la lecture. J’ai découvert Sophie Loubière à cette occasion et je vous recommande vraiment son livre, tout comme les autres ouvrages ci – dessus. Avec un plus aussi pour « Malamute » de Jean – Paul Didierlaurent qui vient d’obtenir le prix Erckmann Chatrian pour ce roman.

Le 25 novembre, Mireille et moi sommes allées à la découverte des marchés de Noël , une superbe après – midi où nous nous sommes plongées avec un peu d’avance dans cette atmosphère si particulière.

Je m’étais promis de revenir de nuit pour voir les différentes animations et surtout le sentier des lanternes. J’ai tenu parole le 29, juste avant que la météo ne nous amène la pluie. Un prochain article vous en parlera plus longuement.