Le tableau du samedi

Pour le  tableau du samedi, initié par Lady Marianne et poursuivi par Lilou et Fardoise, un clic sur le logo.

Pour ce thème du temps qui passe je vous propose :

La gardienne du temps de Jacek Yerka

Une gardienne veillant avec vigilance sur tous ces réveils comme une mère sur ses petits . On la sent prête à bondir sur celui qui voudrait s’emparer d’un marqueur du temps . J’aime ce surréalisme qui nous entraine dans un univers relevant de la magie .

Si vous voulez en savoir plus sur cet artiste polonais un clic ici . Je vous conseille vivement de voir ses autres œuvres (clic) , c’est une véritable plongée qui vous attend dans un monde d’un réalisme magique époustouflant .

Comme il s’est penché sur l’œuvre de René Magritte je ne pouvais pas passer à côté de cet artiste.

« la durée poignardée » de René Magritte (1938)

Peint dans un style hyperréaliste avec des contrastes forts et très définis, la peinture représente une cheminée de marbre blanc du foyer de laquelle s’échappe une locomotive dont la vapeur remonte dans la cheminée. Sur sa console sont posés deux chandeliers et une horloge se reflétant dans un large miroir. La palette de couleurs est réduite : blancs et gris de l’horloge, de la cheminée, de la locomotive et du miroir, bruns du plancher et des murs, jaune/doré du bord du miroir et des chandeliers.

La vue n’est pas frontale mais latérale pour ce tableau . Nous voyons surgir la locomotive comme sortie d’un tunnel , le panache de fumée s’aplatissant sous l’effet de la vitesse . Cette vision nous conforte bien dans la représentation du temps. Elle contraste cependant avec la parfaite immobilité apparente du décor.

Si dans la cheminée se trouvait un vrai poêle nous pourrions observer la combustion du charbon comme un espace de temps qui s’écoule, un début et une fin , d’abord le charbon puis ses cendres . L’ordre naturel que peut rythmer l’horloge s’écroule car c’est la locomotive qui va traverser l’espace.

L’œuvre est une commande d’Edward James, mécène du surréalisme. René Magritte destinait la peinture à l’escalier de la maison de James, afin de donner l’impression que le train poignarde chaque personne passant devant, mais elle n’y sera jamais accrochée.

Publié par

giselefayet

Mots , images , mouvements, impressionnent ma plaque sensible et la communication en est le révélateur le plus puissant . Citation favorite : " Être libre ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaines , c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres." Nelson Mandela

19 réflexions au sujet de “Le tableau du samedi”

  1. Deux très beaux tableaux de style très différent pour répondre au thème de Fardoise. Un plus tout de même pour le côté maternel de cette mère réveil, Jazzy.
    Bises et bon samedi – Zaza

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  2. Au moment où nous allons encore changer d’heure, ces 2 tableaux sont bien symboliques….avancer, retarder le temps, le pouvons-nous vraiment?
    Bises du jour
    Mireille du Sablon

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  3. Une belle découverte que ce peintre polonais…..et des explications fort intéressantes !Merci pour les liens.
    Bon W.E., Jazzy, …..malgré la pluie .
    Bises.

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