Le mot mystère

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Le mot à trouver psittacisme .

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

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Cassie pestait contre Matti qui prenait ses aises avec la sobriété, il ne cessait  en effet d’enchainer les  pastis  au bar le Matisse tout en continuant à parler. Par amitié pour Maisie, elle était venue à cette réunion sur la planète en danger  mais elle estimait que Matti ne maitrisait absolument pas son sujet, c’était toujours  les mêmes antiennes presque du psittacisme. A la moindre question sur les actes à mettre en œuvre pour sortir de cette impasse, il  se réfugiait dans le passé. Impossible pour lui de proposer des pistes pour lutter contre l’impact du réchauffement climatique, comme si on avait le temps d’attendre , les tests étaient plus que probants ! Il misait même sur un pacte de tous les états pour que la casse cesse, mais comment y arriver,  là il restait curieusement dans le flou intégral.  Irritée par l’attitude de Matti, elle se dirigea vers la sortie en contournant petit à petit cet essaim de sympathisants  et jura qu’on ne l’y reprendrait plus .

Le mot mystère

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Lilou nous dit : Pour ce mot, vous allez chercher dans le dictionnaire de la musique. Ce mot masculin qui désigne un appareil qui sert à transposer   une musique pour un instrument à cordes sans changer le doigté, sans toucher à l’accordage mais en limitant l’emploi des cordes à une portion du manche.

Capodastre le mot à trouver.

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

Petra la grenouille est en pétard . Elle n’arrive pas à convaincre Casper de l’accompagner à la guitare. Ce dernier préfère s’adonner à son sport favori le farniente plutôt que de consentir à ce projet de duo qui capote à peine évoqué .

_ Mais je ne comprends pas , c’est pourtant dans tes cordes, tu adaptes avec le capodastre la partition à ton instrument . Il n’y a rien à coder . Je ne te demande quand même pas de jouer à l‘opéra .

_ Regarde toi, tu parades déjà , j’imagine les tracas si je n’arrive pas à te suivre ! Mouais, et je me méfie maintenant de tes tocades , la dernière fois j’ai failli me faire tailler un costar par un rapace que tu avais ramassé sur la rocade ! Madame se prenait pour un cadre de la LPO ! Je te rappelle qu’il me reste encore quelques traces au niveau de l’arcade sourcilière dues à ton protégé adoré .

_ Mais qu’est ce que tu radotes encore ! Ce n’était pourtant pas compliqué d’adopter la bonne attitude plutôt que de te poster directement devant son bec ! Allez, trêve de griefs , puisque tu n’es pas partant pour la musique, je te propose un petit jeu avant le repas.

Voilà un texte où se sont glissés en aparté plusieurs poissons, si tu les trouves tous c’est resto à midi ! Ne tiens pas compte de la graphie.

*****

 » Ta réactivité et ta vivacité d’esprit m’étonneront toujours, sans parler de la qualité de ton expression reflétant le souci de requinquer notre langue si souvent maltraitée, y compris par la culture bobo de notre génération.

Je t’en supplie, continue à la défendre en dépit de la complexité qui la rend si belle. Sans jouer les Cassandre, nous verrons, amers, l’anglais la grignoter, comme avec une gouge on ronge la matière.

Pour nourrir ton amour des mots, je te propose de découvrir les 12 noms de poissons pris dans ma filoche de pêcheur repenti.

S’il y a de la friture sur la ligne, sache que la 1ère a accroché 6 poissons, la 2e 5, la 3e 1, la dernière aucun. »

Aiderez vous Casper à remplir sa filoche ?

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Le mot mystère

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Badestamier : Bonnetier fabriquant des bas tricotés d’estame.

Les anagrammes sont soulignées dans le texte.

Mais quelle idée a eu Marita de s’arrêter chez ce badestamier. Tu parles d’une sacrée bêtise . D’abord il n’ arrête de débiter des sornettes comme quoi il nous faut des bas d’exception, tous les autres ne peuvent que provoquer des dermites. Amère la désillusion si nous persistons à ne pas les essayer .

Elle est là béate devant lui , alors que ce bâtard ne cherche qu’à l’embobiner. J’admets qu’il s’y prend en véritable maitre es baratin, flattant ma compagne pour son goût des belles choses. Il brade tout son stock aujourd’hui alors c’est le moment d’en profiter, il désire avant tout nous faire plaisir. Un coup d’oeil rapide lui suffit pour juger nos tenues. Il estime que nos vêtements commencent vraiment à dater . Il file de suite chercher une veste pour moi dans une matière soyeuse, plus qu’agréable , remplace mon béret par un chapeau haut de forme au diamètre adéquat. Son diastème inter incisif ne me dit rien qui vaille, la chance pour lui, (méfions nous ! ) comme pour ces soldats des armées napoléoniennes qui se voyaient exemptés systématiquement quand il présentait cette caractéristique.

Pour Marita il a prévu, à ce stade , un superbe chemisier blanc aux festons de dentelles et un chapeau de paille à la trame légère et aérée. Nous pénétrons dans une sorte d’arrière boutique où repose toute une série de tenues différentes . Dans la lumière ambrée de la boutique, j‘admire l’élégance de Marita.

Mais bientôt l’artisan s’absente et à sa place nous voyons débouler deux grands costauds . Changement de décor, nous voilà vite enchainés, les bras étirés et fixés à des attaches, condamnés à tourner indéfiniment sur un manège d’un autre temps.

Dieter n’en finit pas de méditer longuement sur l’insoutenable légèreté de l’être soumis à la tentation.

Le mot mystère

Pour le mot mystère chez Lilou un clic sur le logo . Elle nous dit :

Phénomène neurologique non pathologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. par exemple : on peut associer les sons avec des couleurs ( c’est le cas de la célèbre pianiste Hélène Grimaud) ou des lettres (graphèmes) et des couleurs etc. Compliqué ? Non vous avez un indice important !

Le mot à trouver est synesthésie .

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

Les premiers accords de la symphonie retentissent. Aussitôt, lui parviennent les images associées, kaléidoscope de couleurs chaudes . Une pseudo synesthésie lui a dit son médecin, lui répétant qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un trouble pathologique mais d’une esthésie particulièrement développée. Elle met quand même quelque temps avant de réaliser que c’est son portable qui sonne . Hissée sur la pointe des pieds, Tessie le récupère dans son sac sur l’étagère. Mais quelle idée de le poser si haut !

Sissy , son amie est au bout du fil et lui propose la visite d’un de ces sites particulièrement agréable en cette saison, un jardin au mille saveurs et couleurs. Elle hésite, car il faut partir juste après le déjeuner. Elle est sensée se reposer un peu, une sieste récupératrice après une nuit particulièrement agitée.

Elle lui explique que sur les sentes empruntées dans sa virée nocturne, les toiles tissées par de diaboliques arachnides l’ont prise au piège. Puis, des hyènes affamées se sont relayées pratiquement jusqu’à ce que les lueurs de l’aube apparaissent. Elle ne s’est jamais sentie aussi mal en se levant ce matin. Sissy la rassure, pas question de renoncer à cette visite, le créneau de la matinée du lendemain sera le bon .

Un jeudi pas comme les autres

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Le mot à trouver : bougranière . C’est le titre qu’on donne aux Lingères dans leurs Lettres de maîtrise. On les appelle Maîtresses Lingères.

Les anagrammes sont soulignées dans le texte.

*****

Jeudi dernier, après avoir mis une lessive en route, ( eh oui pas de bougranière à mon service), la bruine n’étant pas prévue, je me rends à vélo chez ma kiné. Sur le trottoir s’étire un ruban bigarré d’ enfants revenant de la cantine. Le soleil baigne la rue tout entière, incitant à prolonger la sortie. J’enrage à ce moment de devoir m’enfermer.

Bigre, mais que vois je, là sur l’asphalte à quelques mètres devant moi ? Un oiseau égaré que je prends tout d’abord, de loin, pour une perdrix. Que fait – elle dans cette zone urbaine ? En me rapprochant, je constate bien vite qu’il ne s’agit pas d’un amateur de graine, c’est un magnifique rapace visiblement blessé à l’aile gauche. D’instinct je m’arrête, pose mon vélo, pour essayer de l’attraper et le mettre à l’abri. Mais l’oiseau court dans une zone arborée bien dense qui obère mes chances de réussite. Je tourne autour de ces buissons pendant quelques minutes mais je dois reconnaitre que la mission de sauvetage ne s’avère guère possible. Je me rends donc à ma séance, déçue de ne pas avoir pu réagir suffisamment vite.

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, l’animal va peut être chercher à bouger . Sitôt sortie du cabinet de soins, je retourne à l’endroit où il m’a narguée . Là, je vois plusieurs personnes rassemblées devant une sortie de garage. Bingo, le rapace est là.

Aguerrie par plusieurs autres captures d’oiseaux ( dont une buse ) et pas tres convaincue de la nécessité d’une couverture pour le saisir, je me dirige vers l’épervier. En quelques secondes l’opération est menée à bien sans le moindre mal pour mes mains. Il ne cherche même pas à m’attaquer. Maintenant il va falloir l’emmener chez le vétérinaire, pour vérifier qu’aucun organe vital n’est atteint. Je mets l’oiseau dans un grand carton qu’une dame est allée chercher. D’une main je tiens le vélo, de l’autre le carton. Marcher ainsi n’est pas aussi aisé que je l’aurais cru, mais je ne brigue pas la première place au marathon.

Ouf, me voici enfin arrivée chez moi, je libère de suite l’épervier en le posant sur le fauteuil de Volga. Là j’ai tout le temps de remarquer que l’aile gauche pend, il doit y avoir fracture. La queue est toute rabougrie comme rognée, il a du certainement être percuté par une voiture et y laisser des plumes. Il ne semble pas trop stressé, mais mieux vaut abréger son séjour parmi nous, aussi c’est de suite qu’il va se rendre chez le vétérinaire en relation avec le centre de sauvegarde de la faune sauvage de Lorraine. ( clic)

Il ou plutôt elle ( épervier femelle compte tenu des plumes et du poids) est maintenant hébergée au centre de Valleroy , sa fracture de l’aile, n’étant pas complexe, ne nécessite pas de broche, elle effectuera donc sa convalescence dans cet espace protégé .

Le mot mystère

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Le mot à trouver : amoulangeur

Les anagrammes sont soulignées dans le texte.

Ce n’est pas d’un amoulangeur dont j’ai besoin, mais d’un manager frais émoulu de la gestion des défis, car là je viens d’en oublier un, celui du mot mystère de Lilou. Me voilà donc un tantinet en retard ce lundi . Il serait de bonne augure qu’une alarme retentisse sur l’ordinateur pour m’avertir qu’il me reste un texte à écrire.

Ceci étant dit, je vais vous parler d’une visite tres intéressante que j’ai faite ce dimanche des journées du patrimoine. Cette fois – ci, il ne s’agit pas d’une gare ( visite du samedi ici ) mais du lycée Georges de La Tour que j’ai quitté en 1969. Je vous laisse me chercher sur la photo de la classe de première.

Ayant pris soin de manger tôt pour ne pas avoir à affronter un numéro trop éloigné dans la file d’attente , je me replonge dans mes souvenirs. Je ne suis d’ailleurs pas la seule car d’autres anciennes élèves, et même d’anciens professeurs, sont là aussi .

Situé dans le quartier impérial ce lycée présente un aspect analogue à beaucoup d’édifices construits pendant l’annexion par les Allemands à Metz.

La décision de doter la ville de Metz d’une Höhere Mädchenschule, une école supérieure de jeunes filles, est prise en janvier 1906. Les travaux sont dirigés par les architectes de la ville de Metz, Hermann Demet et Conrad Wahn . Ils font le choix du style néobaroque . Répondant aux critères de l’architecture de l’époque, « Wahrheit, Klarheit, Licht und Luft » (vérité, clarté, lumière et air), l’édifice est doté des aménagements les plus modernes pour l’époque. Un gymnase équipé d’appareils de gymnastique, est ainsi prévu pour permettre aux jeunes filles de pratiquer une activité sportive au sein de l’établissement.

En 1914, il servira d’hôpital militaire de place forte , il retrouvera sa vocation première en 1919, puis sera de nouveau utilisé par les Allemands pendant la seconde annexion comme hôpital ,abritant aussi des bureaux de la gestapo. Le 21 novembre 1944, l’armée américaine s’y installe aussi . En janvier 1945 le lycée retrouve sa destination première.

Des l’entrée au dessus de la porte , louange est faite à deux activités jugées essentielles pour la femme à cette époque, la couture et la lecture .

La visite est tres bien organisée, prises en charge par des élèves en classe préparatoires, nous retrouvons nos marques à l’intérieur du bâtiment. J ‘avoue malgré tout que cette « ronde des enfants » d’Hélène Delaroche, épouse de Nicolas Untersteller, ne m’a pas marquée à l’époque où je fréquentais le lycée .

Par contre je reconnais de suite le gymnase , il ne manque que les fameuses cordes pendues au plafond. Sur des panneaux nous pouvons voir différents aspects du lycée et des aménagements du quartier impérial qui nous sont aussi commentés lors d’un exposé diaporama d’un professeur . Des évènements marquants comme la visite du Kaiser le 10 avril 1910 au lycée.

Puis nous sortons du bâtiment pour traverser la cour, une surprise nous attend en effet avec ce nouvel agencement des locaux scientifiques . Le moderne s’intègre parfaitement à l’ancien et l’aspect fonctionnel et pratique bien pensé .

La visite ne s’arrête pas là mais j’aborderai la suite dans un autre article .

Le mot mystère

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Lilou nous dit : Vous avez des mains fines et agiles ? vous allez pouvoir postuler pour cet emploi qui consiste à coudre des éléments de passementerie.

E E E I U S S N C H L L

Le mot à trouver est chenilleuses .

Les anagrammes sont soulignées dans le texte .

Sensuelle, elle avance en démarche chaloupée . Chineuse de quelques pauses ensoleillées grapillées sur un lichen accueillant , elle cueille ces derniers instants de chenille . Son sort est scellé depuis des siècles , sur le tilleul celle ci va en silence se métamorphoser.

Point de chenilleuse pour coudre les éléments de passementerie de son drôle de linceul , non la larve par essence n’ a besoin de personne pour se muer en chrysalide. Elle ne lésine pas sur les réserves avant d’entamer cette transformation. Pas question de chercher de la nourriture en période de nymphose, elle semble se figer comme en hibernation. La tenue camouflage est d’ailleurs de rigueur, censée éviter tout écueil de prédation.

Mais la scène qui se passe à l’intérieur de la nymphe est phénoménale. Le clap de fin verra l’émergence d’un superbe papillon, à l’échelle humaine une performance de la nature qu’il n’a pas encore égalé.

Ici la chenille de la noctuelle de la patience

Là, bien sur les chenilles processionnaires du chêne , nettement plus redoutables