Jeudi poésie

Pour ce jeudi poésie chez les croqueurs de mots , Colette à la barre nous dit :

Chanson ou poésie sur le choix de votre thème ou libre bien entendu. Poème personnel, choix de poème, haïkus, acrostiche, citations etc..

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Serpent fascinant

Sur la rivière  ondoie

Charme d’automne.

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Phare émergeant

D’un poumon ocre et vert

Lumière du jour 

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C  oulemelle   dans  le  bois   porte  ombrelle

H abillée     d’écailles     brunes    circulaires

A vec    son    port    délicat,  elle  ensorcelle

M aintenant la belle en plusieurs exemplaires

P rofite   de   la   pluie   avant  qu’il  ne   gèle

I mage   d’un   accord   entre   ciel  et  terre

G ardant le souffle du vent dans ses lamelles.

N aturellement   elle  se  dresse  bien  fière 

O ffrant   ses  chapeaux pales  en ribambelle

N ouvelle   ode   à   l’automne   qu’elle  éclaire.

( 31/10/2019)

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A  ujourd’hui  dans  le parc  l’arbre se pare d’or

U ne à une les feuilles sous les perles de pluie 

T ombent  en  virevoltant  sans le moindre bruit

O ffrant à la terre l’  espoir d’un autre accord .

M  ille   paillettes   s’embrasent  loin  de  la  nuit

N  aturellement    quand   les   nuages    ont   fui

E  t se laissent bercer  une dernière fois encor ‘.

(20/10/2019)

Et je ne peux oublier cette citation que j’avais proposée pour imagecitation 8 :

“ L’automne, l’automne merveilleux mêlait son or et sa pourpre aux dernières verdures restées vives , comme si des gouttes de soleil fondu avaient coulé du ciel dans l’épaisseur des bois “ Guy de Maupassant ( contes de la bécasse )

Défi n° 256 des croqueurs de mots

Colette à la barre des croqueurs de mots ( clic sur le logo ) nous dit :

Pour le lundi 15 novembre, à partir de phrases de chansons , n’importe lesquelles, d’un ou de plusieurs chanteurs, sur l’automne ou le thème de votre choix, assemblez ces phrases pour en faire un texte cohérent.

J’aimerais tant que tu te souviennes

Des jours heureux où nous étions amis. ( Montand)

À la faveur de l’automne revient cette douce mélancolie (Tété).

La feuille d’automne, emportée par le vent,
En ronde monotone, tombe en tourbillonnant ( Jacqueline Debatte , reprise par Cabrel)

Tout suffocant et blême, quand sonne l’heure,
Je me souviens, des jours anciens et je pleure ( Verlaine repris par Trenet , )

Je voudrais mourir mille vies, mille trépas
Et naufrager au bout de la nuit qui viendra (Alain Barrière)

Ma ville s’endort en ton absence
Mais dis-moi quand reviendras-tu? ( Isabelle Boulay )

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m’as dit cette fois, c’est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c’est le dernier naufrage, (Barbara)

Et je reste plantée là, déracinée de toi
J’ai froid, j’ai froid
J’ai froid de ne plus me pencher sur ton épaule
Je suis un saule inconsolable. ( Isabelle Boulay)

Tu étais formidable, j’étais fort minable
Nous étions formidables
Formidable
Tu étais formidable, j’étais fort minable
Nous étions formidables ( Stromae )

Hey quand les peines reviennent
De nos amours anciennes
Je connais bien la saison
Oui c’est vrai que l’on se prend tous des beignes
On pleure, on rit, on saigne
On la connaît la chanson ( Christophe Maé )

Espérer, attendre, craindre… les erreurs, le désarroi
Douter, pardonner et croire… ivresse et larmes de joie
Si ces émotions étranges m’étaient toutes inconnues
Que dans tes bras je m’endorme, je dirais « J’ai tout vécu » ( Frédéric Mey )

Scènes de rue

Pour scènes de rue chez Covix un clic sur le logo .

Je vous propose de retrouver, sur fond de couleurs automnales de l’esplanade, la statue de la source qui avait provoqué jadis l’ire d’une partie de la population .

Nous voici en présence d’une œuvre  de Charles Pêtre , un peu plus dénudé certes  que le valeureux maréchal mais à l’esplanade non loin du tribunal . Cette nymphe élève à deux mains l’urne verseuse au dessus de sa tête  pour le plus grand plaisir des passants. Mais il n’en a pas toujours été ainsi puisqu’à l’époque de son installation , une pétition féminine en vue de  la rhabiller avait été organisée par des femmes offusquées par cette nudité .

1860 : au milieu du XIXe siècle, la croissance importante de la ville entraîne une insuffisance de son approvisionnement en eau potable. Le maire, Félix Maréchal, fait amener à Metz les eaux de Gorze, ce qui implique  la création de nouvelles fontaines pour la distribution publique. L’Etat fait l’acquisition du plâtre de Charles Pêtre qui avait obtenu la seconde médaille au salon de 1872 et la fonte fut assurée par un riche Anglais épris de la cité messine , Adam Johnson  qui a voulu témoigner ainsi sa reconnaissance à la ville . Le 8 décembre, trois jours avant son décès, il lègue la somme de 10 000 F pour cette réalisation. 

Aujourd’hui …

Pour l’atelier 168 de Ghislaine un clic sur le logo

Travail, feuille, sans , entre, déposer, laisser, filer, fuir

Un texte avec des mots commençants par A

Aujourd’hui, dans l’allée , les feuilles des marronniers se déposent une à une. Un temps suspendues dans les filets de brume, elles laissent s’échapper la complainte de l’été posthume. Pourtant le temps ne file pas partout de manière identique. L’horloge des saisons, nostalgique, aurait – elle opté pour un travail différé, fuyant ses responsabilités ? Un peu plus loin le vert, sans se soucier du mois bien entamé, est encore au rendez – vous. Aléatoire me direz – vous . Certes, mais appréciable quand les cartes de l’automne avancent leurs atouts .

Alignant ses arches entre les deux berges, le pont des morts se prend pour Narcisse, assisté par la flèche du temple de garnison qui bisse . Il attend patiemment que l’astre du jour retire ce rideau de soie pour qu’apparaisse enfin la lumière éclatante de sa pierre d’ambre.

Notre petite tribu venant chez nous ce dimanche , je ne serai pas tres présente sur l’ordinateur pour venir sur vos blogs mais ce n’est que partie remise .

Bon dimanche à vous toutes et tous .

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo.

Fardoise nous propose de célébrer l’automne, ses belles couleurs , les feuilles qui tombent et les premiers frimas .

J’ai choisi cette toile de Victor Prouvé « Vision d’automne  » 1899 (252×153 cm) musée de l’Ecole de Nancy

La brume est bien présente dans cette forêt imprégnant toute la futaie . Les ombellifères (Ombelles mises en valeur par tous les artistes de l’école de Nancy) se dressent parmi les feuilles qui ont entrepris leur dernier voyage. L’une d’entre elles en suspension est particulièrement ambrée. Le vent semble déjà frisquet car les trois personnes que nous apercevons sont emmitouflées dans de longs et chauds manteaux . Que font elles à cet endroit ? Elles semblent d’ailleurs inquiètes , peut être ont elles peur de ne pas retrouver leur chemin. En tout cas dans cette vision il ne s’agit plus comme la semaine dernière d’un automne chaud et accueillant . Victor Prouvé nous propose ici le cycle des saisons donc de la vie symbolisée par les feuilles jaunissantes et tombantes. La branche de sapin, elle, est verte, couleur de la renaissance .

Pour en savoir un peu plus sur cet artiste, je vous propose une partie de la fiche que lui a consacrée mon mari .

PROUVÉ  Victor Emile Nancy 1858 – Sétif (Algérie) 1943

Peintre, dessinateur, graveur en taille-douce et sur bois, sculpteur, décorateur et professeur de dessin et de peinture

Fils d’un dessinateur en broderie également modeleur céramiste chez Charles gallÉ et d’une mère lingère ; beau-frère de Michel COLLE* qui épousa sa belle-sœur en 1905.

Elève à l’Ecole primaire supérieure de Nancy à partir de 1872, il entra l’année suivante à l’Ecole municipale de dessin où il reçut l’enseignement du sculpteur Charles pÊtre puis de Théodore DEVILLY* qui lui fit découvrir l’art de DELACROIX. Il y obtint le prix d’excellence dès l’année suivante et se lia avec Emile FRIANT*, Camille MARTIN* et Mathias SCHIFF*. En 1877, une bourse municipale lui permit de se rendre à Paris où, admis aux Beaux-Arts, il fréquenta pendant cinq ans l’atelier d’Alexandre CABANEL où le rejoignit son ami FRIANT. Il réalisa au Louvre des copies des maîtres anciens, certaines commandées par la commission du musée de Nancy. Sa formation académique l’incita à se présenter – sans succès – aux essais du concours du Prix de Rome en 1881, 1883 et 1885. Après son service militaire à Béthune (1882-83) il vécut dans la capitale tout en faisant des séjours dans sa ville natale où il se fixa définitivement en 1902. Il était en effet membre du comité directeur de l’Alliance provinciale des industries d’art fondée l’année précédente par Emile GALLÉ à qui il succéda à la tête de l’Ecole de Nancy fin 1904.

Il avait débuté en 1880 au Salon de Nancy avant d’exposer à partir de 1882 au Salon des Artistes français où il obtint une mention honorable en 1885 et, l’année suivante, une médaille de 3e classe et une bourse de voyage qui lui valut de se rendre en 1888 en Tunisie où il fit un second séjour en 1889-90. Sa participation en 1886 à l’exposition « Blanc et Noir » lui valut une médaille d’argent de 2e classe. Il fut également récompensé à l’Exposition universelle de 1889 (médaille de bronze) et à celle de 1900 (médaille d’or en décoration, d’argent en peinture). En 1890, il délaissa le Salon officiel pour celui de la Société nationale qui venait d’être créée et qui lui convenait mieux par son caractère progressiste et son ouverture aux arts décoratifs. Il en fut élu sociétaire en 1893. PROUVÉ participa aussi à partir de 1903 au Salon d’Automne dont il devint sociétaire l’année suivante. Il était largement représenté à l’exposition parisienne de l’Ecole de Nancy qui se tint à Paris en 1903.

Très impliqué dans la vie locale, il adhéra en 1893 à l’Association des artistes lorrains dont il fut élu président en remplacement de Louis GRATIA*. Admis à l’Académie de Stanislas en 1906 comme membre associé correspondant, il en devint membre titulaire en 1912. Il était membre de la Société d’archéologie lorraine depuis 1908. Un grand banquet officiel fut organisé en son honneur en juin 1912. Elu cette même année conseiller municipal de Nancy délégué aux beaux-arts, il fut nommé en 1916 vice-président du Comité régional des arts appliqués.

Il se maria tardivement en 1898 (GALLÉ était son témoin) avec Marie DUHAMEL, de 21 ans sa cadette, fille d’un ancien commerçant en gros née en Angleterre où son père menait ses affaires. Le couple eut sept enfants entre 1899 et 1918.

Trop âgé pour être mobilisé, il se rendit cependant à Gerbéviller avec Auguste RAMEL* en septembre 1914 pour dessiner les ruines. Il participa à l’effort de guerre en réalisant des affiches de propagande imprimées à Nancy chez Berger-Levrault, ainsi que des bons points patriotiques et des diplômes scolaires commandés par le ministère de l’Instruction publique. Il participa en 1918 à l’exposition au profit des œuvres de guerre organisée au Petit Palais.

L’année suivante, il succéda à Jules LARCHER* comme directeur de l’Ecole des beaux-arts et des arts appliqués de Nancy, poste qu’il occupa jusqu’en 1940, se faisant apprécier pour son dynamisme et son ouverture d’esprit. Il a révélé des artistes comme Paul COLIN, Jean Lurçat et René GIGUET. La défaite de 1940 lui fit quitter Nancy pour Nantua, le Calvados puis l’Algérie où l’un de ses gendres était sous-préfet.

Bien qu’il fût comblé d’honneurs au niveau national (chevalier de la Légion d’honneur en 1896, officier en 1925, commandeur en 1937) et international (officier de l’ordre de la Couronne de Chêne du Luxembourg en 1922), il continua à participer aux expositions lorraines, à Nancy (Société lorraine des Amis des Arts, Association des Artistes lorrains) mais aussi à Remiremont (1895, 1902, 1907), Gérardmer (1896), Epinal (1911) et Longwy (1914). Il prit part à Metz, en 1907, à la première exposition de la SLAAD dont il était membre du jury. L’année suivante, il organisa l’exposition de l’Ecole de Nancy à l’invitation de la Société des amis des arts de Strasbourg. Il présenta en 1913 des œuvres à la tempera à l’exposition nancéienne « Nymphéa » dont il dessina l’affiche. En 1920, la Moselle étant redevenue française, il participa à l’exposition nationale de Metz.

En tant que peintre, V. PROUVÉ céda à ses débuts aux tentations de l’orientalisme et du symbolisme, en particulier dans Sardanapale (toile présentée au Salon de 1885, achetée par l’Etat et attribuée au musée d’Alger, aujourd’hui disparue) et Les voluptueux, surprenante composition inspirée de L’Enfer de DANTE. Ensuite, il se consacra essentiellement au portrait et aux scènes exaltant le bonheur domestique et les valeurs du travail, aussi bien dans ses tableaux de chevalet que dans ses grandes compositions décoratives. On y décèle une passion pour l’étude du mouvement et du corps humain qui s’exprime dans un style vigoureux caractérisé par des couleurs chaudes et par un graphisme précis et nerveux. Il se consacra aussi au paysage, surtout après ses deux voyages en Tunisie qui lui permirent de donner libre cours à son goût pour la couleur et la lumière. Ces œuvres tunisiennes – huiles et aquarelles – se caractérisent par une liberté de touche que l’on retrouve dans les paysages peints dans la région de Carnac où l’artiste avait une résidence secondaire et séjourna régulièrement sa famille à partir de 1912. Le paysage étant pour lui lié au dépaysement, il peignit aussi sur le motif au Pays basque, en Savoie et Haute-Savoie, en Suisse, en Corse ainsi qu’à Nantua et à Briançon où vivaient deux de ses filles.

Son aisance technique, jointe à des préoccupations sociales et à la nostalgie d’un âge d’or où l’homme vivait en harmonie avec la nature, l’incita à s’intéresser à la peinture décorative qui lui donna l’occasion de réaliser de grandes compositions pour des édifices publics.

Dessinateur infatigable, il remplit d’innombrables carnets de croquis préparatoires et mit son talent au service de la publicité, de l’effort de guerre, de l’illustration, sans oublier couvertures de revues, menus, diplômes, annonces de spectacles, ex-libris etc. En 1908-09, il réalisa même des portraits-charges pour la revue Le Cri de Nancy. Reconnaissable entre tous, le graphisme sinueux de ses dessins allie puissance et élégance. Il pratiquait aussi le pastel, technique de la douceur presque exclusivement réservée aux portraits de ses proches.

Le Musée de l’Ecole de Nancy possède plus de 950 dessins réalisés par l’artiste lors de ses séjours tunisiens.

A partir de 1883, il se consacra parallèlement à la gravure qu’il pratiqua jusqu’à l’âge de 80 ans. Sa production gravée approche les 450 pièces, toutes techniques confondues : eau-forte, pointe sèche, aquatinte, manière noire, lithographie, exceptionnellement burin, zincographie, monotype et même bois pour l’illustration des Centaures (1924). Il était membre de la Société des peintres-graveurs depuis 1891 et membre fondateur de la Société internationale de la gravure originale en noir en 1908. Il collabora aux albums de L’Estampe originale en 1893 et 1894 et participa en 1904 à lapremière exposition de la Société de la gravure originale en couleur. En 1922, 76 de ses estampes figuraient à l’« Exposition des graveurs lorrains anciens et modernes » présentée par le Cercle artistique de l’Est, galeries Poirel à Nancy.

Il publia un recueil de huit lithographies en noir et sanguine à partir de croquis réalisés sur le terrain fin août 1914 ou d’après des clichés de Léopold POIRÉ*

Convaincu de l’unité de l’art et refusant toute hiérarchie, V. PROUVÉ possédait une grande curiosité et une authentique habileté manuelle qui l’incitèrent à s’intéresser aux multiples activités des arts décoratifs et à collaborer avec de nombreux artisans d’art. Dès 1871, il dessina pour Charles GallÉ le décor d’un service d’assiettes. Il fournit ensuite des modèles de vases à Emile GallÉ et de verrerie de table à la fabrique de Vallerysthal. Il confia aussi aux céramistes MOUGIN l’édition de vases en grès et de statuettes en grès ou en biscuit. Dans le domaine de la marqueterie, on lui doit des maquettes pour gallÉ et pour Louis MAJORELLE. Autour de1900, il s’intéressa également au textile, collaborant à Nancy avec Charles FRIDRICH* et, pour ce qui est de la broderie, avec Albert HEYMANN à Nancy et avec Fernand COURTEIX dans la capitale. Il dessina aussi des motifs de nappes et de serviettes pour les tissages COLSON de Julienrupt (Vosges).

En 1892, il aborda le travail du cuir et, en collaboration avec Camille MARTIN, réalisa des reliures exécutées dans l’atelier de René WIENER. Ce fut une révolution de cet art par l’emploi de la pyrogravure – expérimentée précédemment avec des bois brûlés – associée à la mosaïque de cuir dans des « reliures-tableaux » où plats et dos développent le même décor. Réalisant la conception et la réalisation partielle de ces reliures, il se brouilla en 1897 avec R. WIENER qui s’en attribuait la paternité ; aussi confia-t-il ses productions ultérieures au relieur parisien Emile CARAYON, occasion pour lui d’aborder de nouvelles techniques comme le martelage, le repoussage ou la ciselure du cuir. Il réalisa aussi des panneaux de cuir destinés au décor mural dont l’exemple le plus abouti, exécuté en 1905-06, ornait la salle à manger de Charles MASSON conservée au Musée de l’Ecole de Nancy.

En 1893, il fournit au peintre verrier parisien Henri CAROT des cartons de vitraux dans le cadre d’un concours destiné à fournir des verrières johanniques à la cathédrale d’Orléans.

Egalement attiré par les métaux précieux, il réalisa à partir de 1897 des bijoux en or ou en argent dont il confia la mise en œuvre et l’édition à l’orfèvre parisien Charles RIVAUD.  Deux ans plus tard, ses bijoux furent exposés à Londres, aux Grafton Galleries. On lui doit aussi des médailles en bronze (effigie d’E. FRIANT, Chambre de Commerce de Nancy).

Il s’intéressa occasionnellement à la ferronnerie : en 1903, il conçut une grille en fer forgé exécutée dans la capitale par Emile ROBERT et dessina probablement celle qui orne la porte de la crypte du Monument de la Victoire inauguré à Verdun en 1929.

PROUVÉ aborda la sculpture en autodidacte et réalisa en trois dimensions des œuvres très diverses, de la statuaire pour des monuments publics aux statuettes consacrées à ses enfants, en passant par les objets utilitaires et les bas-reliefs destinés aux productions de ses amis céramistes ou ébénistes. Sans oublier les exceptionnelles compositions symbolistes influencées par Auguste RODIN avec qui il entretint une correspondance. Comme l’écrivent Valérie THOMAS et Jérôme PERRIN, « vases, soliflores, porte-bouquet, coupes, lutrin, coffret, boîte aux lettres et entrée de serrure sont autant de prétextes pour l’artiste à dépasser les clivages traditionnels entre arts décoratifs et beaux-arts » (2008)

En 1893, il présenta avec C. MARTIN au concours organisé pour célébrer la victoire en 1477 de René II sur Charles le Téméraire un projet de monument qui fut primé mais non réalisé car jugé choquant. Le monument définitif fut finalement conçu par PROUVÉ, édifié par l’architecte Georges BIET et inauguré place de la Croix de Bourgogne en 1928.

Il se passionna également pour la photographie qu’il pratiqua en amateur éclairé, l’utilisant pour la préparation de certaines de ses œuvres. Il était l’ami des photographes Henri BELLIENI et Léopold POIRÉ*.  Le Musée de l’Ecole de Nancy possède un fonds important de tirages et de plaques de lui ou lui ayant appartenu.

Il est le père de l’architecte et ingénieur Jean PROUVÉ (Paris 1901-Nancy 1984) et de l’architecte Henri PROUVÉ (1915 – 2012). Le fils du premier, Claude (1929-2012), choisit lui aussi la voie de l’architecture et épousa en 1963 la petite-fille de l’architecte Emile ANDRÉ*, elle-même fille d’architecte.

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Je vous propose aussi deux autres toiles de peintres lorrains , que j’aime beaucoup sur ce thème.

« Paysage à l’étang » de H. Gide

« Les vendanges à Bar le Duc » C.L. Malapeau

Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo.

Fardoise nous propose de célébrer l’automne, ses belles couleurs , les feuilles qui tombent et les premiers frimas .

J’ai choisi ce paysage automnal d‘Edward Cucuel

J’aime beaucoup ce tableau qui laisse toute sa place à cette nature flamboyante . La jeune femme, contrairement aux autres tableaux de cet article, ne monopolise pas le regard . Un banc semble nous inviter à prendre place pour profiter tout à loisir de ce magnifique été indien au bord de l’eau. Une partie du feuillage jonche déjà le sol, mais l’arbre joue encore son va – tout avec ses ors magnifiques.

Wikioo.org – L'Encyclopédie des Beaux Arts - Peinture, Oeuvre de Edward Cucuel - Automne Sun
Soleil d’automne

L’automne peut se révéler radieux ( comme cette année ) et autoriser des pauses bien agréables comme nous pouvons le remarquer sur ces deux autres tableaux . Le contraste est saisissant entre les tenues claires , vaporeuses, des jeunes femmes et les habits flamboyants de l’automne .

Wikioo.org – L'Encyclopédie des Beaux Arts - Peinture, Oeuvre de Edward Cucuel - Thé dans le parc
Thé dans le parc

Edward Cucuel , né à San Francisco  le 6 aout 1875 et mort à Pasadena le18 avril 1954, est un peintre et illustrateur américain. Pour en savoir plus sur lui un clic ici

Clic – clac

Le Clic Clac  chez Tortue ( clic)  , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.

Je vous propose une affiche tres intéressante que j’ai photographiée lors de ma visite du lycée lors des journées du patrimoine.

Et pour mettre un peu de couleur sur cette page, les premières marques automnales sur le feuillage.