Clic – clac

Le Clic Clac  chez Tortue ( clic)  , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.

Je vous propose cette sortie dans l’espace du centre Pompidou Metz il vous suffit de pousser  » les portes du possible » .

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Jeudi poésie

Martine à la barre du bateau des Croqueurs de mots pour la quinzaine nous laisse libre pour le thème de ce jeudi.

Je vous propose cette fois ci une fable non revisitée de Jean de La Fontaine :

L’Amour et la Folie .

Tout est mystère dans l’Amour,
Ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance:
Ce n’est pas l’ouvrage d’un jour
Que d’épuiser cette science.
Je ne prétends donc point tout expliquer ici:
Mon but est seulement de dire, à ma manière,
Comment l’aveugle que voici
(C’est un dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière;
Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien
J’en fais juge un amant, et ne décide rien.

La Folie et l’Amour jouaient un jour ensemble:
Celui-ci n’était pas encor privé des yeux.
Une dispute vint : l’Amour veut qu’on assemble
Là-dessus le conseil des Dieux;
L’autre n’eut pas la patience;
Elle lui donne un coup si furieux,
Qu’il en perd la clarté des cieux.

Vénus en demande vengeance.
Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris:
Les Dieux en furent étourdis,
Et Jupiter, et Némésis,
Et les Juges d’Enfer, enfin toute la bande.
Elle représenta l’énormité du cas;
Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas:
Nulle peine n’était pour ce crime assez grande:
Le dommage devait être aussi réparé.
Quand on eut bien considéré
L’intérêt du public, celui de la partie,
Le résultat enfin de la suprême cour
Fut de condamner la Folie
A servir de guide à l’Amour.



*

Un mois émoi

Pour ce défi du mois écoulé, initié par Renée repris par Martine quai des rimes, un clic sur la photo logo.

Un mois de novembre un peu moins ensoleillé que le mois d’octobre mais qui a permis de belles sorties dans la première quinzaine à pieds ou à vélo .

Le 7 novembre la joyeuse équipe s’est retrouvée à Vigy pour une après midi au royaume de féérie, dans l’antre du korrigan . Christophe, elficologue, nous en a ouvert les portes , que de découvertes nous avons faites !

Quel plaisir aussi de se retrouver dans ce café et d’échanger dans la joie et la bonne humeur comme nous aimons tant le faire. Une excellente après – midi passée en amitié .

Le week end du 19 /20 novembre notre petite tribu nous a rendu visite . Le samedi nous avons découvert « les portes du possible » l’exposition présente au Centre Pompidou Metz occupant la grande nef et la galerie 3. Elle cherche avec les artistes plasticiens, les écrivains, mais aussi les architectes et les cinéastes, à mettre en lumière des liens entre les univers imaginés et notre réalité. « La science fiction, c’est l’art du possible » écrivait Ray Bradbury . En s’appuyant sur les revendications actuelles en faveur d’utopies pour le XXIe siècle, elle vise à susciter des débats, de l’inspiration et une forme d’espoir.

Le dimanche nous avons fêté les anniversaires du mois de novembre , les intéressés ont pu souffler leur bougie supplémentaire sur le gâteau.

Le 21 novembre nous avons testé le « city skyliner » cette attraction présente sur la place de la République qui permet de s’élever jusqu’à presque 80 mètres pour voir Metz sous un tout autre angle . Nous y retournerons certainement avec la petite tribu , car la vue est vraiment superbe .

Tout doucement nous nous acheminons vers l’hiver, les températures chutent sensiblement en cette fin novembre, tout comme la luminosité. Mais nous aurions tort de nous plaindre car nous avons eu une tres belle arrière saison.

Bientôt nous aurons l’occasion de fêter la St Nicolas , un peu en avance sur le calendrier puisqu’il a donné rendez – vous aux messins le week -end prochain.

Bon mois de décembre à vous toutes et tous

Le mot mystère

Pour le mot mystère chez Lilou un clic sur le logo.

A A E O P P G R H T N

Le mot à trouver : pantographe, c’est un instrument de dessin, formé de tiges articulées, qui permet de reproduire un motif à l’échelle exacte, agrandie ou réduite, en utilisant les propriétés de l’homothétie. 

Les anagrammes sont soulignées dans le texte.

Les peupliers en cette belle après midi de novembre paraphent un ciel d’azur . On dirait qu’un lutin les a reproduits au pantographe, ils happent l’ombre comme la lumière. Peu à peu l’ambre se propage sans tapage dans le feuillage , un apprêt que Gaétan et Agathe apprécient tout particulièrement. Il est vrai que quand Phaéton apporte l’or de ses rayons, le charme de l’automne opère immédiatement.

Agathe a beau essayer d’émettre un son , rien, pas la moindre note ne sort de sa bouche , elle est complètement aphone. Quel est donc cet Harpagon qui garde tous les décibels pour lui ? Un vilain virus qui hante ses cordes vocales ? C’est rageant, elle qui se délecte d’un discret papotage avec son conjoint, reste muette comme une carpe. Gaétan, apôtre de l’humour à tout prix , lui conseille de ne pas pagnoter sans ses chaussettes se portant garant du remède. Le semblant de hargne qui l’envahissait disparait immédiatement sous un sourire radieux. Heureusement dans la vie, ils préfèrent opter pour le verre à moitié plein que pour le verre à moitié vide.

Ayant programmé une semaine trop tôt, le voilà maintenant à la bonne date cet article .

Défi 272 des croqueurs de mots

Martine à la barre du bateau des Croqueurs de mots pour la quinzaine nous dit pour ce défi 272 : Choisissez au moins deux, ou plus, contes connus (Andersen, Grimm, Perrault…) qui ont enchanté votre enfance et, avec leurs personnages principaux écrivez une fable qui devra comporter une morale finale. Vous pouvez rajouter d’autres personnages.

contes de Grimm , Perrault ( la belle au bois dormant, le roi grenouille, Raiponce, le petit poucet)

Le prince, le crapaud et Petit poucet

***

Depuis bientôt cent ans la belle au bois dormant

Attendait la venue de son prince charmant.

Loin du château endormi , de ses habitants

Le fils du roi Louis montait son cheval blanc

Quand près d’une mare un crapaud le surprit,

D’un écart l’animal évita l’ abruti .

 » Il s’en fallut de peu que je ne périsse

Avant de vaincre enfin ces maléfices »

Hurla le batracien en pleine agitation.

Le prince stupéfait trahi par l’émotion

Lui fit part sitôt de son incompréhension .

 » Seriez vous victime d’une machination ?  »

 » Parfaitement, il me faut trouver Raiponce

Avant que le prochain effet ne s’annonce,

Elle seule de ses larmes peut me rendre la vue,

Mon apparence humaine, sans déconvenue »

 » Puis je vous être ici de quelque secours? »

« Trouvez dans la forêt cette très haute tour

qui fut le nid de nos merveilleuses amours »

Le fils du roi partit à brides abattues

Il avait bien le temps de s’amuser encor’

Même s’il avait déjà donné son accord

Petit poucet croisa sa chevauchée éperdue

Avant de rencontrer le malheureux crapaud

Ce dernier sut de suite le persuader

De retrouver Raiponce, par monts et par vaux

Ils la cherchèrent, et finirent par la trouver.

Crapaud récupéra son apparence humaine

La vue et de surcroit un nouveau compagnon.

Chacun se dit ami mais fol qui s’y repose

Rien n’est plus commun que ce nom

Rien n’est plus rare que la chose .

J’ai testé ….

 Pour l’atelier 202 de Ghislaine un clic sur le logo .

Sujet 1 

Couleur, lumière, temps; durée, magie, air, clair, obscurité.

Sujet 2

Saveur, odeur, pleur, cœur, dur, sur, pur, rupture.

Sujet 3 

un texte avec au moins 5 mots commençant par  » L « 

Point de pleurs, je vous promets qu’ en montant dans le city skyliner vous n’aurez pas mal au coeur, un pur régal cette attraction. La rupture avec le sol se fait de manière tres douce, point de coeur qui cogne dur comme dans ces machines infernales qui vous lancent en l’air en l’espace de quelques secondes. Le temps de l’ascension est beaucoup plus lent . Vous prenez place dans une sorte de nacelle tournante , vous quittez tranquillement le marché de Noël aux multiples saveurs et odeurs pour découvrir un panorama inédit , Metz vu à 80 mètres et sur 360 degrés. . Je serais curieuse de voir, une fois l’obscurité venue, ma ville illuminée , la magie du sentier des lanternes du square Boufflers.

Le jour où nous l’avons testé, la lumière n’était peut être pas phénoménale , le ciel hésitait entre le gris clair , laiteux et le gris souris mais, pendant toute la durée de notre observation, et bien après les larmes du ciel ne sont pas venues jouer les trouble – fête. Heureusement Les couleurs de l’automne étaient bien présentes et égayaient le paysage.

Je vous laisse regarder la vidéo tournée pendant que nous montions , le plan large de mon appareil fait que de temps en temps les montants de la cabine passent devant l’objectif mais cela ne vous empêchera pas de voir au loin le St Quentin, notre poumon vert, le plan d’eau, l’Arsenal, la cathédrale, le centre Pompidou et bien d’autres édifices .

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo. Lilou nous dit :

Pour la prochaine quinzaine, je vous propose d’explorer les toiles d’une artiste (c’est ma préférée) BERTHE MORISOT.

J’ai choisi « Petite fille avec un oiseau » 1891

La jeune fille assise nous fait face, mais son regard est tourné vers l’oiseau posé sur la branche non loin d’elle. Une complicité semble s’être établie entre eux. Sa chevelure, retenue par un flot assorti à sa robe, se détache sur le fond de végétation. Les courbes dessinées par celle – ci font écho à celles du corps de la jeune fille, soulignées par les plis de la robe. La main droite posée sur le bras gauche, pas un geste ne vient troubler cet instant de partage serein. Une souplesse de toutes les lignes du tableau fait ressortir encore plus la douceur de leur échange. Les couleurs de l’oiseau sont en parfaite harmonie avec les tons de la végétation, quelques touches de blanc venant rappeler aussi la robe de la jeune fille.

J’aime beaucoup aussi ce pastel  » Fille portant un panier  » 1891

Ce pastel est un cadeau de Berthe Morisot à Claude Monet . Tout est délicatesse et subtilité dans ce portrait, les couleurs, le voile du chapeau, le regard , le visage.

Clic -clac

Le Clic Clac  chez Tortue ( clic)  , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.

Je vous propose la dernière zone sauvage pour le brevet n° PBR’RYN2008019 de Gerda Steiner et Jörg Lenzling , vue à l’exposition « les portes du possible » au Centre Pompidou Metz .

Dans cette installation il est question d’un monde en mutation où l’organique , le manufacturé, et l’artificiel se mêlent sans distinction . L’œuvre prend la forme d’un jardin excentrique aux allures d’architecture abandonnée, quelques objets signalent la présence passée des humains dans des espaces domestiques devenus jungles luxuriantes.