Lundi soleil

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Pour ce dernier lundi en bleu, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à choisir une photo . Je vous propose donc de rester un peu encore à Coblence avec ce détail de l’historiensaüle , la colonne fontaine dont je vous parle dans le billet précédent .

Et une photo de ciel bleu sur lequel se détache la statue de bronze de Johannes Muller sur la place des Jésuites de Coblence. Ce célèbre médecin est né à Coblence un 14 juillet en 1801 . Il est physiologiste et aussi ichtyologiste .

En 1833 il succède à Carl Asmund Rudolphi  (1771-1832) à la chaire d’anatomie et de physiologie, fonction qui lui vaudra une grande réputation. Ses recherches en physiologie portent notamment sur la voix et l’audition. il étudie aussi sur les propriétés de la lymphe, de la chyle et du sang.

La parution du Handbuch der Physiologie des Menschen entre 1833 et 1840 marque une étape importante dans le développement de la physiologie. Pour la première fois, les connaissances issues de la chimie et de la physique complètent les observations obtenues par l’anatomie comparative et humaine. La partie la plus importante concerne le fonctionnement du système nerveux impliqué dans les sens. Müller y développe sa célèbre loi des énergies spécifiques des nerfs, selon laquelle un nerf donné n’est réceptif qu’à un seul type de sensation (visuelle, auditive…), et ce en fonction de l’organe auquel il est corrélé. Alors même que les nerfs sont tous du même type et que l’influx nerveux qui est transmis par eux est toujours de même nature, chaque organe se voit ainsi associé à un cercle limité de sensations tandis qu’il reste aveugle aux autres. Le corollaire de cette théorie est que le contenu des vécus perceptifs est largement fonction de la constitution de l’appareil cognitif, et que les sensations ne sont donc pas de simples reflets de la réalité qui les cause.

Dans le domaine de l’ichtyologie, Müller révise d’abord les travaux de Cuvier en corrigeant ses erreurs taxinomiques. L’un de ses plus importants travaux est Über den Bau und die Grenzen der Ganoiden dans lequel il fixe des caractéristiques claires à ce groupe de poisson archaïque. Il faut citer aussi Systematische Beschreibungen der Plagiostomen.

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Jeudi poésie

Pour ce défi 266 des Croqueurs de mots, Durgalola ( clic) prend la barre et nous propose pour ce jeudi poésie le bleu .

Je vous propose « la nuit est à nous » de Renée Vivien .

C’est l’heure du réveil…Soulève tes paupières…

Au loin la luciole aiguise ses lumières,

Et le blême asphodèle a des souffles d’amour.

La nuit vient : hâte-toi, mon étrange compagne,

Car la lune a verdi le bleu de la montagne,

Car la nuit est à nous comme à d’autres le jour.

*

Je n’entends, au milieu des forêts taciturnes,

Que le bruit de ta robe et des ailes nocturnes,

Et la fleur d’aconit, aux blancs mornes et froids,

Exhale ses parfums et ses poisons intimes…

Un arbre, traversé du souffle des abîmes,

Tend vers nous ses rameaux, crochus comme des doigts.

*

Le bleu nocturne coule et s’épand… À cette heure,

La joie est plus ardente et l’angoisse est meilleure,

Le souvenir est beau comme un palais détruit…

Des feux follets courront le long de nos vertèbres,

Car l’âme ressuscite au profond des ténèbres,

Et l’on ne redevient soi-même que la nuit.

Renée Vivien

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise un clic sur le logo.

Pour ce thème du bleu, judicieusement initié par Fardoise pour compenser le gris de la semaine, je vous propose  » le monde rouge et noir ou soleil rouge » de Marc Chagall. Oui, je sais, la couleur demandée est le bleu, mais comme vous pouvez le remarquer, elle n’est pas absente de ce tableau.

Ce tableau est l’une des œuvres les plus célèbres du peintre. Ce carton de tapisserie a été réalisé en 1951 et s’inscrit dans le projet de Vence où Chagall s’est installé. L’artiste reprend l’illustration de la Bible, commencée il y a 20 ans, en réalisant des dessins, et des tableaux tirés de l’ancien testament .

J’aime beaucoup la façon dont l’artiste nous fait entrer dans son univers de rêveur conscient. Le choix des sujets montre à la fois une parfaite connaissance du texte biblique et une grande liberté par rapport à la tradition. De tres nombreux animaux peuplent l’univers de l’artiste, nous retrouvons ici la chèvre. L’animal accompagnait souvent les troupes itinérantes de saltimbanques et musiciens lors des fêtes de la communauté juive de Vitebsk . On peut remarquer qu’ici cet animal est représenté avec des mains enlaçant une grande gerbe de fleurs, fleurs également présentes sur la robe bleue et au dessus de l’oiseau. Ce dernier est rouge contrairement à celui du « paysage bleu » qui revêt cette couleur. Le bleu aussi est utilisé pour la représentation du village et de l’attelage qui en sort. Le musicien semble être en apesanteur, une forme de sérénité enveloppe cette scène où Marie peut tout aussi bien être une mariée. Il y a pour moi une part de magie dans cette façon de réinventer les personnages et leur univers, sans oublier qu’il inscrit aussi dans chaque tableau peint, une part de sa vie.

Je vous propose aussi pour plus d’adéquation avec la couleur demandée  » le paysage bleu »