Ralentir, observer, rêver

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Un texte avec au moins 5 mots commençant par R.

Inutile de résister quand le soleil se montre généreux , il n’existe rien de plus agréable que de se retrouver au parc de la cavalerie . Le roucoulement des ramiers, le cancan des canards, vous rappellent que vous entrez dans un univers différent loin de l’agitation urbaine. Les saules pleureurs plongent leurs branches dans la rivière, pieds dans l’eau ils ne peuvent trouver meilleure place.

Il n’est pas rare non plus de trouver des cerisiers sauvages. Inutile de préciser que quand l’été arrive, ils sont soumis à une rafle en règle , autant par les oiseaux que par les bipèdes .

Ralentir, observer, rêver, un panneau nous incite à retrouver le bon rythme dans cet endroit à la tonte et l’entretien raisonnés . Tout est conçu pour laisser à la faune et à la flore, une place privilégiée. C’est un lieu de rendez – vous pour les hérons, les ouettes ( et non les couettes comme m’avait mis le correcteur d’orthographe ! ) d’ Egypte, les colverts, j’y ai même aperçu une fois un faisan . Vous en oubliez la réalité , car oui, vous êtes à dix minutes à pied de la cathédrale. Pour recharger vos batteries personnelles, cette promenade est vraiment recommandée .

Clic – clac

Le Clic Clac  chez Tortue ( clic)  , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.

Je vous propose la photo de ce charmant jeune homme rencontré mardi dernier. En incarnant le maréchal de Belle – Isle, gouverneur de Metz au 18ème siècle, ce guide conférencier fait découvrir la ville en plongeant dans son passé. Ces visites théâtralisées ne passent pas inaperçues

Parcours d’artistes

Pour l’atelier 181 chez Ghislaine un clic sur le logo

Fidèles à ce rendez – vous depuis quelques années, nous nous sommes tirés sans mal ce dimanche de notre canapé pour aller à la découverte des artistes exposant en ville. Passés le pont des morts nous avons obliqués à gauche direction la basilique St Vincent . Là nous avons découvert le travail de Laurent Brunel, une forme baptisée Mc Guffin . Comme une symphonie mise en boite , elle se décline à l’intérieur de la nef, donnant lieu à de multiples interprétations . Je vous montrerai prochainement la situation insolite de celle ci dessous .

Au bout de l’allée centrale l’installation « les Héritiers » nous a interpellés . Elle provoque à elle seule un choc, la honte de voir condamnée toute une partie de l’humanité à cause du nucléaire. Elle ne peut qu’entrer en résonnance avec tout ce qui se passe en ce moment dans l’actualité . Quand la voix d’Yves Thouvenel retentit pour ce témoignage oral post Tchernobyl tiré du texte de Svetlana Alexievitch, nous ne perdons pas une seule de ses paroles,

tout comme les notes qui s’échappent de la trompette de François Drapier qui donnent à ce moment une portée particulièrement poignante dans ce cadre d’exception.

Si vous êtes dans la région , n’hésitez pas à venir les écouter à la basilique St Vincent , le parcours d’artistes de Metz se poursuit jusqu’au dimanche 27 mars et c’est à 17 heures tous les jours à partir de demain.

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo.

Fardoise nous propose la thématique du petit verre.

Je vous propose pour ce samedi : « les habitués du café du Globe » d’Edmond Rinckenbach

Une atmosphère très animée dans ce café de la rue des Clercs de Metz . Les verres sont bien remplis et chacun s’adonne à son occupation favorite, lecture , discussion, commande au serveur qui doit se frayer un passage non sans risque pour les verres qu’il transporte. Que de chapeaux différents, sur la tête des personnes ou tenus à la main ! La barbe ou la moustache est presqu’une constante chez les hommes. L’œil est attiré par le grand châle posé sur une chaise, la jeune femme semble être tres concentrée sur sa lecture, son voisin serait plutôt assoupi .

RINCKENBACH  Eugène Edmond

Barr (67) 1862 – Metz 1902

Peintre, dessinateur et professeur de dessin et de peinture

Fils d’un huissier originaire de Sélestat.

Son père était né à Sélestat, sa mère à Beaucourt (68, aujourd’hui 90).

Sa famille s’installa à Metz où son père mourut en 1880.

De 1881 à 1883, Edmond fut l’élève d’Alexandre CABANEL à l’Ecole nationale des beaux-arts tout en travaillant comme dessinateur architecte dans la capitale où il épousa en 1882 (dans le 17e) Catherine DRISCH, une couturière fille d’un charpentier de Boust (57). Trois des témoins étaient de jeunes architectes. Il compléta sa formation à Munich en 1886-87 et y fut l’élève de Johann Caspar HERTERICH. Il s’installa ensuite à Strasbourg où il vécut de leçons de dessin et de peinture. En 1889, il entreprit un voyage d’étude de près de deux ans en France et en Italie. Fixé à Metz en 1891, il fut recruté trois ans plus tard sur concours comme professeur de peinture à l’école supérieure de la ville. Après le décès de Catherine MILLER en 1896, il reprit l’ancien atelier d’Auguste HUSSENOT*, 20 rue aux Ours, et y ouvrit un cours de dessin et de peinture. Il succéda la même année à Eugène BORIUS* comme professeur de dessin à l’école de formation continue des ouvriers. Divorcé, il se remaria en 1898 avec une Strasbourgeoise, Augustine SCHELL, dont il avait déjà un fils né en 1894. Il fut admis en 1899 comme membre agrégé-artiste à l’Académie de Metz. Début 1902, il fonda avec plusieurs artistes, dont Alfred PELLON* la revue La Lorraine moderne (Jung Lothringen) qui ne parut que pendant trois mois (sept numéros) et pour laquelle il réalisa une trentaine de dessins. Il mourut peu après des suites d’une intervention chirurgicale et son décès enterra définitivement cette publication éphémère dont il était le gérant. Ses amis confièrent au sculpteur messin Otto HILDEBRAND la réalisation d’un monument funéraire qui fut inauguré au cimetière de l’Est à la Toussaint 1903.

Alsacien d’origine, il fut pendant une décennie une figure de la vie artistique messine. Il exposa à plusieurs reprises chez BAUDINET* et participa en 1892 à l’exposition des Arts et Métiers dont il faisait partie du comité et y obtint une médaille d’argent. Il était représenté à titre posthume aux expositions de l’Union des Artistes de Lorraine en 1902 et 1903. Il prit aussi part au Salon de Nancy en 1893 et à l’exposition de Strasbourg en 1901.

Incompris et parfois critiqué, cet artiste sensible et idéaliste vécut, selon Edgar REYLE, dans une relative pauvreté.

S’il se consacra au paysage pendant son périple à la fin des années 1890, RINCKENBACH peignit surtout des portraits, des scènes de genre et des fleurs. Alliant puissance du coloris et vigueur du modelé, ses portraits révèlent un réalisme sans complaisance. Peint après la mort du modèle, son portrait du compositeur messin Ambroise THOMAS lui valut les éloges de la presse parisienne. François Edouard SITZMAN souligne un autre aspect de son talent aujourd’hui méconnu : « Comme peintre de fleurs, le tendre artiste a su se gagner de nombreuses sympathies et c’est par là qu’incontestablement son souvenir survivra ».  (1910)

Parmi ses élèves figurent Jules PASCALY*, Alfred PELLON*, Victor MECHLING*, Fernand COUSTANS* et Paul HÄSSLER*.

Il écrivait aussi des poèmes dont certains furent mis en musique par son ami l’organiste Clément WEBER.

Sur le sentier des lanternes

Pour l’atelier 172 chez Ghislaine un clic sur le logo.

Les mots : Parfait , cadence trace, chemin, facile, jour, froid, songe.

et simple, court, vite, bien, passage, message, virage, courage

et des mots commençant par la lettre e.

Lundi dernier, prenant mon courage à deux mains pour m’extirper de la douce chaleur du foyer, je jette vite un coup d’œil à la météo agricole avant de partir pour le square Boufflers. Bon parfait, point de précipitation annoncée, c’est vraiment l’occasion où jamais cette semaine de voir cette nouvelle version du sentier des lanternes, car les jours suivants seront on ne peut plus arrosés. Je note quand même que le froid est annoncé, les fameuses températures ressenties sont négatives. Je prends donc toutes mes précautions, manteau ad hoc et casque pour les oreilles. Mais non, pas pour écouter la musique, ni un message de mon portable, non, une protection bien chaude, facile à porter qui évite bien des désagréments quand la bise est de rigueur. Et elle est bien là cette bise glaciale sur le chemin menant aux lanternes. J’accélère la cadence de la marche pour me réchauffer, mais bientôt il faut se faire à l’évidence, la file stagne.

Heureusement l’attente sera relativement courte . Le contrôle à l’entrée est double, pass sanitaire et vigipirate à l’aide d’un détecteur de métaux. J’ouvre mon sac et écarte les bras. Comme dans un songe j’entends l’engin sonner. Pas de trace d’une quelconque arme, voilà bien longtemps que j’ai renoncé à prendre mon petit couteau suisse multi fonctions qui avant ne quittait pas mon sac. Evidemment, j’ai complètement oublié de sortir l’appareil photo de la poche droite de mon manteau ! L’agent de la sécurité sourit, ouf !

C’est alors que commence le passage dans un autre univers, celui du merveilleux avec ces mille et un cœurs lumineux suspendus aux arbres. Emerveillée comme les nombreux enfants présents, je stoppe devant chaque lanterne.

Vite, j‘essuie mes lunettes qui s’embuent à la vitesse de l’éclair avec le masque pour prendre la photo. Pas simple de se priver d’elles pour la mise au point. En tout cas je trouve que cette dixième édition est superbe. Le parcours comprenant de nombreux virages nous plonge dans divers univers, nous oublions complètement que nous nous trouvons à deux pas du tribunal.

Voici le village de Casse – Noisette , le pays des glaces avec ses animaux polaires , le monde des lutins et leurs ateliers. Nous entamons aussi un voyage au coeur des traditions de Noël avec les souffleurs de verre de Meisenthal,

les confectionneurs de Mannele, St Nicolas et le père fouettard sans oublier l’attelage du Père Noël.

Une promenade vraiment féérique qui vous fait oublier, pour un moment, les nouvelles anxiogènes dont nous abreuvent les médias.

Un petit tour sur les marchés de Noël

Jeudi dernier, juste avant que la météo ne fasse des siennes, nous en avons profité, Mireille du Sablon et moi, pour aller faire un tour des marchés de Noël . Cette année visiblement la place de la République a été privilégiée pour l’installation d’un certain nombre d’animations.  

Un grand sapin , la crèche, la pyramide de Noël, le chalet qualité MOSL, la patinoire, une piste de luge, des manèges et des chalets ont investi les lieux. Il est bien agréable de circuler tranquillement dans les différentes allées. En milieu de semaine nous ne risquons pas d’être submergées par la foule comme le week – end.

Pour les fans des manèges et des photos insolites, une attraction visiblement bien appréciée nous fait prendre de la hauteur. Des chaises volantes qui tournent à 40 mètres du sol. Je ne sais pas encore si je vais franchir le pas, mais visiblement elles ne tournent pas aussi vite que celles que j’ai testées il y a bien longtemps maintenant au parc Walygator, alors je me laisserais peut être tenter.

Pour les fans des boules de Noël de Meisenthal, la nouvelle est bien au rendez vous. Baptisée, Piaf, elle est vendue dans un petit chalet seulement le jeudi de 11h à 15h .

Nous ne pourrons pas voir le sentier des lanternes car l’inauguration n’a lieu que le lendemain, dommage car c’est à deux pas, au square Boufflers.

Nous ne manquons pas d’admirer, chemin faisant, les immeubles de la place St Louis réalisés en miniature dans la vitrine d’un commerçant. Un grand bravo à Emmanuel Steinmetz pour cette maquette fort réussie. Même le carrousel est présent dans cette reconstitution.

La plus forte concentration de chalets se trouve place St Louis, une cinquantaine. Nous y retournerons certainement avec la joyeuse équipe .

La place St Jacques et ses onze chalets ne nous retiennent pas longtemps et nous arrivons place d’Armes où nous découvrons la toute nouvelle grande roue, installée elle aussi à côté de la cathédrale. Bientôt sur la façade de cette dernière nous pourrons assister à des projections lumineuses.

Pour le marché de la place de la comédie il est un peu tôt car le petit train de chalets gourmands et ses wagons n’ouvre qu’à 18h . En arrivant place de chambre nous découvrons ces fameux igloos dont parlait notre quotidien régional dans lesquels comme vous pouvez le remarquer il est possible de se restaurer.

Maintenant il ne nous reste plus qu’à découvrir tous ces sites en soirée pour profiter au maximum des animations lumineuses et de l’ambiance festive de ces marchés. Pour le froid, je confirme, il est déjà bien présent et la neige ne saurait tarder.

Rendez – vous reflets

Pour les rendez – vous  reflets qu’organise  Annie instants de vie 54,   en hommage à Marc de Metz , un clic sur le logo.

Je vous propose quelques photos prises dimanche lors de notre promenade entre les différents ponts de la ville .

Ci – dessous le quartier des Roches et le pont des Roches vus de la place de la comédie .

Depuis le pont de la préfecture le quai Félix Maréchal.

Le pont St Georges vu depuis le jardin Fabert.

Scènes de rue

Pour scènes de rue chez Covix un clic sur le logo .

Je vous propose de retrouver, sur fond de couleurs automnales de l’esplanade, la statue de la source qui avait provoqué jadis l’ire d’une partie de la population .

Nous voici en présence d’une œuvre  de Charles Pêtre , un peu plus dénudé certes  que le valeureux maréchal mais à l’esplanade non loin du tribunal . Cette nymphe élève à deux mains l’urne verseuse au dessus de sa tête  pour le plus grand plaisir des passants. Mais il n’en a pas toujours été ainsi puisqu’à l’époque de son installation , une pétition féminine en vue de  la rhabiller avait été organisée par des femmes offusquées par cette nudité .

1860 : au milieu du XIXe siècle, la croissance importante de la ville entraîne une insuffisance de son approvisionnement en eau potable. Le maire, Félix Maréchal, fait amener à Metz les eaux de Gorze, ce qui implique  la création de nouvelles fontaines pour la distribution publique. L’Etat fait l’acquisition du plâtre de Charles Pêtre qui avait obtenu la seconde médaille au salon de 1872 et la fonte fut assurée par un riche Anglais épris de la cité messine , Adam Johnson  qui a voulu témoigner ainsi sa reconnaissance à la ville . Le 8 décembre, trois jours avant son décès, il lègue la somme de 10 000 F pour cette réalisation.